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Connaissance De L'Enfant Et De L'Adolescent
#1
Posté 17 janvier 2010 - 21:30
En début de session BAFA FG, j'ai l'habitude de mettre en place deux temps de formation autour de la connaissance de l'enfant, puis de l'ado. On y aborde les besoins, les caractéristiques physiques, intellectuelles, affectives & sociales, ainsi que leurs centres d'intérêt. Et ceci, de la façon suivante : un tableau à double entrée est affiché (tranches d'âge / caractéristiques...). Chaque stagiaire tire au sort un "bloc" de caractéristiques qu'il doit replacer dans la bonne case, en argumentant. On échange autour de cela et on passe au suivant.
Mon problème : j'aimerais trouver une méthode plus dynamique. Car j'ai l'impression de "perdre" certains stagiaires en cours de route avec cette méthode-là. Précision : on fait de petits groupes.
> Avez-vous d'autres idées, d'autres méthodes ?
Merci d'avance.
#2
Posté 18 janvier 2010 - 09:14
Tu leur expliques tout avec des supports pratiques (diaporama, tableau, forme synthétique) et tu leurs laisses ensuite un résumé sur un document qu'ils conserveront après la formation.
Ils sont adultes ils sont en âge de suivre un cours magistral.
Biensûr c'est un peu une provocation : je pense que peu de gens oseraient dire qu'ils fonctionnent comme ça dans le domaine de l'éducation populaire... Il faut toujours des formes plus participatives, plus ludiques, plus inventives, etc.
La méthode frontale je trouve que ce n'est pas un drame, surtout lorsqu'on s'adresse à des adultes qui font appel à nous pour qu'on leur apprenne des choses.
#3 peter (Invité)
Posté 18 janvier 2010 - 11:23
jean, le 18 janvier 2010 - 09:14, dit :
Biensûr c'est un peu une provocation : je pense que peu de gens oseraient dire qu'ils fonctionnent comme ça dans le domaine de l'éducation populaire... Il faut toujours des formes plus participatives, plus ludiques, plus inventives, etc.
Du coup ta provocation tombe un peu à l'eau
Mais d'accord pour dire que des apports théoriques comme ceux ci peuvent très bien passer par une séance magistrale en formation BAFA
#4 alaure (Invité)
Posté 18 janvier 2010 - 19:34
bref. moi non plus je ne suis pas contre certains temps de formation plus magistraux que d'autres. c'est juste que j'ai l'impression qu'avec ce genre de méthode, il est plus difficile de capter l'attention de tout le monde ; or, c'est quand même un temps très important, dans lequel ceux qui "suivent" percutent plein de choses et échangent beaucoup sur leur approche.
#5
Posté 18 janvier 2010 - 22:26
On n'a peut-être pas la même appréciation du milieu en fonction de notre expérience, mais je parlais bien de l'éducation populaire en général et pas uniquement des CEMEA ni même de jeunesse et sports.
Et pour alaure, non ce n'était pas une pique d'humour mais une réflexion qui m'est propre et que je défends depuis plusieurs années. Pardonne moi d'avoir un peu déconné en même temps, la prochaine fois je gueulerai sur un ton autoritaire!
Sur une méthode participative, on pourrait déjà en discuter. Les méthodes semblent capter plus d'attention, parce qu'on a plus de questions qui surgissent, ou alors on voit moins de baillements, on voit des attitudes plus concentrées, des nombreux yeux tournés vers le centre d'intérêt.
Est-ce que le rendement temps/apprentissages est forcément meilleur, je n'en suis pas convaincu.
Nombreux sont mes formateurs qui m'ont dit "il faut évaluer" mais qui ne m'ont jamais appris comment faire, force est de constater qu'ils ne savaient pas le faire eux-mêmes.
Si on évalue l'adhésion des stagiaires en temps réel (par les signes que j'indiquais plus haut) et à postériori (en faisant un bilan avec eux) cela ne donne pas d'indication sur la réussite de la formation, c'est à dire le nombre de notions que les stagiaires auront retenu disons... trois semaines après formation "théorique" (qui s'applique souvent à mon goût à être pratique malgré son nom).
En faisant du participatif, on remplit plus facilement un temps de formation aussi. Si ce n'est pas le cas pour toi, je l'ai subi plus d'une fois, le coup du formateur qui ne se foule pas, qui demande du participatif à ses stagiaires, et qui n'est pas capable d'en rajouter ou d'analyser après...
Lorsque j'ai passé mon BAFA nos formateurs nous faisaient faire des séances en groupe, en gros on faisait un brainstorming sur un thème comme "les 7-12 ans", on synthétisait (à moitié) sur une grande feuille de paper-board, et un rapporteur présentait ça aux autres groupes.
Résultat : une belle perte de temps dans les deux heures de brain storming en groupe. Et un jugement hâtif de mes formateurs qui m'ont jugé trop peu impliqué, qui m'ont menacé de ne pas me donner mon stage etc. "travaille au lieu de glander" m'ont-ils dit.
Alors que moi je ne voyais pas quoi faire ni raconter face à des formateurs qui savaient tout et qui refusaient bizarrement de nous le dire, face à d'autres stagiaires bien plus savants que moi, je ne voulais pas causer pour raconter des inventions et me faire mousser. J'écoutais tout attentivement, et il m'arrive de regarder le plafond quand j'écoute quelqu'un. Le formateur, ce pauvre type qui m'a jugé idiot et qui m'a parlé comme à un crétin de 15 ans n'avait pas imaginé ça! Ses critères d'évalutation étaient erronés, tout simplement.
En ce qui concerne le décrochage des stagiaires... Ben il va bien falloir qu'ils se mettent au travail à un moment où l'autre. S'ils savent pourquoi ils sont venus en formation, alors ils font l'effort de suivre. Peut-être faut-il discuter avec eux du contenu plus que de la forme.
Alors bon je ne sais pas comment ça se passe entre formateurs. C'est sûr qu'être le seul à vouloir faire du frontal quand tous les autres sont persuadés que ce n'est pas bien, ce n'est pas évident. On doit penser qu'on est dans la mauvaise direction, et les stagiaires aussi. Et puis ce n'est pas évident de tout organiser, du coup.
Toujours est-il qu'au boulot il faut des gens capables de faire des efforts. Je ne sais pas comment c'est en BAFD mais en BAFA mon opinion est faite depuis longtemps : le marché du travail est saturé d'anims qui ne sont pas sérieux. On pourrait faire des formations qui les filtreraient dix fois plus, ça ferait du bien à la profession.
#6
Posté 18 janvier 2010 - 22:43
Et pour ce qui est de ta 1ère intervention, je l'ai pris un peu de travers parce qu'en parcourant le forum, je trouve qu'il y a très souvent des réponses agressives ou déplacées, ironiques, ce qui n'encourage pas à poster, mais qui n'est pas de ton fait, Jean, évidemment !
Merci pour les, réponses.
#8
Posté 26 janvier 2010 - 07:46
Ils nous ont séparé en petits groupes dans un premier temps en confiant à chaque groupe le soin de s'occuper d'une tranche d'âge...
Le but de l'exercice était de découper dans du carton une silhouette grandeur nature de l'enfant de la tranche d'âge traité...
Ensuite, on devait trouver des illustrations dans des magazines et coller au niveau de la tête ce qui concerne leur développement intellectuel et morale. Dans leur bras, leur développement physique, dans leurs jambes leurs développement physiologique, dans leur coeur, le développement social et affectif et an niveau du sexe, le développement sexuel.
Ensuite, chaque groupe passer devant stagiaires et formateurs et présentait leur oeuvre... ^^
#10 Invité (Invité)
Posté 25 mars 2010 - 23:33
La méthode présentée se fait souvent avec des magasines correspondant a différentes tranches d'ages. or ces magazines sont fabriqués pour etre vendus... donc correspondent au centres d'intéret des enfants et ados concernés... Bien plus concret et réalistes que des tableaux parfois issus des pédagogues des années 60... dans ce cas on est sur la réalité d'aujourd'hui... maintenant c'est avec plaisir que je lirai ton argumentation quant au terme que tu as utilisé...
#11
Posté 21 février 2011 - 12:43
Bref.
Et quelqu'un s'est déjà demandé ce que ce sacro-saint temps de "connaissance de l'enfant" apportait au stagiaire et ce qu'il pouvait en faire sur le terrain ?
car un cours magistral, ok, mais qu'est-ce qu'on en fait.
La question de l'évaluation est également importante, en effet !
edit : mince, j'avais pas vu que j'avais un an de retard!
Modifié par Ludow, 21 février 2011 - 12:44.
#12 Noël (Invité)
Posté 06 mars 2011 - 10:59
Je ferai volontiers quelques réflexions sur les réflexions :
Préambule : le but d’un stage est bien que des notions nouvelles viennent enrichir les têtes des participants. Que ces notions soient des connaissances, des méthodes, des outils ou autres, et quelles qu’en soient les origines.
A partir de là, toutes démarches qui ne mènent pas à cet objectif sont inadéquates et doivent être écartées. A défaut, on perdrait son temps en discutailleries inutiles… Or les stages sont à la fois courts et nécessaires.
1) La question de savoir s’il vaut mieux mettre en place telle ou telle autre pédagogie me parait ne devoir résulter que d’un choix d’efficacité et non de doctrine…Sauf si l’on se trouve dans une organisation qui prône telle ou telle autre pédagogie, car alors c’est celle-là qui s’impose. Sinon, une réflexion préalable doit permettre de concevoir le projet pédagogique puis le programme qui va structurer sa mise en œuvre.
Mais il est clair que projet et programme doivent être ainsi faits qu’ils répondent à l’objectif et vont jusqu’au bout. C’est-à-dire qu’ils ont bien fait en sorte que des connaissances soient introduites dans la tête des stagiaires et qu’on s’en est assuré.
A défaut, il ne s’agirait que de mise en œuvre en fonction d’idées que chacun peut avoir sur la chose, avec le risque de constater leur inefficacité. Inévitable et logique puisqu’alors l’objectif devient la mise en œuvre de ce l’un ou l’autre croit plus que de s’assurer de l’émergence de nouvelles connaissances dans les têtes des stagiaires. D’où toutes les discussions : j’ai tenté de… j’ai constaté que … moi, perso, je…etc. (là, il ne s’agit pas de piques, mais de réflexions)
2) Les différentes démarches mentionnées relèvent toutes de l’un ou l’autre des 2 grandes familles de pédagogie en matière d’enseignement : enseignement classique ou éducation active. En n’oubliant pas que nombre de variantes existent dans chacune de ces 2 voies.
Ces 2 voies pourraient se simplifier pour plus de compréhension en celle des savoir acquis et celle des savoirs construits.
Certes il y a des modes, et depuis maintenant un peu plus d’un siècle, on admet la prédominance des savoirs construits sur les savoirs acquis, tout en reconnaissant l’efficacité redoutable des savoirs acquis pour ceux à qui ces méthodes conviennent. C’est pour cela que l’on rêve des savoirs construits mais qu’on met en œuvre des procédures de savoirs acquis.
Pour ce qui concerne les savoirs acquis, on comprend facilement qu’il s’agit, grosso-modo, qu’un maître transmette directement ses savoirs à un élève qui les reçoit. L’un parle, l’autre écoute ( ?), entend (peut-être), comprend et absorbe (à vérifier). Mes parenthèses soulèvent déjà la nécessité d’ un certain nombre des démarches d’accompagnement de la méthode. C’est efficace pour ceux qui sont capables d‘écouter, d’entendre, de comprendre et d’absorber. C’est notre enseignement traditionnel qui forme plus qu’il n’éveille et qui n’est profitable qu’à certains.
Les savoirs construits sont bien plus difficiles à faire. Depuis Dewey le théoricien (fin du 19ème aux USA) en passant par Freinet le praticien (années 20), ces méthodes sont (pour faire simple) celles de connaissances construites par l’apprenant lui-même. A partir de quoi et comment ? A partir d’expériences, souvent, ou d’enquètes, ou à partir de recherches personnelles. Voilà qui soulève 2 grandes lignes de problèmes :
- Comment avancer dans des expériences ou recherches quand on ne sait même pas ce que l’on cherche ?
- Comment transformer des expériences en Expérience puis en connaissance ?
Ces 2 problèmes soulèvent l’exigence de l’accompagnement et de la compétence de l’accompagnateur : le guide, l’élucidateur, l’éclaireur.
On comprend aisément que la 2ème méthode dite « active » est beaucoup plus profitable en ce sens que ce qui sera su le sera vraiment, contrairement à la folle déperdition de la première méthode dans laquelle tout s’oublie si vite.
Mais la méthode active est… longue : expériences, description, formation des concepts, établissement de connaissances et nécessite des pédagogues très avertis et compétents.
Voilà pourquoi les méthodes actives sont dans toutes les bouches parceque les meilleures, et de fait rarement vraiment mises en œuvres parceque trop difficiles. Voilà pourquoi on entend quelquefois dire qu’il vaut mieux un bon cours bien fait qu’une réflexion oiseuse.
Une amie qui vient de faire son stage de base BAFD avec les CEMEA a été étonnée que cet organisme, malgré son nom, ni n’a parlé ni n’a mis en œuvre dans ce stage les méthodes qui font pourtant les 3 dernières initiales de son nom (encore qu’ils sont devenus « céméa », acronyme vide de sens ou en tous cas de ce sens là).
Mais justement, nous, dans le temps libre, nous pouvons mettre en œuvre de telles méthodes actives car nous n’avons pas de programmes à respecter :
Dans la formation des personnes, par exemple, des enfants lorsque l’expérience tirée de la vie sociale, l’élucidation, la conceptualisation et l’intégration valent mieux que la morale ;
Dans la vie de tous les jours où, par exemple, mieux vaut faire en sorte qu’un enfant acquiert par l’expérience comment s’habiller en fonction de telle et telle circonstance (temps, lieux, etc.) plutôt que de rester dépendant d’un « mettez vos anoraks ! ».
Dans l’approche de la géométrie par le modelage quand on va découvrir les caractéristiques des triangles,
Dans l’incorporation des règles de grammaire et de vocabulaire dans la réalisation d’un blog (voir méthodes Freinet),
Etc.
Je suis profondément convaincu que la première des choses à enseigner dans les stages est… la pédagogie sur la base de la mise en œuvre parallèle, en alternance, des 2 grandes voies.
Car, oui, toutes ces réflexions correspondent à des réalités vraies, de terrain.
Noël
#13 mélo (Invité)
Posté 01 septembre 2011 - 11:34
Merci beaucoup pour votre aide il me reste très peu de temps !
#14 dudule (Invité)
Posté 01 septembre 2011 - 19:36
mélo, le 01 septembre 2011 - 11:34, dit :
Merci beaucoup pour votre aide il me reste très peu de temps !
Bonjour mélo; Tu as oublié le die et le 18.
#15 Noël KOLM (Invité)
Posté 04 septembre 2011 - 10:18
mélo, le 01 septembre 2011 - 11:34, dit :
Merci beaucoup pour votre aide il me reste très peu de temps !
La longue réponse qui figure sous mon nom juste au-dessus n'est-elle pas une bonne trame pour construire un projet de stage?
Si tu as besoin d'aide, c'est bien volontiers. Mais commence quand même par regarder ce qui est déjà écrit. On gagnera du temps.
Noël KOLM
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