michelle7

Enfants Difficiles Help!

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bonjour,

je suis directrice d'un accueil périscolaire et je me trouve face à de grosses difficultés avec 3 enfants.

le premier est en famille d'accueil.il est violent avec les autres sans aucune raison la plupart du temps et avec moi si je le mets en colère, violence verbale et physique très importante.il a un passé familial assez lourd, apparement il empreinte le même chemin que ses frères...

les deux autres c'est différent.

refut des règles de vie de groupe, crier, cracher...c'est de la provocation on pourrait même croire que c'est un jeu même si je ne le pense pas.

un des deux a donné "l'exemple" à l'autre qui pourtant allait mieux depuis le début de l'année...maintenant c'est pire que tout.

le premier je peux le calmer si je l'isole on a un lien tout les deux qui me permet encore d'intervenir même si ça reste difficile...il est capable de perturber la vie d'un groupe à lui tout seul sans aucun problème!

le deuxième à littéralement copié le premier sauf qu'il est ingérable!je suis en total échec avec lui.

il n'écoute pas, à craché sur moi aujourd'hui à plusieurs reprise (avant c'était par terre il a passé une étape)...rien ne semble l'atteindre je suis complètement dépassée et nos journées sont ternies par le comportement de cet enfant.

je ne baisse pas les bras mais j'ai besoin de conseils, comment m'y prendre avec eux je ne sais plus quoi faire!

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Salut,

bon on le sait tous, il n'y a pas de recette miracle, malheureusement (ou heureusement d'ailleurs, quel intérêt aurait notre travail sinon ?).

Maintenant, il faut, je pense, que tu procèdes au bilan suivant :

- pour quelles raisons ces enfants perturbent-ils la vie du groupe ?

- quelles sont les choses (réactions ?) qui entraîne chez eux un état d'énervement encore plus grand ?

- quelles sont tes réactions qu'ils apprécient (ou détestent le moins) ?

Rien que ces trois questions, en les mettant en lien, devraient te permettre à mon avis d'en tirer quelques enseignements constructifs.

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Salut,

j'ai des questions plus simples et adaptées à notre boulot :

- cet enfant met-il en danger les autres (adultes, enfants) ou se met-il en danger ? Si oui, il ne peut pas rester dans l'accueil dans ces conditions. Si tu penses qu'il y a un problème familial (ou autre) grave, ce n'est plus de ton ressort, il faut demander un relais auprès des institutions compétentes

- quelle relation as-tu (toi ou ton équipe) avec les familles de ces enfants ? Qu'en pensent-ils ?

- qu'est-ce qui, dans le fonctionnement du centre, ne permet pas à ces enfants d'exprimer ce qu'ils ressentent autrement que par la violence et des comportements agressifs ? (ce n'est qu'une question, car le problème vient peut-être d'eux, et uniquement eux... mais pas forcément)

Rappel : nous ne sommes pas psy, nous ne sommes pas superman (ni supernanny!), nous ne sommes pas juge ni éducateur spécialisé. Si une situation dépasse notre champ de compétence et qu'elle perturbe le déroulement de l'accueil, il faut pouvoir demander de l'aide à l'extérieur.

Bonne soirée et... bon courage.

Modifié par Ludow

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Salut Michelle7,

En lisant ton témoignage, j'ai eu l'impression de me retrouver deux ans en arrière. Je n'ai pas le temps maintenant, de t'apporter des pistes mais je peux te laisser déjà ce topic.

Ensuite, avec les réponses aux questions posées dans les posts précédents, je pourrais sûrement t'aider (ainsi que d'autres, bien sûr) en partant de mon vécu et d'un recul de deux ans.

Je te réponds ce soir.

Bon courage

à plus

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Salut Michelle7,

J'attendais un peu tes réponses pour être plus précise dans mes conseils. Où en es-tu?

Je pense que tu dois prendre du recul, si c'est possible et répondre aux questions de Cesco et Ludow afin de faire le point. A voir, si tu peux le faire avec ton équipe.

Ce qui est sûr et cela a déjà été écrit, c'est qu'il ne faut jamais hésité à demander de l'aide extérieure.

As-tu contacté les parents et la famille d'accueil? Qu'en est-il ressorti? As-tu vu les éducateurs ou les assistantes sociales?

Qu'en dit ton supérieur?

Qu'avez-vous mis en place avec l'équipe et comment réagissent les animateurs?

Le seul conseil que je puisse te donner, au vu des infos que tu as écrites et en attendant des réponses, c'est d'envoyer (par mail, si possible) un rapport détaillé à ton supérieur, à chaque fois que tu rencontres un problème de violence et d'en garder un double.

Tout comme Ludow, je confirme que l'animation ne consiste pas à prendre des coups et des insultes venant d'enfants, qui n'ont pas leur place dans un centre. Je sais que c'est facile à écrire et bien plus difficile sur le terrain.

Rappelle-toi que tu as des devoirs mais aussi des droits. C'est une force de reconnaître ses limites et son incompétence face à des problèmes, qui ne relèvent pas de ton travail.

à plus

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bonsoir à tous et merci de vos réponses

la semaine à été fatigante comme pour beaucoup je suppose c'est pour ça que je n'ai pas pris le temps de revenir avant.

grosse fatigue ce soir je prendrais le temps de répondre plus précisément plus tard j'ai besoin de repos(mon cerveau surtout).

à plus

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Invité Noël

bonsoir à tous et merci de vos réponses

la semaine à été fatigante comme pour beaucoup je suppose c'est pour ça que je n'ai pas pris le temps de revenir avant.

grosse fatigue ce soir je prendrais le temps de répondre plus précisément plus tard j'ai besoin de repos(mon cerveau surtout).

à plus

Quelques réflexions au sujet de la situation:

1) Si je pense que nous avons une action éducative (voir mon post récent à ce sujet en réponse à CESCO), nul ne peut attendre de nous une action de rééducation.

Si nous sommes tous d'une façon ou d'une autre "éducateurs", et si le milieu de l'animation est un milieu qui doit être considéré comme éducatif, il n'est pas pour autant un milieu de rééducation.

2) Si une action de rééducation peut prendre place dans le milieu de l'animation, comme en général dans le milieu normal, "ouvert", elle nécessite quand même des conditions particulières: s'il est vrai que par hasard des situations de rééducation peuvent se trouver spontanément dans une action d'animation (un bel exemple est présenté dans le film "les choristes), elle doit plus couramment être réfléchie, et élaborée par des gens qui ont des compétences dans ce domaine.

Un projet de rééducation peut parfaitement déboucher sur la mise en situation "normale" d'un jeune dont les structures personnelles ne lui permettrait normalement pas d'y évoluer sans problème si cette mise en situation correspond à un projet précis qui, entre autre, tienne compte du contexte. Il est inepte de faire exprès de mettre quelqu'un dans une situation inadaptée au risque de le mettre dans ses problèmes sans soutien pour en sortir... sauf quand, à la limite, au bout du supportable, on intervient en catastrophe et de façon répressive (voir mon post sur les punitions).

3) les participants normaux (supportables) n'ont pas à subir les turpitudes consécutives à des problèmes qui dépassent, ou plutôt qui sont autres, que les compétences des animateurs.

4) Il ressort de tout ceci qu'une situation insupportable n'a pas à être supportée, surtout si c'est au détriment des autres. Au surplus, c'est préjudiciable aux autres "normaux" que leur ambiance soit rendue insupportable et que leur directrice soit fatiguée et donc gênée dans son action. Ce sont les autres, les "normaux" qui en pâtissent. Or nous devons d'abord protéger les victimes: "primum non nocere"= d'abord, ne pas nuire.

En conséquence: il ne s'agit ni de supporter, ni de renvoyer. Il s'agit que soit mises en place les conditions propres à réinsérer convenablement et durablement ces jeunes dans le système normal (et donc normé). Ceci ne relève pas de notre domaine. S'il y a une mesure d'éducation en milieu ouvert en place, il faut la faire intervenir. Sinon, il faut la solliciter au titre de la protection des mineurs en danger (Art. 375 et suivants du Code Civil), laquelle peut être exercée par diverses instances.

Je suis à ta disposition pour aller plus loin si tu le souhaite, mais je ne peux que te conseiller de ne pas supporter l'insupportable, sans pour autant renvoyer car nous avons une action de socialisation.

Noël

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bonjour,

merci de vos réponses.

en ce qui concerne le premier enfant qui est en famille d'accueil j'en ai parlé avec la famille d'accueil.c'est un enfant qui est déjà suivi.apparement elle n'était pas au courant de la violence de l'enfant envers les autres quand il est avec nous...j'interviens peu auprès de lui et j'avoue que je me suis concentrée sur le troisième enfant cité car c'est lui qui me pose de réels problème.

il n'a pas finit les vacances avec nous sur décision de ses parents.le dernier jour il nous jetait des grosses pierres, j'ai bien cru que quelqu'un allait finir par s'en prendre une...on voulait jouer au ballon prisonnier et tant qu'il était dans la cour avec nous c'était impossible!

il refuse toute frustration, quand on le laissait jouer en temps libre ça allait mais dès qu'il fallait ranger pour faire l'activité le carnage commençait.je ne l'ai jamais obligé à faire les activités avec nous, au mieux il se mettait à faire des dessins à coté de nous ou jouait dans son coin mais la plupart du temps il se vengeait sur les autres et les tapaient ou lançait le matériel!il était incontrolable j'ai tout essayé mais il restait hermétique.

j'ai beaucoup discuté avec sa mère elle ne sait plus quoi faire.il voit déjà une psy mais les parents voient peu de résultats...c'est la psy qui a conseillé de mettre l'enfant en accueil de loisirs pour l'aider à se socialiser mais on ne lui a rien apporté malgré tout nos efforts il rejette toutes les règles.

donc voilà avec ce petit bonhomme de 5 ans j'ai atteint mes limites, en 10 ans d'animation c'est la première fois que je vis un échec pareil et c'est pas facile à encaisser!j'ai beaucoup de mal à digérer...

j'ai discuté avec ma supérieure elle est d'accord avec la manière dont j'ai réagit on ne peut pas laisser un enfant metttre les autres en danger.

j'espère que cette histoire ne s'arrêtera pas là, qu'il va avancer avec sa psy(ou une autre), sa mère me parlait aussi peut être d'une thérapie de groupe et qu'il pourra revenir un jour dans de meilleures conditions.

cette histoire m'a beaucoup touchée et va laisser des traces en ce qui me concerne.je me remet énormément en question mais je ne suis que directrice d'accueil de loisirs pas psy.

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Invité olivia

Je me trouve dans une situation similaire dans le centre de loisirs où je travaille, et j'aurais voulu aussi connaitre la suite des évènements et l'évolution de ces enfants après ce labs de temps d'un an et demi... merci

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Oui, ça serait intéressant. Ça serait super, même. Bon là il ne faut pas rêver, ça fait un an et demi... :lol:

Ça m'est arrivé souvent aussi. On ne sait pas comment gérer, on a un bref aperçu de ce qu'on pourrait faire, et puis pschitt! Presque tout disparaît. Secret professionnel des thérapeutes (auquel nous sommes tenus nous aussi en tant qu'animateurs), parents qui s'en remettent exclusivement à la "prise en charge extérieure" et qui ne disent presque plus rien aux animateurs...

Et pourtant on aimerait savoir comment ça a agi, est-ce que ça a marché, etc.

Le cas présenté au départ a été bien géré. Surprenant mais très bien le fait que la directrice communique et soit d'accord avec sa hiérarchie. Hélas pas très surprenant en revanche que la directrice culpabilise ; pourtant elle ne devrait pas, on n'a pas à être expert dans tous les cas extrêmes, et c'est bien de reconnaitre ses limites.

Dans les collectivités, c'est à double tranchant. Il faut reconnaitre ses limites, on est là pour faire de l'animation, divertissement, culture, ou social, pas pour faire de l'éducation spécialisée ni de la thérapie individuelle.

Mais il y a une pente qui nous y emmène, car à force de travailler dans le relationnel on développe des compétences dans les domaines du social et du relationnel... Et les élus, qui ne sont pas experts, exigent la paix publique, et peuvent reprocher aux équipes de ne pas "y arriver" par de mauvaises déduction.

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Invité karine

Bonjour à tous et toutes,

Je suis stagiaire dans un centre de loisirs et il s'avère qu'il y a un enfant qui, quand il est isolé, en activité individuelle, se comporte bien, normalement. Le problème survient lors des activités de groupe. Il est agressif envers les autres enfants et n'écoute pas les moniteurs, il parle mal et brutalise et bouscule tout le monde. Si on a le malheur d'essayer de le recadrer, il dit que personne ne l'aime et que tout le monde lui en veut. Comment feriez-vous ? Je n'ai pas assez d'expérience car c'est mon premier stage (je prépare mon CAP Petite Enfance). Merci d'avance pour vos réponses

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Salut Karine,

Il faudrait que tu nous donnes beaucoup plus de détails, à commencer par l'âge de cet enfant ! A part te rediriger vers les posts plus haut qui comportent plusieurs bons conseils et pistes de réflexion, je crois qu'il est important de dépersonnaliser le conflit. On ne sanctionne pas l'enfant, mais son comportement. Il faut lui expliquer que les mêmes règles s'appliquent à tout le monde. Que ce qui lui est interdit, l'est aussi pour les autres, et qu'il en va de même avec les droits.

Après, il n'y a jamais de recette miracle. Une méthode peu très bien fonctionner dans un cas, et pas du tout dans un autre qui nous paraîtrait pourtant similaire. Il faut chercher, essayer, échouer parfois, en discuter en équipe pour mieux comprendre la situation et tous aller dans la même direction. Puis on réessaye soit jusqu'à trouver des méthodes qui fonctionnent, soit jusqu'à être dépassés par le comportement de l'enfant.

Certains enfants éprouvent des difficultés à s'exprimer à l'oral. Il m'arrive de faire dessiner ou écrire un enfant pour s'expliquer.

Quelles sont les règles de vie énoncées et comment sont-elles formulées ? Je trouve que les formulations positives montrent davantage l'intérêt de ces règles (vivre ensemble), tandis que les formulations négatives ("je ne dois pas...", "il est interdit de...") affichent plutôt le côté restrictions de liberté.

Ensuite, si cet enfant a des difficultés pour vivre avec les autres, peut-être pourriez-vous essayer de le faire jouer avec des petits groupes d'enfants, à des jeux de société, par exemple ?

Ça me rappelle un enfant, huit ans, qui refusait de s'intégrer au groupe et de pratiquer les activités proposées au début d'un séjour. Sauf que lui ne manifestait aucune violence envers les autres. Nous avons discuté avec lui. Il a commencé par accepter puis à chercher les interactions avec les adultes. Puis, petit à petit, ses camarades de chambre faisant preuve de beaucoup de bienveillance avec lui, il a commencé à se socialiser. A la fin, les activités qu'il considérait comme nulle étaient devenues géniales, les autres garçons sont devenus ses amis et je crois me souvenir, mais je n'en suis plus sûr, qu'il s'était même trouvé une petite amie.

Tiens nous au courant de l'évolution !

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