miaou, le 20/05/2009 - 21:44, dit :
Bonjour,
Je trouve ça totalement ridicule d'interdire un anim de donner des surnoms. C'est sur qu'il ya des limites comme "mon gros" ou encore "le ptit julien" qui peuvent complexer des enfants mais pour autre chose je pense pas que ça soit un probleme au contraire je trouve que ça renforce l'identité et l'unicité du groupe.
J'ai travaillé dans un centre mater qui interdisait completement les surnoms, moi evidemment j'ai rien respecté, avec un groupe avec qui je mangeais à la cantine un jour on s'est appellé par les prénoms des personnages de Bob l'éponge, chacun à la table avait un surnom, et jour après jour on s'appellait que par ce prénom ce qui fesait bien rire les petits. Parcontre leur anim a moins aprécié et un soir elle leur a hurlé dessus en explicant qu'il fallait s'appeller par son prénom. Les enfants n'ont plus jamais osé continuer notre "délir' et franchement ça a cassé l'ambiance... Le centre les gosses y sont pour s'y amuser, et si en + l'anim s'amuse c'est tout bénéf ! enfin voilà, c'est cette experience qui explique pourquoi jsuis pour les surnoms du moment que c'est pas péjoratif !
Je trouve ça totalement ridicule d'interdire un anim de donner des surnoms. C'est sur qu'il ya des limites comme "mon gros" ou encore "le ptit julien" qui peuvent complexer des enfants mais pour autre chose je pense pas que ça soit un probleme au contraire je trouve que ça renforce l'identité et l'unicité du groupe.
J'ai travaillé dans un centre mater qui interdisait completement les surnoms, moi evidemment j'ai rien respecté, avec un groupe avec qui je mangeais à la cantine un jour on s'est appellé par les prénoms des personnages de Bob l'éponge, chacun à la table avait un surnom, et jour après jour on s'appellait que par ce prénom ce qui fesait bien rire les petits. Parcontre leur anim a moins aprécié et un soir elle leur a hurlé dessus en explicant qu'il fallait s'appeller par son prénom. Les enfants n'ont plus jamais osé continuer notre "délir' et franchement ça a cassé l'ambiance... Le centre les gosses y sont pour s'y amuser, et si en + l'anim s'amuse c'est tout bénéf ! enfin voilà, c'est cette experience qui explique pourquoi jsuis pour les surnoms du moment que c'est pas péjoratif !
Où mettez-vous les pieds ???
Le nom des enfants se compose de 2 parties:
1) le nom de famille
2) le prénom.
Le nom de famille se transmet. Il signe la lignée. Suivant les époques et les cultures il est celui de la mère, du père, voire des 2. Ceci peut changer en fonction de l'évolution des moeurs. Ca s'est produit récemment en France où il vient d'être autorisé de prendre le nom de la mère comme du père. Autre lieux, autre temps, autre moeurs.
Le nom de famille est immuable. Pour le changer il faut des raisons très sérieuses que l'Etat appréciera. C'est un marqueur, un repère quasi indélébile.
Dans cette appartenance à une lignée, il faut permettre à chacun de se retrouver: c'est le prénom. Avec la combinaison des 2, chaque enfant est lui, dans telle famille.
Pour chacun, le nom c'est le signe de son identité.
A quoi touche-t-on quand on touche au nom ???
C'est d'abord par le nom que l'on se reconnait. D'ailleurs, quand on rencontre quelqu'un, avant même de le connaitre, on lui demande "comment tu t'appelle? Moi c'est untel". Puis, quand on rencontre quelqu'un: "bonjour, truc".
La première chose que nous ayons à faire quand on s'occupe d'enfants c'est de les respecter... donc de respecter leur nom. Et si les enfants ont un souci avec leur nom, il nous appartient de les aider à vivre avec cette identification... voire à se supporter (problème du prénom) ou à supporter leur famille (problème du nom).
Quelquefois, on peut jouer à être un autre... pour voir, "pour de rire". Cette fonction absolument nécessaire, cet exutoire, a été partout intégrée, de tous temps et dans toutes les cultures sous forme de carnaval. Là, pendant un temps et un lieu limité, on joue à être un autre... plus ou moins grossièrement. Et c'est la transgression provisoire qui rend la chose amusante et même hilarante dans certains déguisements.
Cependant, le côté formel du nom peut être adouci par des diminutifs. Mais ils ne sont pas n'importe quoi et il n'y a pas à les inventer: ceux-ci répondent à des usages et des cultures. Par exemple, le diminutif de William en Angleterrre est Willy alors qu'aux USA il est Bill; le diminutif de Stéphane en France est Steph; aux USA c'est Steve. etc. IL y a des codes. Si nous voulons aider les enfants à construire leur identité, il faut les aider à se trouver dans ces codes. Mais retenez bien que le diminutif est un choix familial et dépend de la culture de cette famille... ou de la culture dans laquelle vous voulez l'inscrire!
S'il s'agit donc de jouer à être un autre le temps d'une journée ou d'un jeu, c'est possible. Mais faites bien attention. J'en ai vu des petits de 4 ou 5 ans qui, à un moment inattendu se mettaient à pleurer dans un coin en rappelant que "moi, c'est untel". Quand on a bien du mal à construire son identité, il y a des choses avec lesquelles il vaut mieux ne pas jouer.
Les noms donnés à es groupes n'ont rien à voir. Ces surnoms seraient plutôt à rapprocher de la problématique du nom de famille: l'appartenance à un groupe. Ceci n'a rien à voir avec l'identification individuelle. Et comme chacun sait bien que sa vraie famille n'est pas concernée, il n'y a pas d'atteinte à la personne.
Enfin, je voudrais faire 2 remarques:
la première concerne les petits noms souvent donnés à des enfants. Quand ils marquent un problème (le gros, le tordu, le beau, etc.) ils sont scandaleux et inadmissibles car nous ne devons prendre les enfants que pour ce qu'ils font et jamais pour ce qu'ils sont. Reconnaître la personne et ses efforts. Jamais ce qui lui est tombé dessus et contre quoi il ne peut rien.
Ensuite, fuyez absolument tous ces diminutifs ridicules et ridiculisants: Riri, Toto, Nanar, etc... S'ils sont parfaitement tolérables entre amis parcequ'ils signent une intimité, il sont réservés aux intimes. Et là, attention à ce que leur usage laisse croire: "viens, mon Mimi..." peut laisser croire des choses...
Enfin, je trouve inquiétant des surnoms qui font appel non à celui qui le porte mais à celui qui les donne: "ma grande" , c'est en fait le sentiment de celui qui le donne. Or les animateurs sont là pour soutenir, guider, aider les enfants. Jamais pour se mettre en avant ou en valeur.
Le sujet est vaste.
Il existe de nombreux bouquins.
Il est très sensible.
Je suis à disposition pour continuer plus avant.
Noël KOLM

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