Invité Kioui13

As Obligatoirement Féminin?

Recommended Posts

Invité Kioui13

Salut tout le monde!

C'est un sujet qui a déjà été évoqué il y a quelques années... depuis je vois qu'aucun progrès des mentalités n'a été fait...

J'ai été étonné d'apprendre qu'un certain organisme de CVL ( je préfère ne pas employé le nom étant donné que j'en fais partie et je sais pas si le site protège totalement de l'anonymat, je fais un peu parano je sais lol ) emploie "judicieusement" que des AS féminins. Encore pour de nombreux organismes, employer un homme comme AS est un choix abhérent et dangereux. Et pourtant je ne pense pas qu'il y ait vraiment des problèmes lors des séjours où l'AS est un homme...

Je trouve que ce genre de choix ne contribue pas à changer les préjugés qui font penser qu'un animateur masculin pourrait représenter un danger pervers ou une gêne. On s'enfonce toujours dans la psychose de la pédophilie!

D'ailleurs je pense qu'un AS masculin a lui aussi des qualités et des facilités qu'une AS n'a pas. Un ado confiera ses soucis plus facilement à un AS masculin, surtout lorsqu'ils sont en rapport avec la sexualité. Et parce que l'AS est une femme, tout le monde se sentirait naturellement en confiance?

Pensez-vous vraiment qu'il est nécessaire d'employer une AS féminin pour entretenir un climat de confiance avec les enfants? Un animateur n'a-t-il vraiment pas les qualités innés pour devenir AS?

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Salut Kioui13,

Et oui, les mentalités ne changent pas vite... Ou plutôt, elles ont changé très rapidement, et pas dans le bon sens. Depuis une dizaine d'années, c'est le blindage permanent contre les risques de pédophilie, qui se traduit par des chartes et des notes internes, émis par de gros organisateurs. Ca se veut rassurant, mais leur lecture attentive se révèle assez flippante...

Y'a d'autres préjugés que ceux que tu as cités qui ne changent pas. Comme celui de considérer que les soins ne peuvent être donnés que par une fille. Les hommes, c'est connu, sont des crétins notoires en la matière. Paraît qu'on ne sait pas faire de pansement ni déceler une bonne fièvre... Mais quelle image renvoie-t-on aux enfants si on leur montre que ce sont toujours les femmes qui s'occupent des soins ?

Le climat de confiance dont tu parles peut être instauré tant par une femme que par un homme. Ce n'est pas une question de sexe. Et encore moins de titre officiel. Sur les séjours que je dirige, je vois régulièrement des enfants qui vont se "confier" à un autre adulte que l'AS. Ce n'est pas que l'AS est mal identifié, mais que les enfants préfèrent naturellement se diriger vers la personne en qui ils ont le plus confiance. Et c'est tant mieux comme ça.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Ce genre de mentalité résistent et même grandissent hélas :(

Pourtant, il serait bon de rappelé que la plupart des cas de pédophilie sont au sein de la famille, faut-il interdire les familles ? :)

De même il y à autant de femme pédophile que d'homme, pourtant on en autant moins parlé.

Personnellement, je n'ai jamais était confronté à ce genre de mentalité, j'ai même déjà eu à m'occuper de groupes d'enfants composés uniquement de filles pour la vie quotidienne, et ca n'a pas posé le moindre problème. Et la, je vais bientôt être assistant sanitaire.

Si je tombe sur une autre d'emploi demandant UNE AS, je ne pense même pas à y postuler en tant qu'animateur, si un directeur/trice à ce genre de préjugé, comment peut-il faire confiance à son équipe ?

Concernant les petits bobos, de toute façon la plupart des adultes savent soigner une petite plaie et faire un pansement, et sur le reste on y est formé par le PSC1 (et encore, on apprend à réagir sur des cas qui heureusement sont rare)

Quand aux enfants qui se confient à une autre personne, il est normal que l'enfant se confient à la personne en qui ils ont une entière confiance, et qu'ils sentent capable de les aider, cela ne veut en rien dire que l'AS est nul :)

D'ailleurs dans mes précédentes colos, les enfants se confiaient beaucoup à moi (parfois pour des problème assez sérieux dans leur enfances), je m'en occupais, et en parlais quand même le soir à l'AS si nécessaire (mais parfois l'AS en à clairement RIEN A FAIRE, et la ca fait douter de son sérieux :P)

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Invité Kioui13

Et bien c'est rassurant de voir vos réponses! C'est quand même grave de voir que certains organismes adoptent ce système parce que: "les femmes sont plus rassurantes", "savent mettre plus en confiance", "ça rassure les parents", "elles ont l'instinct maternel donc elles sont plus attentives aux problèmes des enfants"...

C'est triste de voir que dans le domaine de l'animation (un domaine où l'ouverture d'esprit et la tolérance sont de rigueur) on peut encore penser ces choses-là; c'est limite discriminant!

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

C'est quand même grave de voir que certains organismes adoptent ce système parce que: "les femmes sont plus rassurantes", "savent mettre plus en confiance", "ça rassure les parents", "elles ont l'instinct maternel donc elles sont plus attentives aux problèmes des enfants"...

En fait, je ne pense pas que ces organismes soient convaincus des arguments qu'ils avancent. Il s'agit plutôt de prétextes pour tenter de se protéger et de clamer haut et fort, le jour où une affaire éclatera, qu'ils ont tout mis en oeuvre et qu'ils sont blancs comme neige. Bref, la survie économique de l'organisme vaut bien de s'asseoir sur certains de ses principes...

Qu'on veuille assurer la plus grande sécurité pour les enfants est une évidence partagée par tous. Mais qu'on explique que les enfants sont en sécurité dès lors que l'AS est une femme me semble extrêmement réducteur. Je n'y vois aucun lien, sauf celui d'insinuer le doute aux yeux des parents. Argument rhétorique habituel : on crée l'illusion d'un danger en expliquant les mesures de sécurité prises. Ces dernières sont censées rassurer les parents.

Sauf que ça ne marche pas. Evidemment, les parents recherchent un séjour où leur enfant sera en sécurité. Mais pour eux, cela s'entend en d'autres termes, avec l'acception la plus large possible du mot "sécurité". Ils attendent d'abord qu'on soit attentif à la santé de leur enfant, qu'il mange à sa faim, qu'il ne s'ennuie pas, qu'il puisse parler à un adulte si ça ne va pas, qu'il ait le droit de téléphoner à ses parents, etc. Il y a des organismes qui oublient complètement de communiquer sur ces points et qui, dans le même temps, balancent une surabondance de messages sécuritaires sur les enceintes fermées du centre, l'interdiction de se retrouver seul avec un enfant, la fonction d'AS réservée aux femmes, etc. Je reste convaincu qu'il y a une erreur de com' monumentale dans ce domaine.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Je suis d'accord avec toi Quentin.

Deux faits combinés, la jeunesse des candidats et leur très grand nombre, permettent aux recruteurs d'agir de façon totalement arbitraire. Ils ne seront pas gênés par la perte d'un bon candidat puisqu'il y en a dix autres qui se bousculent à la porte, ils ne seront pas gênés par un tribunal car les jeunes n'y connaissent rien et ne savent pas se défendre.

D'après moi les recruteurs peuvent même prendre goût à ce pouvoir. J'en connais une qui vient de prendre une décision arbitraire en oubliant toute logique. Une ancienne directrice avait écarté la candidature d'un jeune qui expliquait dans sa lettre de motivation qu'il "avait fait un TPE sur le thème du racisme durant la seconde guerre mondiale", une autre directrice m'expliquait qu'elle n'avait aucun scrupule à enfoncer les animateurs, en réunion, et les pousser à bout, car dès le lendemain elle pouvait les remplacer...

Et ce sont là des gens qui écrivent des projets pédagogiques, et qui prétendent œuvrer de façon humaniste, avec tout le blabla idéologique habituel.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Invité kristouffe

J'avoue ça craint et c'est de mon point de vue assez inquiétant. Je ne suis pas personnellement intéressé par le poste d'AS, mais je crois que je pesterais assez fort contre la hiérarchie si elle voulait m'interdire un poste mieux payé (7€/jour en plus) sous prétexte que je ne suis pas une femme. C'est tout simplement de la discrimination, et encore une fois je souhaite gueuler contre cette paranoïa qui grandit de plus en plus, année après année. Ce mois-ci notre directrice nous a interdit (à nous les animaTEURS) de pénétrer dans les toilettes (en maternel) pour "nous protéger contre de fausses accusations". Je suis en train de me dire que si on ne met le "ho-là" tout de suite en allant houspiller, on va tout droit à une interdiction pour les hommes à travailler avec des enfants.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Oh kristouffe! Ben tu sais peut-être que les anglais ont déjà pris des mesures bien plus extrêmes ; ceux qui veulent travailler avec des enfants en angleterre doivent subir une enquête administrative sur leur vie privée, grâce à laquelle ils obtiennent un nombre de points qui leur permet ou non de continuer.

Et en France, à qui doit-on une partie de cette paranoïa? C'est à cette chère Ségolène Royal :o qui a décrété à la fin des années 90 que les enfants n'inventaient jamais rien... Ainsi toute dénonciation se transforme rapidement en condamnation.

Bon, on a été très cons, on l'a écoutée, faut dire qu'en Belgique il y a eu des histoires vraiment glauques à cette époque. Ségolène, quant à elle, a eu "la chance" (électorale) d'avoir eu un cas dans sa circonscription ; l'homme n'a pas supporté la pression et s'est suicidé avant qu'on apprenne que l'accusation était mensongère.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Invité kristouffe

Et oui on me retrouve toujours en train de râler, râler, râler et encore râler. Je conçois tout à fait que mon comportement peut finir par agacer, mais c'est grâce aux gens qui gueulent que les choses finissent éventuellement par bouger ;) .

Plus sérieusement si tu fais allusion au fait qu'on peut sans trop de difficultés deviner mes orientations politiques (ceci est une précision au cas où, je suis peut-être aussi un peu parano et complètement à côté de la plaque), sache que je sais encore distinguer des propos dits avec raison, de ceux qui se laissent avoir par un excès de compassion à une présumée victime. Il est donc clair que là, Madame Royal a fait une bourde (on va la pardonner, c'est pas comme si ce n'était pas sa première, lol).

Sur ce, bonne soirée!

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Arf non, je disais "oh" parce que j'étais content de te recroiser par ici...

Mais de toute façon le problème... existe bel et bien. J'avais déjà raconté ça dans un autre sujet, une confusion existe à cause du mot "pédophile". En psy ça définit une attirance (donc quelque chose qui se passe dans la tête) et dans les médias ça définit essentiellement les violeurs de mineurs (donc des actions).

Alors voilà on mélange facilement.

Et puis personnellement, je pense qu'on n'argumente pas trop là-dessus en public, dans la vraie vie, parce que personne n'a envie d'avoir une étiquette de "avocat des pédophiles".

Je ne parlais pas de tes opinions politiques mais juste de Ségolène parce que bon ben moi aussi j'ai mes opinions.

Pour résumer un peu elle n'a pas fait une gaffe en 97, elle a utilisé un homme et une famille de manière abjecte, voilà ce que j'en pense.

Y'a eu un prof de sport accusé d'attouchements.

Le prof demande une confrontation avec les parents pour pouvoir s'expliquer.

Concours de circonstances : les parents absents et la nouvelle circulaire.

- Les parents n'ont pas pu venir, la confrontation n'a pas eu lieu.

- Ségo-la-parole-de-l'enfant-est-toujours-la-vérité vient de faire entrer en vigueur une nouvelle circulaire selon laquelle toute suspicion doit être signalée directement au procureur : c'est ainsi que toute suspicion se transforme en procédure, sans enquête, sans dialogue...

Pour le prof de sport dont je parle, il s'est passé quelques jours puis le principal a faxé la plainte au procureur. Le prof de sport n'a pas supporté et il s'est suicidé quelques heures plus tard.

Rapidement le juge a compris que le jeune accusateur a menti.

Mais Ségo ne s'est pas arrêtée là.

Par exemple on l'a entendue dire aux informations que l'enfant s'était peut-être rétracté sous la pression des adultes.

La famille du professeur mort pour rien a écrit à Ségo pour lui demander d'arrêter de prendre publiquement des positions sur une affaire à laquelle elle ne connaissait pas grand chose.

Mais Ségo ne s'est pas démontée : elle a envoyé une réponse incendiaire à la famille...

Et je m'arrête là, mais il y a encore des choses qui se sont passées après ça. Déclarations dans la presse, mensonge et racontards...

Et finalement le regard qu'elle porte sur cette affaire, c'est qu'elle a eu de la chance qu'il y ait eu un cas dans sa circonscription, car ça lui a fait gagner des voix. C'est pas une bourde, dans ce cas-là, c'est qu'elle n'a vraiment eu aucun scrupule, ni pour la mort de cet homme injustement accusé, ni pour avoir sali sa mémoire par la suite. Votez pour qui vous voulez, mais sachez bien cette histoire... Vous pouvez faire des recherches, vous serez impressionné. Et elle n'a jamais éprouvé aucun regret, ça veut dire qu'elle est prête à recommencer!

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Deux ouvrages très intéressants sur le sujet :

- L'école du soupçon (sur les débordements de la lutte antipédophile)

http://www.amazon.fr/L%C3%A9cole-soup%C3%A7on-d%C3%A9rives-contre-p%C3%A9dophilie/dp/2707146757

- La passion de l'enfant (développement de l'aspect sociologique)

http://www.amazon.fr/Passion-lenfant-Laurence-Gavarini/dp/2012791719

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Invité dr.animateur

Il sont vraiment con de pense sa. :bigemo_harabe_net-86:

Je suis moi même AS (assistant sanitaire) en colonie et As (animateur sante) au AJD (aide au jeune diabétique).

Et je trouve sa aberrant que un organisme peu pense sa.

A titre d'info pour ce qui ne savent pas AS (assistant sanitaire) est lui diplômé d'un Psc1 et As (animateur sante) est lui étudient en médecine (pour tout se que j'ai rencontré en 6e année soient bientôt médecin interne). :bigemo_harabe_net-77:

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Voici un document qui montre qu'il y a encore beaucoup de chemin pour faire évoluer les mentalités.

Lisez, vous verrez, on est en pleine paranoïa envers les hommes. En revanche, les femmes semblent être au dessus de tout soupçon.

Lettre aux animateurs.pdf

Modifié par Lau

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Ce texte fait-il partie des réactions (disproportionnées) aux affaires d'il y a quelques années ou est-il toujours en vigueur ?

Il est en tout cas clairement discriminatoire. Heureusement qu'il est indiqué en fin de texte que cette personne ne veut pas instaurer un climat de suspicion permanente car c'est pourtant ce que ces mesures doivent produire !

Protéger les enfants et les adultes évidemment, mais quelle maladresse dans ce texte et les mesures énoncées ! Je pense que les directeurs ont clairement un rôle à jouer quand on leur demande de lire ça en réunion de préparation.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Invité Noël

Pourrait-on lire ce texte SVP. Il ne faut pas le réserver aux seuls initiés. Il m'intéresse aussi.

Merci

Noël

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Noël, le texte est en PJ, dans mon dernier message, tu peux le télécharger. :bigemo_harabe_net-118:

Olivier, oui ce texte est toujours en vigueur. Cet organisateur m'a proposé d'encadrer un séjour il y a un an. Lorsqu'il m'a fait part de cette lettre, j'ai immédiatement refusé en faisant part de mon indignation. Celui-ci s'est montré étonné en disant que j'étais le premier à avoir une telle réaction. Les animateurs et les directeurs auraient-ils si peu de sens critique ? :bigemo_harabe_net-79:

Je me dis aussi que si on applique à la lettre tout ce qui est écrit dans cette lettre, bonjour l'ambiance. Exemple d'une situation qui arrive souvent en colo : nous sommes en réunion, j'entends du bruit dans les chambres, je me lève et je vais voir. Mais là, avec ces recommandations, non non je ne peux pas aller voir car je suis un homme. Il faut que je sois accompagné par quelqu'un d'autre ou alors il faut que j'envoie une collègue féminine à ma place. :bigemo_harabe_net-86:

Modifié par Lau

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Invité Noël

Noël, le texte est en PJ, dans mon dernier message, tu peux le télécharger. :bigemo_harabe_net-118:

Il semble que je n'ais pas droit à ce téléchargement... Ne peux-tu le diffuser autrement ?

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Pourrait-on lire ce texte SVP. Il ne faut pas le réserver aux seuls initiés.

Il n'est pas réservé aux initiés :console:

Les téléchargements de documents sont par contre réservés aux visiteurs inscrits et identifiés sur le forum. Le lien d'inscription est en haut à droite.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Il semble que je n'ais pas droit à ce téléchargement... Ne peux-tu le diffuser autrement ?

Comment pourrais-je le diffuser autrement ?

Tu peux t'inscrire, ça ne coûte rien et ça ne prend que quelques dizaines de secondes.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Cet organisateur m'a proposé d'encadrer un séjour il y a un an. Lorsqu'il m'a fait part de cette lettre, j'ai immédiatement refusé en faisant part de mon indignation. Celui-ci s'est montré étonné en disant que j'étais le premier à avoir une telle réaction. Les animateurs et les directeurs auraient-ils si peu de sens critique ? :bigemo_harabe_net-79:

Eh bien cet organisateur a la mémoire courte. J'ai travaillé pour lui en 2008 en tant que directeur. Cette lettre m'a été transmise après que je me sois engagé (ce document est envoyé avec le dossier de préparation du séjour). Lorsque je l'ai lue, j'ai effectivement songé à claquer la porte tout de suite mais j'ai d'abord envoyé un courrier demandant des explications, en expliquant que je me refusais à lire cette lettre en l'état.

Soulignons d'abord que la brochure de cet organisateur mentionne la possibilité d'avoir un AS homme ou femme (il est écrit dans la composition de l'encadrement : "1 Assistant(e) Sanitaire"). Autrement dit, ils ne vont pas jusqu'à l'extrême de la lettre dans leur communication officielle auprès des parents. J'y vois comme une contradiction.

Voici un extrait de la réponse à mon courrier :

"Notre lettre ouverte a pour vocation de sensibiliser nos directrices et directeurs à la prévention de la pédophilie. Les dispositions que nous demandons ne sont pas applicables à la lettre mais elles donnent le sens très important de notre démarche. Chaque séjour, chaque équipe et surtout chaque directrice ou directeur effectue les ajustements nécessaires en fonction de son expérience et de sa propre réflexion.

Toutes nos directrices et tous nos directeurs n’ont pas réfléchi de la même manière sur ce sujet. Certaines et certains, comme c’est le cas pour toi, ont parfaitement analysé le problème et l’ont intégré dans la formation qu’il dispense à leur équipe. Ce n’est pas le cas pour tous."

J'ai donc traduit le message de la façon suivante : "l'ajustement nécessaire" a consisté à jeter la lettre à la poubelle.

Quentin

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Hum...

*mode ironique*

Les femmes devraient surveiller les mioches qui dorment tout en faisant le ménage et en repassant le linge. :lol:

Les réunions, tâches intellectuelles, doivent être réservées aux hommes. B)

Les hommes doivent avoir les postes de prestige, d'autorité : ils sont là pour commander, contrôler la stricte application des règles de vie. Les femmes, qui ont un tempérament plus doux, sont incapables de prendre des décisions et de se faire obéir. Mais leur nature attentive est éventuellement utile le soir pour faire dormir plus vite les pleurnichards. On peut aller boire plus tôt.

...

Ah par contre petite remarque, il est entendu qu'un homme doit se faire respecter sans frapper, évidemment sans faire frapper un enfant par ses camarades (déjà vu, c'est pas ironique ça pour le coup) ; tout au plus l'homme doit-il s'imposer par le regard en étant toutefois très prudent, car oui, un homme qui regarde un enfant, ça n'est pas normal.

Personnellement je suggère que le rôle des hommes dans l'animation soit essentiellement de chasser le gibier servi lors des repas. Éventuellement les plus efféminés d'entre eux pourront être moniteurs (de sport), à condition de se montrer très rudes, de beaucoup hurler et siffler, et de se tenir au minimum à 10m du moindre enfant pour éviter tout soupçon.

*fin du mode ironique*

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Invité Noël

Hum...

*mode ironique*

Les femmes devraient surveiller les mioches qui dorment tout en faisant le ménage et en repassant le linge. :lol:

Les réunions, tâches intellectuelles, doivent être réservées aux hommes. B)

Les hommes doivent avoir les postes de prestige, d'autorité : ils sont là pour commander, contrôler la stricte application des règles de vie. Les femmes, qui ont un tempérament plus doux, sont incapables de prendre des décisions et de se faire obéir. Mais leur nature attentive est éventuellement utile le soir pour faire dormir plus vite les pleurnichards. On peut aller boire plus tôt.

...

Ah par contre petite remarque, il est entendu qu'un homme doit se faire respecter sans frapper, évidemment sans faire frapper un enfant par ses camarades (déjà vu, c'est pas ironique ça pour le coup) ; tout au plus l'homme doit-il s'imposer par le regard en étant toutefois très prudent, car oui, un homme qui regarde un enfant, ça n'est pas normal.

Personnellement je suggère que le rôle des hommes dans l'animation soit essentiellement de chasser le gibier servi lors des repas. Éventuellement les plus efféminés d'entre eux pourront être moniteurs (de sport), à condition de se montrer très rudes, de beaucoup hurler et siffler, et de se tenir au minimum à 10m du moindre enfant pour éviter tout soupçon.

*fin du mode ironique*

Ta suggestion est intéressante et en vaut d'autres.

Et une fois que l'on a rappelé qu'il existe des stéréotypes dans toutes les cultures et que les nôtres concernant la nature des genres est (pour certains) comme tu l'as décrit, qu'est-ce que l'on fait ?

D'autant que le stéréotype est profond: UNE poule, UN aigle, UNE caille, UN vautour, UNE infirmière, UN docteur, UNE maîtresse, UN professeur, etc.

Avec le profond respect que nous nous devons d'avoir vis à vis de toutes les cultures, y compris des usages familiaux, dans le cadre d'une colo, qu'est-ce-que l'on fait ? Car il n'est pas impossible qu'une maman d'une fillette de 6 ans préfère vois sa fille soignée par une jeune femme que par un mec. Et nous, alors, qu'est-ce-qu'on fait. On ironise ?

Tu vois bien que les réactions concernant cette fameuse lettre sont des errements et mettent mal à l'aise, sauf ceux campés dans leurs certitudes!

Qu'est-ce qui doit primer? Nos idées, nos idéologies, nos usages personnels, les idées des parents, l'air du temps, la mode, la culture d'origine des enfants divers ou celle à laquelle ils vont s'assimiler, ..

Le débat est intéressant car il devient celui du type de société vers laquelle tendent nos projets éducatifs.

Mais ces projets sont-ils exprimés? existent-ils? Doit-on tolérer qu'ils soient différents? Celui que tu présentes est-il mieux que d'autres? Supérieur, peut-être ? Ou bien l'ironie de sa présentation doit-elle suggérer qu'au contraire il est mauvais? Inférieur, peut-être?

Les 2 questions que ceci m'évoque sont:

1) en matière de colonies de vacances, quel est le projet éducatif qui la sous-tend?

2) quelle pédagogie devra être mise en oeuvre pour que ceci soit.

Etant précisé qu'en l'absence de projet éducatif (cas courant je crois) on n'est pas dans le vide mais dans l'ordinaire implicite... (peut-être bien ce qui est à l'origine de la lettre dont il a été question...).

J'attends vos réactions avec patience.

Noël

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Oh il me branche lui? :lol:

"ta suggestion est intéressante et en vaut d'autres"

Ah ouais... Dieu parle à la blatte... Je m'écrase...

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Et donc je vais répondre "rapidement".

Tout d'abord, il est bien normal que je sois modéré pour mes insultes car c'est pas bien, je regrette juste qu'il n'en soit pas de même vis à vis de ta condescendance (quoi que ça me semble aussi parfaitement normal).

En ce qui concerne les pédophiles, j'ai déjà donné mon point de vue et je n'avais pas voulu le répéter pour ne pas être "celui qui parle tout le temps de pédophilie". Dans la vraie vie, celui qui parle tout le temps de pédophilie, on le soupçonne...

Mais je vais répéter pour toi : je crois qu'on a tort de faire l'amalgame entre l'affectif pédophile (personne attirée par des enfants) et l'acte criminel (viol, maltraitances liées à la sexualité), d'ailleurs on utilise le même mot pour les deux. Ce qui pousse à croire que si quelqu'un semble trop aimer les enfants, c'est qu'il va les violer. Franchement ça ne tient pas debout... et pourtant c'est ce qui est à l'origine de cette lettre si douteuse qu'on a pu lire à la page précédente.

Quant à demander ce qu'on fait, je suis surpris que toi non plus... tu ne proposes rien.

Déjà par rapport à la lettre, je crois qu'une personne qui vient animer une colo dans l'intention de commettre un abus sur un enfant, c'est quelqu'un qui est barré dans sa tête et capable de tout, y compris d'avoir l'air normal ; en tout cas il/elle ne va pas se promener avec un t-shirt "i'm a child rapist". En cherchant qui correspond le plus au cliché du mec qui est un peu trop câlin avec les enfants, on risquerait de faire l'impasse sur la personne discrète qui attend tranquillement son heure...

Dans le cas où il me semble qu'une relation entre un adulte et un enfant est un peu étrange, j'en parle à l'adulte concerné et j'en fais pas tout un plat, du moins au départ. Une animatrice qui appelle sans cesse "mon amoureux" un petit de 6 ans qui y croit dur comme fer, il suffit de la vanner un bon coup pour qu'elle se ressaisisse. Après une intervention comme ça c'est sûr, si l'animateur/trice persiste à avoir un positionnement douteux ("drague" entre adulte et enfants, discussions déplacées, gestes déplacés, insistance à voir toujours les mêmes enfants, relation exclusive...) alors il faut un entretien franc avec la direction et des objectifs facilement évaluables, sinon sanction.

Ça pour moi ce n'est pas de la pédophilie. C'est plutôt le rôle pédagogique du directeur qui doit veiller à la sécurité (physique et morale) des enfants, et qui doit former ses animateurs. La relation entre adulte et enfant, c'est comme le reste, on peut faire des erreurs et il est possible de s'améliorer avec le temps.

Ensuite, comment faire pour anticiper et ne pas se retrouver avec une équipe de pervers? Au recrutement je pense qu'on essaye tous de savoir ce qui motive une personne et ce qui la repousse, à mon avis c'est un bon point de départ. On sent si on s'entendra ou pas avec quelqu'un, si on arrivera à le gérer, quelle place il pourrait prendre dans l'équipe ; on sent également comment il apprécie le métier, s'il veut s'engager ou se la couler douce, etc.

Aussi, et tu soulèves déjà la question, quelle pédagogie faut-il installer? Eh bien il faut déjà qu'il y ait un projet, ça limitera considérablement les errements et les animateurs désoeuvrés qui cherchent l'inspiration. Un projet qui réunit les gens, c'est l'assurance qu'ils sont là pour de bonnes motivations.

Car il n'est pas impossible qu'une maman d'une fillette de 6 ans préfère vois sa fille soignée par une jeune femme que par un mec. Et nous, alors, qu'est-ce-qu'on fait. On ironise ?
Non tu n'es pas obligé de me considérer comme ça, je fais des blagues aussi, c'était pour la déconnade parce que je trouvais ça grossier comme courrier.

J'ai eu à répondre une fois à cette question en effet, au téléphone, j'ai expliqué "c'est un animateur qui s'occupe d'elle, j'ai déjà travaillé avec lui et j'ai toute confiance en lui. Il connait votre fille car il était déjà présent lors de tel séjour auquel elle a participé." et après je lui ai parlé un peu de sa fille. Je ne me moque pas des parents, j'ai toujours de la considération, et je ne leurs mens pas non plus.

Le débat est intéressant car il devient celui du type de société vers laquelle tendent nos projets éducatifs.
Une chose est sûre je n'ai pas envie de me retrouver dans une situation à l'anglaise avec enquête administrative sur ma vie privée, etc. Une société du soupçon... brrr... Quoi qu'avec les errements passés de notre chère Ségolène R. on n'est pas forcément mieux.

La lettre, c'est une grosse erreur de politique interne. Elle n'arrêtera pas les vrais criminels, mais elle participera d'une dérive vers la société du soupçon, ou plutôt dans l'enfoncement vers l'hyper-soupçon.

De manière générale il me semble qu'il est très difficile de communiquer sur le sujet de la pédophilie car en parler c'est vouloir se mettre en avant sur ce sujet, et donc on a forcément l'air un peu suspect.

En communication, souvent quand on dit les choses, c'est que ça ne va pas de soi.

Dans l'émission de radio citée dans un autre sujet, au bout de quelques minutes sur le sujet des colos, un intervenant précise que les colos sont sûres et qu'il n'y a pas de pédophiles. Alors ça c'est de la com étrange.

-les colos sont sûres, faut-il le préciser? admettons que les usagers sont suffisamment informés pour savoir que c'est la réalité... sur les plus candides d'entre eux cette déclaration pourra avoir l'effet inverse : si on le dit, on pourra donner l'impression d'avoir des choses à cacher. Pour inquiéter une personne il faut lui dire : "surtout ne t'inquiète pas"...

-il n'y a pas de pédophile : la sûreté, avant d'être la question des pédophiles, c'est la question de l'hygiène, la sécurité des locaux, de la santé des enfants en général, de la qualité des transports, du sens des responsabilités de l'équipe

-"pédophile" : dans le sens psy du terme... encore une fois en colo, on va tomber en majorité sur des gens qui sont venus là parce qu'ils ont souhaité travailler avec des enfants ; maintenant ça n'en fait pas des criminels du tout : donc en colo les adultes aiment les enfants, c'est leur travail (c'est plus complexe que ça mais bon...), et les crimes sexuels y sont quasiment absents, on observe d'ailleurs que statistiquement ils sont commis majoritairement par des membres de la famille proche de l'enfant ou de son entourage.

Enfin côté projet, je prône le local : une équipe et des parents qui se connaissent, pour permettre une relation de confiance et un bon séjour pour les enfants. Des parents rassurés c'est des enfants sereins qui passent de bonnes vacances.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Le problème de la pédophilie est un aspect particulier de la mixité comme celui des amours, d'ailleurs. Il s'agit là de situations d'excès qui sans être inintéressante, bien entendu, sont limitées dans les collectivités d'enfants. C'est vrai que ces situations sont frappantes mais on ne parle jamais des trains qui arrivent à l'heure.

Ces situations critiques et critiquables relèvent du contrôle que chacun doit avoir de soi en n'oubliant jamais que l'outil de travail d'un animateur, c'est lui-même, et que comme tout bon ouvrier, il doit en avoir une maîtrise suffisante. Cet aspect ne peut être écarté lors de la constitution des équipes.

Bien entendu, ces aspect "critiques" méritent largement qu'on en parle. Tu as commencé. Il faut le faire de façon que de nombreux collègues y participent, même s'il est vrai que le problème de la pédophilie actée est, heureusement, infiniment plus rare que celui des amours moins graves et assez tolérés... sauf dans le sens animateur petite fille! Et pourtant, ne relève-t-il pas de la même absence de contrôle de ses pulsions... sauf s'il s'agit de jouer à l'amour (même platonique, s'entend) pour faire comme à la télé, ce qui est fort heureusement la majorité des cas et pose alors plus le problème de la télé que celui de l'amour!

Mais c'est une autre approche, un autre angle de vision que j'ai évoqué: lorsque nous avons des groupes d'une même culture, qui ne diffèrent que par quelques usages locaux ou familiaux, et que les enfants qui le composent sont destinés à vivre dans ce milieu, on peut assez bien élaborer le projet de mode de vie qui guidera nos actions. Mais dans le cas de groupes divers???

Or de nos jours, sauf le cas "local" que tu as évoqué et qui me rappelle les amicales laïques et les patronages (??) paroissiaux, nous avons affaire à des enfants de culture différentes. Chacun vient vivre un moment commun avec sa culture. Et si encore chaque famille avait le projet de s'assimiler à une culture identifiée, on pouvait bâtir un projet homogène avec un objectif identifié. Je me souviens de colos d'enfants de milieux ruraux du Puy de Dôme dont la culture était d'une homogénéité étonnante alors que d'autres colos accueillaient des enfants regroupés du fait de la religion de leurs parents pour lesquels la culture assez différente des premiers ne leur aurait pas permis d'être facilement ensemble.

Un autre sujet sera celui de la tolérance à celui qui n'est pas comme moi: d'une manière générale de l'abord de l'altérité.

De nos jours, nous avons des groupes qui, en général, comportent des enfants qui ont des usages, des sensibiltés, des manières de voir, des modèles, des cultures différentes. Ils ont déjà du mal avec la leur dont ils sont abreuvés. Alors les autres... dont les différences leur créent bien des déchirements quand on est pas encore bien sur de soi.

Or dans nos sociétés occidentales, les femmes ont vis à vis des enfants un rôle communément admis (et imposé) issu du maternage et de la protection. Ce rôle est contesté tant dans sa prétendue spontanéité (voir les 2 livres concommitants "Quand l'amour a manqué" et "L'amour ne suffit pas") que dans un prétendu ancrage naturel. Depuis quelques dizaines d'années, les mouvements féministes s'activent et il est dans l'air du temps de prôner l'égalité des sexes.

Cependant, on est tellement loin de la voir réalisée, cette égalité, qu'il faut aller quelquefois jusqu'à imposer. Comme quoi,ce n'est pas encore fait, loin s'en faut.

Et, parmi les enfants que nous trouvons dans nos groupes, certains sont de cultures dans lesquelles la place de la femme est bien différente de ce qui vient d'être rappelé ci-dessus et celle de l'homme vis à vis des filles bien différente aussi. Et les rapports entre pairs de sexe différent aussi. Etant précisé que contrairement à d'autres époques, chacun veut poursuivre dans sa propre culture.

La question est alors: devons-nous imposer à tous notre idéologie égalitariste ou devons-nous respecter les différentes cultures.? Et que va faire un animateur qui a dans son groupe des cultures différentes?

De la réponse dépendra le projet éducatif de la colo, projet qui entraînera les modalités pédagogiques nécessaires dont, entre autres, celle des relations entre adultes et enfants de sexe différent (et de même sexe aussi, d'ailleurs). Alors, les parents informés seront libres de choisir de confier leur enfant au projet qui leur convient.

Noël

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Invité
Vous postez un commentaire en tant qu’invité. Si vous avez un compte, merci de vous connecter.
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Supprimer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

Chargement