Invité Noël KOLM

On Fait Une Boum ?

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Invité Léa

Bonsoir filleanormale !!! Ouaich' je veux bien répondre à tes questions !

Alors déjà pour l'ambiance... La lumière était tamisée évidemment, il y avait des spots multicolores en forme de... coeur et d'étoile, si je me souvient bien. Il y avait des tables et des chaises pour s'assoir. La musique était assez puissante mais pas assourdissante comme en boîte de nuit ! Nous avons majoritairement dansé et joué à des petits jeux comme la farandole. Les anims' étaient déguisés en sirène pour les filles et tritons pour les garçon (la dernière semaine avait était consacré aux mythes, c'était une colo à la mer) Ils dansaient avec nous mais ça n'avait rien de "sexuel" loin de là ! J'avais l'impression d'être avec mes parents ! Oui, dans mon centre aéré on fait une boum chaque année tout les soir des minis-séjours en camping ! C'est extra !

Mais bon, j'avais dix ans à c't'époque là ! Maintenant (j'ai 14 ans et demi) on passe nos soirée avec des petites robes noires et on joue à la bouteille (autrement dit on se galoche et on se roule des pelles entre amis, c'est cool et on attend ça avec impatience, mais on est plus grands quand même !)!

Bisous, Léa.

Ps: si tu as d'autre questions concernant les colo ou centre aérés n'hésite pas j'suis une habituée !!!

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Invité Léa

Eh Jean ! Tu sais ce qu'elle te dis la GAMINE de quatorze ans "et demi" ?! Uno je répondais à filleanormale, deuxio: si c'est ça l'esprit de ce site "traitons les ado qui osent intervenir dans nos discussions" et bah bravo c'est du joli !

C'est bon là ! Soit disant que tout le monde peux exposer son avis et on se fait traiter quand on annonce aux anim's qu'on est plus des gamins et que, "oh seigneur!" , on échappe à leur surveillance une heure ou deux !

Bye ! Léa. :bigemo_harabe_net-86:

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Invité Triss

C'est vrai qu'ell à raison Léa, tous les anim's sous pretexte qu'on est "jeunes", nous prennent pour des bébés ! C'est révoltant quoi !

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Invité Noël

Que la demande de boum signe ou indique la distance qu'il peut y avoir entre les ados et leurs animateurs est édifiante, non? Et elle ne se laisse pas balayer d'un revers de main! Et le thème revient, têtu.

Cependant, les problèmes d'hypersexualisation précoce soulevés dans ce thème concernent d'abord des jeunes de 8-9 ans à l'adolescence. En clair, l'intrusion des boums dans la période dite "de latence".

Les manifestations collectives et communes de l'émergence des pulsions sexuelles dans les collectivités d'adolescents pourraient faire l'objet d'un autre forum car la question est intéressante, me semble-t-il. Mais assez probablement différente de ce qui concerne les enfants.

Noël

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lol, de mieux en mieux, ils sont deux maintenant... :rolleyes:

Bah chsais pas léa, mais pour une jeune personne de 14 ans tu t'exprimes comme une daronne de 45 ans qui voudrait faire djeunz.

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lol, de mieux en mieux, ils sont deux maintenant... :rolleyes:

Peut-être deux mais derrière le même pc alors... car même adresse ip :bigemo_harabe_net-76:

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Invité Léa

Olivier, sache d'abord que Triss (Tristan) est mon frère, bon j'avoue que c'est moi qui lui est demandée d'écrire ça. Ensuite Jean, merci pour le surnom assez atypique de "daronne" mais j'ai véritablement quatorze ans. Je suis désolée si j'ai choqué quelqu'un en écrivant mon post comme nous parlons entre nous. Je vais tâcher de m'appliquer à parler correctement. Je m'excuse mon comportement déplorable mais je voulais juste expliquer aux internautes que les boums que l'on peux faire en colo non rien de "sexuel".

Bonsoir, Léa.

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C'est pas une question d'être choqué, c'est que ça sent le fake à plein nez.

Et que ça en soit ou pas j'ai jamais accepté un argument d'autorité.

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Invité Noël

Et quand des petits garçons font un concours à celui qui pissera le plus loin, ça n'a rien de sexuel? Pourtant, si on leur demande, il trouveront ça marrant et rien à voir avec le sexe. Sauf qu'il s'agit bien de tirer loin et fort... Mais eux sont dedans et n'ont donc pas le recul pour comprendre ce qui se passe. On dit qu'ils n'en sont pas conscients.

Et quand des petites filles de 8 ans mettent des maillots de bain à soutif rembourré, c'est juste comme ça, par hazard? Je crois même que certains garçons ont déjà mis des mouchoirs dans leur slip...Vu ce que ça veut mettre en valeur, ce ne serait pas sexuel? Mais on dit qu'ils n'en sont pas conscients (encore que...).

Des exemples de sexualité qui émerge inconsciemment, il y en a autant que la vie en fait . Ils ne sont pas toujours conscients. Comme par exemple les acteurs d'une tournante ne sont pas conscients de ce que supporte la victime et tout à leur plaisir ne réalisent pas le drame qui se joue. Ils n'on en fait pas appris à maîtriser (un peu) leur sexualité débordante.

C'est rarement celui qui fait qui est le mieux placé pour comprendre ce qui se passe. Mais ça se passe.

L'importance d'un acte ne tient pas à sa seule visibilité: la situation intenable qui génère des pleurs à 5 ans se traduit par des violences à 12 ans et plus encore à 16 ans. C'est pourtant la même situation. A ne pas la voir à 5 ans on passe à côté de problèmes qui ressortiront autrement plus tard, plus durs.

Voilà les raisons pour lesquelles les éducateurs, ceux qui sont en charge de l'éducation des enfants et des jeunes, doivent comprendre ce qui se passe. Et bien que la sexualité soit partout émergente, il n'est nullement question de la refouler. Il faut seulement être clairvoyant pour en réguler les excès. Sinon, on peut aussi revenir à l'animalité que chacun de nous a en soi.

Noël

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Des exemples de sexualité qui émerge inconsciemment, il y en a autant que la vie en fait . Ils ne sont pas toujours conscients. Comme par exemple les acteurs d'une tournante ne sont pas conscients de ce que supporte la victime et tout à leur plaisir ne réalisent pas le drame qui se joue. Ils n'on en fait pas appris à maîtriser (un peu) leur sexualité débordante.

Parce que les premières pulsions sexuelles se traduisent par des viols en réunion ? Parce qu'e l'appétit sexuel se traduit par des relations forcées au lieu de relations consenties ? Des adolescents mal à l'aise avec leur sexualité, il y en a beaucoup. Des adolescents violeurs, il y en a beaucoup moins. Le problème ne vient pas d'une sexualité débordante, à mon avis...

Et bien que la sexualité soit partout émergente, il n'est nullement question de la refouler. Il faut seulement être clairvoyant pour en réguler les excès. Sinon, on peut aussi revenir à l'animalité que chacun de nous a en soi.

Je me méfie grandement de ce qui est caché derrière la formule "réguler les excès". Ca me rappelle ces gamins cassés par des éducateurs qui se sont alarmés de jeux qui relevaient d'une découverte de la sexualité propre à leur âge, et que ces adultes ont criminalisé. A plaquer nos interprétations d'adultes sur des jeux habituels chez les enfants, on risque de se gourrer complètement. Et d'en faire des adultes mal à l'aise avec leur sexualité à l'âge adulte...

Quant à mettre sur le même plan deux garçons qui pissent le plus loin et une gamine qui met des maillots de bain rembourrés, j'y vois comme un décalage. Dans le second cas, on imagine aisément que la maman ou le papa a encouragé cet achat voire l'a dicté.

Quentin

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Invité Noël

Alors... circulez, y'a rien à voir ?

Tout ce que l'on fait va de soi et toute analyse ne serait que recherche de fausse solutions à des problèmes qui ne seraient que des interprétations oiseuses?

Pourtant, critiquer les exemples n'aborde pas le problème, ça l'évite;

Remarquer que l'excès est excessif ne permet que de tenter de minimiser le problème;

Et l'ironie ne permet pas d'avancer. Elle est un moyen classique d'écarter le problème.

Mais... Est-ce bien vrai ?

Yeux fermés, oreilles bouchées, bouche cousue et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes? S'il suffisait de dire que le problème n'existe que dans la tête de celui qui le dit, refouler le problème en quelque sorte, ne serait-ce pas beaucoup plus simple, voire simpliste ?

Et on passe à autre chose...

Noël

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Noël,

Tu déplores mon évitement, je condamne tes raccourcis. Je ne me mets pas d'oeillères sur des problèmes existants, j'essaie simplement de me départir du registre sensationnaliste et émotionnel dans lequel tu inscris tes propos. Si j'appelle à plus de nuance, c'est justement parce que les faits sont plus nuancés.

Parler de l'exemple des tournantes pour faire le lien avec l'hypersexualisation, ça ne résiste pas à l'analyse. Les tournantes, auxquelles on a donné ce qualificatif au début des années 2000, ce sont des viols en réunion qui existaient avant que les médias ne révèlent le phénomène. On en trouve une trace dans les annales judiciaires en 1966, au moment où, par exemple, il n'y avait encore que deux chaînes de télévision. Ceci pour dire que les médias, qui relaient une certaine image du corps, étaient sûrements étrangers à tout cela à l'époque. Une tournante, ce n'est pas qu'un crime né de l'hypersexualisation, c'est aussi un rite de passage et un phénomène de groupe.

Revenons aux ACM qui nous intéressent. OK pour être vigilants à ce que les animateurs ne véhiculent pas, dans leurs attitudes, leurs propos, leurs activités, une image réductrice de la femme ou de l'homme "standardisée" suivant les canons du moment. Leur rôle est essentiel, il fallait le souligner.

Maintenant, ce qui relève de la découverte du corps chez des enfants, je ne le range pas dans la catégorie de la "dérive". Parce que tel que tu es parti, tu nous diras dans trois posts que la masturbation rend sourd... Pisser le plus loin, faut vraiment se draper dans un puritanisme dépassé pour y voir quelque chose de sexuel au sens où il s'agirait de quelque chose à combattre. OK pour y voir le symbole de la puissance virile, mais ça s'arrête là...

Ce qui m'intéresse, c'est plutôt de savoir comment tu réagirais devant des fillettes de 8 ans venues dans leur valise avec des strings ? devant des garçons qui se glisseraient des mouchoirs dans leur maillot de bain ? Que fais-tu, toi qui refuse de fermer les yeux ?

Aller dans le concret aidera au débat.

Quentin

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Ben, c'est pas ça Noel, mais tu fais les questions et quand les réponses ne te plaisent pas, tu relances la même question plusieurs fois de suite... La réponse de Quentin :

OK pour être vigilants à ce que les animateurs ne véhiculent pas, dans leurs attitudes, leurs propos, leurs activités, une image réductrice de la femme ou de l'homme "standardisée" suivant les canons du moment. Leur rôle est essentiel, il fallait le souligner
Je l'ai dit combien de fois ça? Je te l'ai répondu plusieurs fois quand la discussion arrivait au moment où il aurait fallu dire "on interdit les boums".

Concrètement ça signifie que dans son projet pédagogique, le directeur met un passage concernant une distance affective qu'il est nécessaire de respecter entre les adultes et les jeunes. Même si ce n'est pas exactement de ça qu'il s'agit, c'est une manière efficace de rentrer dans le sujet.

On a ça en tête lors du recrutement, on aborde le sujet en réunion de préparation, on a ensuite nos lignes directrices en tête au moment d'organiser les journées.

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Invité Invité

Ne perdons pas de vue que le phénomène des boums n'est pas un phénomène isolé ni un problème en soi. Le problème que les boums pour enfants soulèvent est celui de l'hypersexualisation précoce. Je dis bien "pour enfants" et "hyper" et "précoce". Et ce problème, lui, n'est pas concret. Ce qui est concret ce sont ses manifestations, ses causes et ses conséquences.

En effet, ce problème dépend d'un grand nombre de causes, se voit dans de nombreuses situations et a des conséquences tout aussi nombreuses. Mais on ne peut pas réduire les boums à une cause et une conséquence. Pour en ajouter une couche, chacun de ces éléments n'est souvent pas suffisant en soi pour générer le problème et, plus encore, de nombreuses causes n'existent que parceque d'autres existent. Nous sommes dans le complexe. Là, s'il est possible d'identifier, d'isoler des éléments, aucun ne permet de lien direct de cause à effet. Chaque fois que l'on essayera de réduire le problème à un élément facilement identifiable, le lien ne sera pas solide ou pas pertinent. C'est comme ça un problème compexe.

L'exemple qui a été donné correspondait à l'interlocuteur auquel il s'adressait. Toute autre utilisation relève soit de la non compréhension de ce qui est ici décrit, soit de la mauvaise foi si c'est en connaissance de cause.

Le problème sur lequel nous sommes ne peut donc pas s’appréhender pas de façon "concrète". et ceci a 2 conséquences:

- La première est que chaque fois que l'on voudra prendre un exemple particulier on sera insuffisant. Le problème ne se laisse pas réduire à un exemple. Un exemple peut aider à la compréhension mais reste un exemple. Si tu ne peux pas l'admettre, on évitera les exemples. Mais je remarque que tu tentes toi-même d'en proposer d'autres... propres, non pas aux boums, mais à l'expression de l'hypersexualisation précoce (strings et mouchoirs). On voit bien la limite du "concret" ! CQFD.

- La 2ème est: comment va-t-on aborder d'autres phénomènes complexes qui concernent notre secteur et qu'il faut aborder comme, "par exemple", l'hyper consommation et ses conséquences dont, entre autres, les "sports mécaniques" et, plus généralement, le remplacement des valeurs personnelles par des valeurs amenées de l'extérieur; comme, aussi, tout ce qui tourne autour de la "sphère buccale" et qui de la sucette au tabac contribue au passage à l'obésité infantile qui apparaît depuis peu et devient grave; comme encore l'écologie (naturelle, pas politique) dont l'approche avec des enfants se réduit souvent au traitement des déchets, processus contre-productif puisque ce qu'il faudrait aborder c'est la limitation des déchets et non leur traitement qui, au contraire, en autorise la prolifération... puisqu'ils sont traités. Etc.

De notre situation entre la psychologie individuelle et la socialisation, nous sommes confrontés à tous ces problèmes . Et par nature ces problèmes sont complexes. Aussi, on les évite de toutes façons possibles: en tentant de les réduire, en les biaisant, voire en y répondant par des injonctions mutilantes pour l'esprit que sont les "allant de soi" ou les considérations morales. Vois comment au début de l'année j'ai eu quelques échanges au sujet de lever dit "échelonné" avec un "formateur" pour qui la réflexion s'arrêtait à "cela va de soi"! Un peu court, non ? Or, pour le coup, le lever échelonné est un vrai problème complexe qu'on préfère éviter par des usages ou des trucs.

Et bien, même difficiles, nous devons aborder ces problèmes ou sinon nos ACM ne seront que des lieux d'amusement, au même niveau que le tourisme adulte. Or tu connais mon raisonnement au sujet de la place des ACM dans notre société, à côté de la famille et de l'école.

Mais remarque bien que lorsque qu'il est répondu ici-même au sujet des boums que celles-ci n'ont pas toutes le contenu que j'ai été amené à expliciter, qu'elles sont en train de muter tout en gardant leur nom, on est en pleine évolution et j'en suis ravi. Ces changements prouvent, s'il le fallait, que ce phénomène qui souvent "va de soi" n'allait pas si bien que ça de soi, est bien en pleine évolution et s'éloigne petit à petit de ce qu'il a été depuis une vingtaine ou une trentaine d'année. Dans quelques années il n'en sera probablement quasiment plus question, ou tout au moins plus cette forme contribuant à l'hypersexualisation enfantine précoce. Comme tout, la boum deviendra ringarde. Et les choses rentreront dans l'ordre. Devant ce qui les remplacera, quelques cheveux blancs diront "de mon temps, au moins, on savait rire" .

Poussons dans le bon sens. N'empêchons pas les évolutions. Ne freinons pas des 4 fers quand l'évolution va dans le bon sens!

Quant à la méthode, si on peut éviter les oukazes et autres interdits, on favorisera l'appel à l'intelligence. Chacun connait, au moins par le récit que j'en ai fait ici même et les articles sortis dans la presse ce fameux rapport récent aux services de la Jeunesse et des Sports qui évoque une possible interdiction des concours de mini-miss. Mieux vaudrait, quand c'est possible, amener à une régulation des comportements évitant excès et dangers, voire à l'auto-régulation qui est la marque de l'autonomie adulte.

Noël

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Invité Noël

Quentin,

J’ai donc été amené à insister pour tenter d’être compris malgré les tentatives d’évitement utilisées dont celle de critiquer un exemple un peu « lourd » qui était destiné à un adolescent. Tu l’as critiqué en récusant qu’il y ait un lien direct de cause à effet : ce n’est quand même pas parce qu’on a fait une boum qu’il y aura une tournante ! Bien évidemment, mais un peu grossier comme analyse !!! Si la condition n’est pas suffisante, elle existe bien à côté de bien d’autres. C’est là qu’intervient la complexité de la chose. Mais ce n’est pas parce que ce lien n’est pas suffisant qu’il ne concoure pas au phénomène.

Aussi j’ai été amené à m’étendre un peu sur la question des phénomènes complexes pour lesquels il n’existe pas de relation de cause à effet simple. Et j’en ai profité pour rappeler que d’autres phénomènes qui nous concernent et dont j’ai bien l’intention de parler sont aussi dans le domaine du complexe et devront pourtant être abordés.

Nous sommes tous en ce moment très pris par la préparation de nos activités estivales et je n’ai pas eu le temps d’aller plus loin. Mais allons-y.

L’observation et la compréhension de ce qui se passe dans une « tournante » varie totalement suivant le niveau auquel on se situe. Par ailleurs, ces actes ne prennent de sens qu’en fonction de leur environnement. Il est n’est donc pas opérant d’observer l’acte isolé : pour faire simple (il sera temps d’approfondir plus tard si besoin est), si on s’en tient au seul niveau de l’acte, de l’organe, il n’y a pas grand’chose à en dire tant il s’agit d’un acte naturel, courant, primordial même puisque sans lui aucun de nous ne serait là. Non, au niveau de l’acte, il n’y a pas de problème. Par contre, dès que l’on prend un peu de hauteur, apparait la négation d’une personne réduite alors à son seul organe. Négation d’une personne réduite à un objet à consommer. Là, dans le cas où la victime n’est pas d’accord, cette négation, est comme un meurtre et, d’ailleurs, fait classer l’acte dans ces conditions dans les crimes. Mais tu remarqueras que ce n’est qu’en fonction des conditions que cet acte devient un crime. De toutes ces conditions, le même acte sans ces conditions est si naturel ! Ce qui est donc criminalisé, ce n’est pas l’acte mais les conditions dans lesquelles il se tient. La même chose sans ces conditions, n’est pas un crime et s’appelle une p. Et ces conditions tiennent essentiellement à la réduction à un objet de consommation de la personne qui est victime. Là est tout le problème et c’est bien cette réduction à un objet de consommation, cette négation de l’identité qui est criminelle.

Et pourtant, si on prend encore un autre niveau, tout ceci se passe dans un environnement général dans lequel il est vivement encouragé de consommer tout ce qui vous tente sans regret ni hésitation, tout ce qui vous fait envie. On accompagne même souvent les objets offerts d’attraits sexués qui participeront à l’envie générée. Et la consommation magnifiée est celle de type « kleenex » : consomme et jette. Ne te préoccupes pas de ce que devient le déchet : sens ton désir monter, consomme, jette. Il suffit de voir les pub et d’aller dans un supermarché.

Parallèlement à cette édifiante analyse, lors des boums (celles que j’ai eu l’occasion de préciser tant on a tenté d’éviter le sujet en tentant de dire qu’elles n’existait pas !) que se passe-t-il ? La fille est invitée à se mettre en valeur dans un registre bien précis, sexué et sexuel, pour susciter le désir des garçons. Désir qui, lors d’une boum, se traduira pas l’invitation à danser. Etre choisie, être invitée, ne pas faire tapisserie. Danser comme les ados, et c’est fini. Au-delà c’est pas permis. Au garçon de choisir celle qui va satisfaire son désir, de la désigner, de la prendre et de la consommer (symboliquement s’entend lorsqu’il s’agit d’enfants) puis de la jeter pour, éventuellement, passer à une autre. Et ce qui me parait grave s’agissant d’enfants, c’est qu’on les invite à ces comportements sans fondement car ils ne sont pas encore adolescents, c’est-à-dire objet de pulsion avec lesquelles il faut bien faire quelque chose. Non, ils ont à « jouer » à être grand, à faire comme les grands… sans en avoir les fondements. Ainsi, ces conduites se trouvent déconnectées de réelles pulsions et se crée une sorte de jeu qui, plus tard, permettra de ne pas voir qu’il s’agit de réel ! Or il ne faut pas se tromper ; plus tard, ce ne sera pas un jeu.

A chaque âge ses jeux.

… idem pour concours de miss/mister, casino, etc…

A ta disposition pour aller plus loin si tu le souhaites.

Moi, ce que je souhaite, c’est que d’abord on respecte des enfants dans ce qu’ils sont des enfants et pas des petits d’homme ou des adolescents, même si la télé tente de les attirer comme consommateur sur les registres communs aux plus âgés. C’est ensuite que l’on respecte les femmes et les jeunes femmes comme personne et que jamais elles ne soient ramenées au stade d’un objet de consommation sans leur désir propre (…). Et enfin, que dès le plus jeune âge on intègre dans l’éducation des enfants le respect que chacun doit avoir de l’autre… et de soi-même (cas des fillettes qui se nient en jouant à se prendre pour une autre).

Noël

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celles que j’ai eu l’occasion de préciser tant on a tenté d’éviter le sujet en tentant de dire qu’elles n’existait pas !
Toujours pareil.

Ça y est t'as lu deux interventions qui parlent de boum et pour toi c'est un fait, il y aurait dans tous les acm des boums où on incite les petits à avoir des comportements d'adultes...

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Je rejoins Jean sur cette analyse. Ca me rappelle le sujet sur où Noël attaquait bille en tête et s'étonnait ensuite de voir que la télé était toujours absente des ACM. Noël avait alors suggéré qu'il s'agisse d'auto-censure de la part des participants du forum...

Je suis volontiers ouvert au débat, mais dès lors que le sujet est posé sur des bases fondées et argumentées. Cela fait trois pages qu'on se rend compte que la boum décrite par Noël n'est pas celle que connaissent les participants du forum. Du coup, certains se font reprocher d'éluder le problème ou de fermer les yeux quand ils disent n'avoir jamais vu de telle boum... Je pense surtout que le problème a été posé de façon sensationnaliste au début et que nous sommes nombreux à ne pas avoir voulu nous embarquer là-dedans en appelant à plus de mesure.

Au final, nous sommes d'accord sur la plupart des points. Je rajouterai que s'il faut lutter contre l'hypersexualisation des filles et des phénomènes qui y contribuent, il ne faut pas négliger que les enjeux sont les mêmes pour les garçons. Eux aussi sont soumis à des messages véhiculant puissance et domination. Il existe une vraie souffrance chez les garçons qui estiment ne pas répondre à ces codes, souffrance qui peut conduire à une perte de l'estime de soi.

Quentin

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Invité Noël

Je suis bien d'accord avec ton dernier paragraphe qui élargit encore le problème.

Quant au paragraphes précédents, si sur le même mot on met des choses différentes, on ne pourra jamais se comprendre.

Mais je redis que nous nous rejoignons sur ton dernier paragraphe et qu' au delà de ce constat que je partage, il reste à faire...pour faire changer les choses, non ? Changer celles qui doivent l'être, bien entendu. Il y a eu des interventions disant que des choses avaient changé et qu'il y avait des boums de différentes formes. Parfait. Il y en a eu qui ont suggéré que le changement était inutile. Parfait ?

Faudrait-il mieux ne rien faire ? Ou, faisant suite au constat de ton dernier paragraphe pousser pour que ça change?

Noël

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Vaudrait-il mieux ne rien faire ? Ou, faisant suite au constat de ton dernier paragraphe pousser pour que ça change?
lol "ne rien faire"... Halala... Noël n'est pas content.

On tourne en rond là, moi j'ai proposé des trucs, et toi?

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Invité Noël

Jean,

Des propositions et récits d'expériences autres, il y en a eu. Peu, il est vrai et il se passe plus d'énergie à résister à tout changement qu'à inventer du nouveau! C'est ça le sens du "ne rien faire".

Mais j'ai bien entendu et surtout bien vu que tu en as proposé : des soirées dont le contenu était essentiellement celui d’une fête de soirée comportant des animations, jeux, danses peut-être et même une espèce de buffet ou boissons, je ne me souviens plus très bien. Mais on y voyait bien des choses variées et adaptées à l’âge des participants sous une forme festive.

Pour ma part, j’ai évoqué pour des adolescents quelque expérience de transition en mettant en place concomitamment 2 ou plusieurs types de soirées, dont une boum, permettant d’aller de l’une à l’autre, avec possibilité d’aller voir ce qui se faisait dans l’une ou l’autre et, ainsi, permettre d’échapper à l’obligation d’en être pour ceux qui ne le souhaitaient pas et offrir des choix tentant de correspondre aux situations individuelles.

Et puis, pour enfants, des grandes soirées fondamentalement différentes: bien d’autres choses pour ces grandes soirées de fin de séjour avec forte implication et création de souvenirs inoubliables (théâtre ou sketches ou autre spectacles créés et costumés, avec ou sans thème, soirées danses pour enfant, jeux divers, etc…).

Donc, oui j’ai déjà dit que j’avais des expériences d’autres choses et oui je me souviens bien que tu as déjà évoqué ces soirées dont le contenu s’éloigne plus ou moins de celui des boums traditionnelles. J’ai d’ailleurs dit qu’il me paraissait contestable de changer de contenu en gardant le mot « boum » car cela évoque que l’on ne puisse se passer de cette « boum » même lorsque l’on a commencé à s’en éloigner. Ce nom semble être symboliquement conservé. Mais ce n’est pas très grave. Au contraire, même, ça montre qu’il y a des personnes conscientes de la nécessité d’adapter le contenu de ces soirées à leur public et que cette extension des boums d’ados à des enfants est critiquable. Il me semblerait simplement utile d’aller jusqu’au bout de la démarche et abandonner le mot « boum » qui devrait, comme tous les mots, rester dans un sens précis qui le rende utilisable par tous et permettre de se comprendre (et tenter d’éviter la vague des phénomènes d’hypersexualisation infantile précoce qui nous arrive, en particulier par la télé).

Mais Quentin a ouvert 2 voies qui nous concernent et sont très proches du sujet: la situation des garçons et la télé. Je ne manquerai pas d'y venir tant sont concernés tous ceux qui oeuvrent dans le domaine de l'Education populaire.

Noël

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Invité Noël

Quentin,

Tu as évoqué le thème de forum sur la télé.

S'il est vrai qu'à l'époque on n'était pas allé très loin en en restant à la présence ou non d'une télé dans nos colos avec une belle unanimité de cris d'orfraie pour dire que, voyons, ça n'existait pas! Que c'était une vision fausse ou ancienne. Circulez, y'a rien à voir !

Pourtant. Les problématiques soulevées par l'émergence de l'hypersexualisation précoce infantile dans les boums et les concours de miss/mister sont du même ordre que se qui se passe dans de nombreuses émissions de télé justement dont j'ai cru entendre que les enfants sont friands: l'île de la tentation, Kho-lanta, le bachelor, etc. A tel point qu'il semble, vu les posts que l'on trouve dans ce forum, que certains de ces "jeux" sont repris dans certaines colos, avec en plus fort Boyard, qui veut gagner des millions, casino, et tant d'autres.

Absente la télé ? On n'a pas besoin d'écran tant la télé est intégrée. Absente la télé? mais, la télé, ils la font, ils la jouent et même, quelquefois, ils sont la télé.

Merci d'avoir ouvert cette fenêtre. Le sujet est intéressant et nous concerne directement. Surtout en c es temps de jeux olympiques. Et je pense que je vais réactiver le forum sur ce thème... si tu ne le fais avant moi!

Noël

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Franchement, je n'ai pas trouvé la discussion sur la télé en séjours de vacances pertinente.

Une discussion sur l'influence des jeux télés (j'ai bien précisé JEUX, parce qu'à la télé il y a aussi des documentaires, émissions et séries intéressantes) passe encore mais une discussion sur la présence de l'objet télé alors que la plupart des centres n'en possèdent pas, ou alors sans réception de chaînes, était vraiment -à mon sens- inutile.

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Invité Noël

Or, bien que l'absence de récepteur doive être admise (ce qui est quelque peu abusif puisque certains, par exemple, ont pu dire comment ils pratiquaient une sélection critique des émissions et en géraient le temps), la télé est présente.dans les têtes. On a pu constater nombre de jeux faits dans nos séjours directement inspirés, voire copiés, de jeux télé. Quid de la créativité, de l'inventivité, du développement des personnalités naissantes lorsque l'on se met dans les rails des productions commerciales mondialisées?

En quoi et pourquoi ces jeux standardisés, mondialisés et dont on évoquera les ressorts si besoin est, doivent-ils supplanter les grands jeux traditionnels de nos cultures. S'ils amènent un progrès, il faut y aller et je suis favorable à tout changement s'il fait améliorer les choses.. Si au contraire par l'imitation ils évitent d'avoir à s'impliquer, ils n'apportent rien. Et, entre autres, je ne suis pas convaincu du bien-fondé de la mondialisation culturelle qui commence ici et là à être critiquée.

Par ailleurs, les ressorts de certaines émissions déjà citées sont les mêmes que ceux des boums(*), miss et autres, les unes portant, soutenant, justifiant, même, ainsi les autres.

Et les jeux olympiques ne vont rien arranger qui ne montrent pas l'olympisme ou l'ensemble des jeux qui commencent par des années d'entrainement et d'efforts, mais uniquement la partie spectacle commercial de gens qui se présentent juste pour se faire sacrer vedette et crouler sous les millions. L'adage "l'important est de participer" n'a pas comme sens de participer à la compétition finale mais de participer à l'effort sportif en général, même si on est pas le meilleur alors qu'il est souvent dévoyé en tolérance à l'échec. Les J.O. risquent fort de terminer en raccourci tu te présentes/tu joues/tu gagnes/t'es la vedette.

La télé, ça va de soi... ? Méfions-nous des allant-de-soi.

Noël

* On est bien d'accord, celles qui sous le nom de boums s'en tiennent aux boums à l'ancienne, sans la variété évoquée par Jean.

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