Invité Lyd

Quel Genre De Punition À Instaurer?

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Invité Lyd

Bonjour,

Je suis animatrice en accueil périscolaire et je fais principalement de l'aide aux devoirs les soirs de la semaine. Je travaille sur le secteur avec une autre personne (qui débute dans le métier) car nous accueillons 16 enfants. Chacun prends en charge un groupe de 8 enfants de niveaux mélangés (du CP au CM2) lors de l'étude. Durant la pause du goûter, les enfants se retrouvent ensemble et c'est seulement aprés la "pause" que chacun prends son groupe en charge et va dans une salle d'étude.

Dans le groupe, nous avons quelques enfants "perturbateurs" qui ne respectent pas tout le temps leur camarades et les règles de vie. On a beau les fâcher en leur expliquant leur geste mais rien à faire, on essaye de leur faire comprendre que si ça continue, ils vont être puni.

Par exemple, l'autre jour, ils étaient tous assis sur le banc de la cour pour le goûter et on était en train de leur servir le goûter. Un enfant est venu se plaindre car son camarade à côté de lui, lui donnait des coups de pieds pas trés méchant. J'ai demandé à l'enfant pourquoi il faisait ça et ça réponse a été: "j'ai rien fait". Alors, je lui ai dit d'aller se mettre plus loin car il arrêtait pas d'embêter un de ses camarades. Il n'a jamais vu se déplacer et manquait un peu de respect. Je lui ai alors dit que si il continuait, il serait puni.

Dans ces cas là, la question se pose, quelle punition instaurer??? :bigemo_harabe_net-58:

A part leur faire copier des lignes dont ils refusent de faire, quel genre de punition leur faire faire afin qu'ils comprennent que c'est pas bien??? Pour ma part, je le fais vraiment quand ça devient trop difficile.

Voilà la question que je me pose et à laquelle j'aimerai avoir des réponses sur votre façon de punir et quel genre de punition à instaurer.

Je vous remercie beaucoup de m'éclaicir sur ce sujet.

Lyd.

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Invité Invité

La punition n'a rien d'éducatif. Il faut privilégier la sanction à la punition. (la sanction dans le sens "réparation"). Donc par exemple discussion avec l'animateur, responsabiliser l'enfant sur la conséquences de ses actes.

Il faut aussi toujours se remettre en question dans son organisation, par exemple, ici, confier la distribution du gouter à un enfant (il y aurra plein de volontaire qui le ferons tout aussi bien que les anims) et du coup vous etes plus disponibles pour les enfants et veiller au respect des regles tout en discuttant avec eux.

Voilà mon avis!

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Invité Invité

C'est vraiment une réponse bateau, c'est un lieu commun de dire sanction réparation à la place de punition.

Mais comment veux-tu réparer un coup de pied ou une humiliation, franchement...

Il faudrait vraiment que l'éducation populaire fasse du progrès sur la gestion des conflits, parce que là les manques sont flagrants.

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Invité Invité

Bonjour,

Je suis animatrice en accueil périscolaire et je fais principalement de l'aide aux devoirs les soirs de la semaine. Je travaille sur le secteur avec une autre personne (qui débute dans le métier) car nous accueillons 16 enfants. Chacun prends en charge un groupe de 8 enfants de niveaux mélangés (du CP au CM2) lors de l'étude. Durant la pause du goûter, les enfants se retrouvent ensemble et c'est seulement aprés la "pause" que chacun prends son groupe en charge et va dans une salle d'étude.

Dans le groupe, nous avons quelques enfants "perturbateurs" qui ne respectent pas tout le temps leur camarades et les règles de vie. On a beau les fâcher en leur expliquant leur geste mais rien à faire, on essaye de leur faire comprendre que si ça continue, ils vont être puni.

Par exemple, l'autre jour, ils étaient tous assis sur le banc de la cour pour le goûter et on était en train de leur servir le goûter. Un enfant est venu se plaindre car son camarade à côté de lui, lui donnait des coups de pieds pas trés méchant. J'ai demandé à l'enfant pourquoi il faisait ça et ça réponse a été: "j'ai rien fait". Alors, je lui ai dit d'aller se mettre plus loin car il arrêtait pas d'embêter un de ses camarades. Il n'a jamais vu se déplacer et manquait un peu de respect. Je lui ai alors dit que si il continuait, il serait puni.

Dans ces cas là, la question se pose, quelle punition instaurer??? :bigemo_harabe_net-58:

A part leur faire copier des lignes dont ils refusent de faire, quel genre de punition leur faire faire afin qu'ils comprennent que c'est pas bien??? Pour ma part, je le fais vraiment quand ça devient trop difficile.

Voilà la question que je me pose et à laquelle j'aimerai avoir des réponses sur votre façon de punir et quel genre de punition à instaurer.

Je vous remercie beaucoup de m'éclaicir sur ce sujet.

Lyd.

Quand il a fait ceci, il mérite cela.

Quand il a fait telle chose, il doit avoir telle punition.

.. avec graduation et en tenant compte des circonstances.

Le code pénal, quoi !

Comme le monde pourrait être simple !

Mais même le code pénal prévoit que pour les mineurs la primauté est l'éducatif.. depuis 1945 et les ordonnances relatives aux mineurs délinquants.

Alors, qui punir? l'enfant qui a eu telle réaction dans telle situation ou l'adulte (singulier ou pluriel) qui l'a laissé se mettre dans la situation????

Quelquefois, les enfants sont les miroirs de ceux qui s'occupent d'eux.

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Oh les invités, si vous ne voulez pas vous inscrire sur le site, vous devriez quand même choisir des pseudonymes différents non ? Ca serait plus facile de vous identifier.

Lorsque j'ai lu les propos du premier invité, j'ai moi aussi pensé que c'était une réponse bateau et un lieu commun. Cependant, cette réponse n'est pas du tout dénué de bons sens. Faire distribuer le gouter aux enfants pour être plus disponible, c'est en effet une bonne idée.

Pour répondre à ta question, un simple remontrance peut parfois suffire. Si ça ne suffit pas, si un enfant gêne le reste du groupe, eh bien tu peux peut être essayer de l'isoler provisoirement. Tu lui expliques que, comme il dérange le reste du groupe, il doit se mettre à l'écart pendant quelques minutes, quelques dizaines de minutes. Si la situation persiste, tu peut envisager de le mettre dans un autre groupe en accord avec tes collègues. Là encore, tu lui expliques que, comme il ne sait pas respecter certaines règles, comme il dérange durablement le groupe, il doit être exclu durablement (mais provisoirement aussi bien sûr.)

Lorsque l'on pense aux sanctions, on oublie aussi souvent les sanctions positives. En effet on montre souvent du doigt les enfants qui ne respectent pas les règles, on les punit volontiers. Mais qu'en est-il des enfants qui ont un comportement correct ? Ceux là ne mériteraient-ils pas d'être valorisés ? Plutôt que de sanctionner les comportements défaillants, ne pourrait-on pas sanctionner aussi et surtout les comportement corrects. Ainsi, on peut accorder certaines choses, certains droits aux enfants qui ont un comportement correct. Dans cet état d'esprit, il y a le système des ceintures de comportements qui permet aux enfants d'acquérir des droits.

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Invité Invité n°2

Le bon sens, on fait appel à lui lorsqu'on n'arrive plus à être logique et raisonnable.

*mode disons-la-vérité-aux-français*

Ok on gronde ceux qui se comportent mal, la vraie "réparation" est là, c'est la petite humiliation qu'on fait subir à l'agresseur en le remettant à sa place (d'enfant).

Ok pour isoler ceux qui persistent et/ou qui se montrent dangereux.

Ok pour leur parler, pour les comprendre parce qu'il faut toujours essayer de comprendre les enfants, sans quoi on est injuste, et on risque de prendre des décisions contre-productives. Parler aussi pour expliquer la décision qu'on prend, puisque l'enfant ne comprend pas forcément. D'ailleurs cette explication oblige aussi l'adulte à être raisonnable dans ses choix de "sanction" ou "punition"... dans ses choix éducatifs.

Punir les adultes? Je suis pour, mais ça serait appliqué n'importe comment. Je n'ai aucun doute sur le fait que pour se protéger, les organisateurs (ceux qui emploient des animateurs) accuseront systématiquement leurs animateurs de ne pas faire preuve de suffisamment de bon sens... Un employeur qui a le choix entre dire : "nous n'avons pas suffisamment recruté, mettant les enfants et les animateurs en danger" et "cet animateur n'a pas su gérer son temps de sommeil"... ne va pas se mettre en défaut.

Les sanctions positives, ok sur le principe. Mais à mon avis ça doit rester individuel et privé. Les questions de réputation sont trop graves, et généralement les animateurs ne peuvent pas les gérer complètement.

Ainsi s'en remettre à la réputation pour gérer des questions de comportement est à mon avis une erreur.

Tu affiches au tableau d'honneur, ou tu donnes une ceinture colorée à ceux qui se sont bien comportés ce mois-ci... (ça va faire beaucoup de ceintures...)... Et que faire de ceux qui se comportent mal? Ils deviendront visibles, eux-aussi, par défaut. Si j'étais con je te répondrais :

-pourquoi pas mettre aussi un signe distinctif à ceux qui sont plutôt asociaux? Par exemple un triangle noir. (après tout on veut mettre en avant un modèle dominant, pourquoi ne pas mettre en arrière un modèle gênant?)

-oh et attends, lorsque des garçons ne sont pas assez virils, on pourrait aussi leur mettre un triangle rose...

-vous connaissez la suite...

Des sociétés eugénistes subissent un diktat de règles de comportement qui est aliénant, qui provoque de nombreux drames individuels. Et le pire, c'est que ces diktats, les sociétés y entrent de façon volontaire, du moins au départ. Et après, il suffit de laisser faire les populistes, et autres élus un peu idiots. (ces élus on les croise souvent à l'échelon local, ils veulent bien faire, mais ils ne sont pas assez cultivés, et parfois ils manquent un peu d'intelligence, et donc ils ne comprennent pas les problèmes, et ce qu'ils veulent, c'est la gloire, et pour l'avoir il suffit de dire oui à tout le monde).

Et donc que l'adulte encourage les enfants qui se comportent bien, par exemple en leur donnant des bons points, pourquoi pas. Tant que ça reste un système individuel et qui ne joue pas sur la réputation.

On peut, et on doit probablement, encourager publiquement, tout comme on réprime publiquement ceux qui se comportent mal. Mais on ne l'affiche pas, on ne laisse pas une marque visible, telle est la différence.

Afficher une marque visible qui symbolise le comportement ou des traits de caractère, ça nous force malgré nous à prêter des intentions aux personnes avant de connaitre leurs actes. C'est bien triste d'agir comme ça (et c'est aussi ce qu'on appelle la discrimination).

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Invité Dada

Sympa votre discussion, je vais peut-etre débuter ds le métier et passer un test d'entrée avec dissertation pdt 2h00. Si jamais je tombe sur un sujet qui ressemble à ce que vs venez de dire, vs avez apporté de l'eau à mon moulin. Merci à tous.

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Invité Invité n°3

Je passe par hasard sur le site (sauf pour ceux qui pensent que le hasard n'existe pas, bien sûr) et je tombe sur ce fil de discussion qui me botte bien, alors j'y vais de mon petit commentaire en complément.

Le jeune qui embête ses camarades pendant le goûter, je ne pense pas que ça puisse se solutionner véritablement via une remontrance ou un recadrage de cette seule action, surtout s'il est plutôt "perturbateur" de façon récurrente. Même si ça peut peut-être donner le sentiment apporter une réponse sur le moment dans la mesure où on fera disparaitre le symptôme (les coups de pieds), ça ne s'attaquera pas à la cause qui est derrière (ennui, difficulté à se positionner dans le groupe, sentiment d'isolement et j'en passe). Donc ça recommencera.

J'ai appris à me sentir à l'aise et à gérer ce type de situations sur le long terme avec l'aide de la CNV (communication non-violente)...

Phrase bateau mais importante : la CNV n'est pas une façon de parler ou de s'exprimer, c'est un état d'esprit. Vraiment. Ça fait tomber beaucoup d'automatismes aussi, et ça nécessite d'être prêt à la remise en cause.

Mais c'est d'une justesse et d'une beauté qui me ravit tous les jours...

Les enfants sont super réceptifs à ça et la relation à l'autre devient vraiment "planante".

Je recommande donc fort fort fort d'aller voir dans cette direction pour envisager la question de la relation aux enfants (et aux autres de façon générale), la question de l'autorité, celle de la "sanction" sous un nouvel éclairage.

Un bouquin pour mettre un premier pied dedans : "Les mots sont des fenêtres ; ou bien ce sont des murs" de Marshall Rosenberg.

Enjoy!

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Ah!

Voilà, c'est exactement pour ça que le combat sanction vs punition n'est pas la meilleure porte d'entrée pour les animateurs débutants!

Alors que ça, c'est limpide! C'est compliqué monsieur n°3... mais ça pose la bonne question d'emblée : "être violent ou pas".

Au lieu de se focaliser sur la question punition vs sanction on doit privilégier la question de fond qui est de savoir mettre des limites à la violence des adultes, et leur donner les outils alternatifs.

Le discours sur la sanction "réparatrice" ou "éducative" se répand aujourd'hui comme un dogme très difficile à appréhender.

Et on tombe souvent dans le jeu de devinettes : cette réaction éducative est-elle plutôt une punition? plutôt une sanction?

Et on n'arrive pas à y répondre parce qu'on n'a pas compris que ça parle de la violence des adultes...

Alors ça, la communication non violente, je ne connaissais pas "ce label" (lol) mais c'est bien ça à mon avis qu'il faut faire, présenter la relation d'autorité comme une relation qui doit être non-violente.

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Invité emmanuelle

alors animatrice depuis presque 5 ans je tiens a preciser plusieur chose personne n a la science infuse et chaque enfant et different tu pourras reprimander un enfant le respponsabiliser face a sa betise il en aura rien a faire d autre faire des ligne aussi c est pas top meme leurs crier dessus ne sert a rien. tout d'abord vous me dites que vous etes deux ils sorte de cours et mange leurs gouter avant de reprendre l étude enfin chez nous c est comme sa que sa se passe c est leurs moment de detente alors au lieu d etre a deux a donner le gouter pourquoi pas les captiver par une histoire pa de princesse c est sur il t ecouteron pas mais du coup nous on a instaurer les histoires a mots 5 enfants donne un mots et de la tu cree une histoire lles enfannts seront captiver par cette histoire.

ensuitre pour ce qui est des enfants pertubateur tu en auras tout le temps malhereusement donc les ligne arrete ont est plus dans les annes 90 ont en as souffert nous est sa nous a servi a rien essai de le captivait de l occuper fait lui donner le gouter montre lui que aider peut etre bien il cherche juste a attiré l attention sur lui malhereusement il ne sait pas s y prendre a son age.

voila je ne connais pas tous je suis loin d etre une superbe animatrice mais c est conseil ce sont des astuce qu on a tester et qui fonctionne.

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On s'inscrit en cliquant sur "inscription" (en haut à droite).

Par contre attention, ici c'est un forum ; ce n'est pas une liste de commentaires, mais des participants qui lisent les messages des autres et qui se répondent... (amusant, non?)

Et aussi, tiens, je t'offre ceci :

[ ... . . .. ! ! . , ; ... ? , , . ,, ... , . . ?? ! .]

(c'est de la ponctuation, tu peux t'en servir autant que tu veux, ainsi tes messages seront ainsi plus lisibles).

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Invité Toutoune68

Bonjour à tous,

Je viens de voir le message de l'invité n°3 et c'est la première fois je crois que sur un fil on parle de communication non violente. Je tendrais plutôt à l'appeler bienveillante pour ne pas avoir de négation.

Cette technique demande beaucoup de soi et m'a complètement chamboulé dans mes habitudes. Elle les a même fortement remis en question. Je pensais pourtant bien faire en mettant l'enfant a part et en lui demandant de réfléchir à ce qu'il avait fait mais avec cette technique, l'enfant me semble satisfait et moi aussi sans m'énerver la plus part du temps. je suis pas infaillible non plus.

Je vais vous donner un exemple. L'enfant s'appelle Mattéo et il a 6 ans. Son copain Alan vient me prévenir que Mattéo l'a giflé fortement. Mon premier réflexe aurait été de lui demander de s'excuser et de s'assoir sur le côté pour réfléchir à ce qu'il venait de faire.

Voilà comment j'ai procédé :

Je suis allé voir Mattéo et je lui ai demandé "Tu es fâché ?"

Mattéo "oui on peut même dire que j'étais en colère"

Moi "Hum"

Mattéo "Alan était un brachiosorus et il dormait. J'avais vraiment envie qu'il se reveille alors je l'ai giflé pour qu'il se réveille. Je l'avais appellé plusieurs fois avant"

Sur cet entrefête, Alan arrive et dit "Ben oui mais je dormais profondément, il me fallait du temps pour me réveiller et là tu m'as fait mal"

Mattéo "Je m'excuse allan, je n'aurais pas du te gifler"

Alan et Mattéo sont allé rejouer et les deux ne sont pas encore revenu se plaindre l'un de l'autre.

En gros, j'ai cherché quel sentiment il avait et j'ai dit "hum". Bon j'avoue ça m'aurait pris moins de temps de le mettre à l'écart mais je suis certaine que je l'aurais mis à l'écart depuis plusieurs semaines à plusieurs reprises !

Pour ce qui est du goûter, pourquoi ne pas privilégier de scinder le groupe en deux et d'en faire un moment d'échanges. Je pense que lorsque des enfants se disputent au moment des repas ou goûter, c'est que nous n'avons pas en tant qu'adulte introduit une situation propice à l'échange et l'écoute. N'oublions pas que les enfants sortent d'une journée d'école et qu'il peut leur coûter de rester assis sur un banc calmement encore une demi-heure de plus ne sachant qu'ils devront encore se concentrer après le goûter pour les devoirs.

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Tu as fait de la médiation!

La communication non-violente proposée par notre invité n°3 un peu plus haut est une sorte de label. Il me semble qu'elle est enseignée sous ce nom.

Je crois qu'il vaut mieux l'appeler ainsi car c'est plus clair. "communication non-violente" est un paradoxe (ou un oxymore...)

Et les animateurs à qui on a toujours appris que ce qu'on oppose à la violence, c'est le dialogue (~la communication), doivent être interpellés par cette expression. Existerait-il une communication violente? Peut-on être violent avec quelqu'un en lui parlant? Peut-on pousser quelqu'un à être violent en lui parlant?

Et qu'on se le dise franchement, c'est tellement clair que ça repousse pas mal de monde. Nombreux sont les gens qui estiment ne pas avoir de leçon à recevoir sur le sujet.

Et pourtant je trouve qu'il s'agit d'une bonne façon d'aborder le sujet. J'ai lu beaucoup de textes sur "l'autorité bienveillante". Je crois que cette expression veut déculpabiliser les adultes qui ont peur d'exercer l'autorité. Je pense aussi que cette expression oublie les gens qui abusent de leur autorité, du moins elle risque de les conforter, alors qu'elle doit en principe faire le contraire.

Tout ça pour dire qu'il ne suffit pas de dire que quelque chose est bienveillant pour qu'on comprenne comment ça marche. Il y a des gens qui pratiquent l'autorité bienveillante grâce à la médiation, à la patience, à l'humanisme et à la compréhension, et il y a des gens qui pratiquent l'autorité bienveillante grâce à la menace, à l'humiliation, aux coups et à la morale dogmatique.

Il y a plusieurs types d'autorité, je ne maîtrise pas bien le sujet et je n'ai pas envie d'écrire de bêtise. L'autorité, c'est décrire les relations d'influence entre individus. Qu'est-ce qui donne à un adulte le droit de dire à un enfant quoi faire à un moment précis?

-son travail (animateur, surveillant, enseignant... attention ça ne marche plus quand on n'est pas au travail)

-un titre (élu, médaillé, champion dans telle discipline...)

-une décision commune (lorsqu'on anime un jeu, on énonce les règles et on nomme l'arbitre. Même s'il s'agit d'un enfant, les adultes reconnaitront son autorité.)

-l'expérience (un prof d'arts martiaux, un maître nageur, un formateur en infographie...)

-etc.

Ces différents types d'autorité fonctionnent, globalement ils ne sont pas remis en cause. (on pourrait parler des gendarmes et des enseignants...)

Enfin il y a l'autorité acquise par la violence, celle des caïds de quartier, celle des dictateurs qui tirent sur la foule, et celle des enseignants qui humilient leurs élèves. Celle-là on s'y soumet mais on ne l'accepte pas, et à la première occasion on tente de la renverser. On s'y soumet car on n'a pas envie de se faire tirer dessus ou d'être humilié, on ne l'accepte pas car elle est injuste.

Quand on parle ici et là d'autorité "bienveillante", on participe à mon avis à une confusion. L'autorité est bienveillante, elle participe au bon fonctionnement de notre société.

Mais en campagne présidentielle surtout, on a des challengers qui assimilent "autorité" à "militaire", on a des ministres de l'éducation qui viennent parler d'autorité "naturelle et bienveillante", on a des micro-trottoirs (ça c'est vraiment ce qu'il y a de plus niais dans "le journalisme") de gens qui disent : "y'a plus d'autorité, il n'y a plus de morale", on a des journalistes qui font les sempiternels sujets sur "le retour de la morale à l'école" (alors qu'il y en a toujours eu) etc. Tout cela tourne autour de la question non-dite de la violence envers les enfants. Ils utilisent tous des mots choisis qui font partie de cette idée que pour que la société fonctionne bien, il faudrait être plus violent, en particulier avec les jeunes.

Le plus navrant là-dedans (en dehors des micro-trottoirs) c'est le ministre de l'éducation qui organise des travaux absolument exemplaires à l'échelle mondiale contre la violence, et qui lorsqu'il est devant un micro de campagne est aussi nauséabond que les autres sécuritaires à deux balles.

La violence sur les jeunes, c'est un vieux fantasme. Il faut regarder "le ruban blanc" de Hanecke pour comprendre de quoi il s'agit.

Pour en revenir à ce que tu disais, toutoune68, et à ce que disait invité n°3, même si la violence est le chemin le plus facile pour se faire obéir en tant qu'adulte, on ne doit pas céder. Il est bien plus intéressant au long terme d'utiliser la médiation, la compréhension (la communication non-violente?), etc. D'un maton écervelé qui gueule sur tous les mioches, on peut ainsi se transformer en un adulte reconnu par les enfants, les collègues et les parents... Ça ne change pas le monde mais ça y contribue.

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Invité Kierna

Salut salut

Je vois que ce sujet échauffe les esprits et fait travailler les cerveaux... Voici mon opinion :

1/ La communication non violente n'est pas une "technique", c'est une faculté qu'on acquiert une fois qu'on a été éduqué. C'est savoir discuter avant de montrer les dents. C'est essayer de comprendre l'Autre en mettant ses affects à distance.C'est se comporter en adulte.

2/ Un adulte qui répond à un enfant par un comportement violent (dans ce qu'il dit ou dans la punition qu'il inflige) ne l'éduque pas : il lui donne le modèle : "quand on te tape, tu tape". (précisément ce qu'il lui reproche de faire à son camarade)

3/ Même si on fait en sorte d'avoir une relation privilégiée et d'être à l'écoute de chacun, certains enfants présentent un réel trouble du comportement perturbateur et ce n'est pas en 2 semaines qu'on va les rééduquer. Il faudrait être psy ou éduc et avoir une relation duelle et durable avec l'enfant. Si on se permet d'avoir une telle relation en tant qu'animateur, c'est au détriment de tous les autres enfants du groupe, pour lesquels on sera moins présent, et c'est dépenser une énergie psychique énorme pour trop peu, voire pas de résultat.

4/ Pour moi, il est nécessaire d'employer la violence avec des enfants présentant une PATHOLOGIE comportementale. D'abord parce qu'on a essayé toutes les autres techniques et qu'elles se sont avérées inutiles, ensuite parce que ces enfants sont (malheureusement) habitués, recherchent et se soumettent à la violence. C'est à partir de mon vécu que j'ai tiré cette constatation, et c'est très frustrant de se dire que cet enfant n'aura pas changé au sortir de la colo ; mais c'est les limites du métier d'animateur... C'est pourquoi je prépare de DE de psychomotricienne !

Kierna

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Il me semble que la communication non-violente est rare, qu'elle n'est pas systématique, loin de là, chez les adultes.

L'éducation, pour moi, peut être bonne ou mauvaise. Refuser de nommer "éducation" un acte qu'on juge malveillant, quelque part c'est fermer les yeux sur cet acte. Or il y a bien des parents qui entendent "frapper et punir" lorsqu'on leur parle d'éducation. Ceux-là justement doivent pouvoir entendre que l'éducation ne concerne pas que l'épanouissement. Sinon c'est facile de laisser l'épanouissement aux instits, et de vaguement s'occuper de la politesse lorsque ça devient indispensable, à l'ancienne, en menaçant et et tapant.

Quant au modèle "quand on te tape, tu tapes", je n'ose pas te demander comment tu fais... tu tends l'autre joue? ^_^

Moi je dis qu'il faut pas se laisser faire. Quand on t'agresse, tu es parfaitement en droit de répondre.

Il faut prendre en compte la relation entre les deux, l'agresseur et sa victime.

Dans beaucoup de cas, ils tapent parce qu'ils n'ont pas eu de meilleure idée et faire de l'arbitrage ou mieux, de la médiation, c'est suffisant. Dans d'autres cas, il peut s'agir de violences répétées, d'une dynamique de harcèlement, biensûr c'est possible sans aucune violence physique. Dans ce cas précis, la violence est bien réelle et elle est intolérable.

Vu de loin, on peut trouver beaucoup plus violent Téo qui vient de donner un gros coup de pied que Thomas qui lance une petite moquerie. Et finalement, Téo s'est peut-être défendu parce qu'on venait de lui foutre une claque, et c'est un événement isolé dans l'année, et on n'en entendra plus parler ensuite. Et finalement, Thomas participe peut-être au calvaire d'un autre enfant en particulier qui subit tous les jours, à chaque récré, les moqueries de plusieurs autres élèves.

Voilà pourquoi j'en conclus que le mal n'est pas dans le fait de taper quand on se fait taper.

Ok sur le fait qu'on ne soit pas éducateur, cependant il y a des enfants qui ont des journées d'école de 12h, alors qu'ils sont pendant 6h en classe... où passent-ils les 6 autres heures? Ou plutôt avec qui? Ben... avec des animateurs parfois, alors il ne faut pas déconsidérer leur valeur éducative, au contraire!

On le disait plus haut, il y a un côté vraiment planant à être reconnu comme celui qui permet une ambiance sereine, par les enfants, les collègues, les parents... donc sans menace ni rien. Tout n'est pas rose, mais au fil du temps on construit son image dans une cour de récré, dans un centre de loisirs...

Même pour les enseignants, ce sont des gens très bien, mais l'esprit de corps et leurs difficultés courantes au boulot les poussent parfois à ignorer les questions comportementales... alors que ces questions sur les punitions et la non-violence pourraient aussi les concerner et même les aider.

Enfin quand on a à faire à un enfant qui a un gros problème de comportement, il n'y a pas que l'enfant qui compte, il y a aussi ses parents, c'est indissociable.

Par rapport aux enfants ayant une pathologie comportementale : de quoi s'agit-il? et de quoi parles-tu lorsque tu dis qu'il est nécessaire d'employer la violence?

Je pense qu'il faut dire ça avec beaucoup de réserve, parce que mis à part dans des cas extrêmement rares (observés 2 ou 3 cas en dix ans) de comportements totalement irrationnels, pour lesquels on est obligé de s'opposer avec une telle énergie qu'on pourrait assimiler ça à une certaine violence, je ne crois pas trop comprendre... En tout cas jamais même pour ces cas-là je n'ai pensé qu'une claque, une humiliation, une menace ou un mauvais traitement quelconque pouvait être une solution.

Ils sont déjà pas bien, ce n'est pas la peine d'ajouter à leur souffrance...

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Invité FIFI 84

Oblige toi à les occuper, cela t'évitera de les punir !!!

Je sais c'est facile à dire...

L'adulte ne doit pas oublié qu'il est là pour faire respecter les règles de vie collective et la sécurité des enfants.

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Invité Anne

Lisez "Sanctionner sans punir" d'Elisabeth Maheu, c'est the Bible pour réfléchir à une démarche qui fait sans doute perdre du temps au début, mais en fait gagner beaucoup à la fin. L'enjeu de la réparation c'est surtout de ne pas enfermer l'enfant dans sa bêtise et de pouvoir le valoriser (ben oui, t'es un gars chouette, un super réparateur quoi....). combien d'enfants "turbulents" se construisent dans l'opposition, parce qu'ainsi ils existent... et il n'y a pas photo, la punition est à proscrire. Humiliante, elle satisfait plus celui qui la donne que celui qui la reçoit (ah tu m'as fait suer et bien ça va être à ton tour d'en baver)... Creusez vous la tête, inventez, la sanction éducative c'est génial et créatif... Et puis surtout les enfants s'ils sentent que justement vous ne punissez pas mais que vous aidez à réparer seront beaucoup plus enclins à venir dire leurs bêtises... Ma grand-mère qui m'a beaucoup inspiré dans ma pratique pédagogique me disait toujours avec beaucoup de bienveillance : "et bien tu n'as qu'moitié fais" autrement dit "maintenant il faut que tu répares"...

Quelques exemples vécus :

un enfant de CM2 traitait un camarade de classe nommé Le Goff de leboeuf, l'autre part en colère et répond à la provocation... depuis un mois, le premier récupérait des lignes et des lignes de son enseignant mais continuait. Ca se passe pendant une heure où j'interviens en animation et hop, ni une ni deux, je prends l'insulteur avec moi pendant l'heure de récré post-repas, il paraît puni pour le reste de la classe (la micro-société), sauf qu'en face à face je propose à notre provocateur d'aller chercher le sens du mot Le Goff sur internet en lui expliquant bien que tous les noms de famille ont un sens (j'avais cherché auparavant pour éviter d'amplifier le problème de la moquerie, ça tombe bien Le goff, c'est le chaudronnier en breton, et c'est le métier le plus important du village à l'époque) ; puis nous allons chercher le sens du nom de mon ami provocateur, puis de fil en aiguille le voilà qui fait les noms de tous les copains de sa classe... 1h passe et il arrive bien fièrement auprès de son enseignant en lui montrant son résultat. Enseignant intelligent qui l'a félicité (j'en avais mis une couche avant)... On n'a plus jamais entendu parler ensuite d'insultes Leboeuf...

- en colo une petite fille de 10 ans a pris en photo un petit garçon de 9 ans en train de faire pipi dans la haie. Il arrive très ennuyé dans mon bureau : "Anne, moi je ne veux pas que mon zizi soit dans son album photo" Bien sûr je me suis retenue de rire et j'ai d'abord fait les gros yeux "mais pourquoi faisais-tu pipi dans la haie ?" (il y a des sanitaires à côté) ; puis j'ai contacté l'éducateur de la petite fille au téléphone qui m'a confirmé ce que l'équipe avait perçu, à savoir une petite fille à qui il avait fallu apprendre l'intimité, parce qu'elle dormait dans la même chambre que ses frères et soeurs... La petite fille en question avait pris de nombreuses photos avec deux appareils jetables de ses copines.... Grande discussion le soir en équipe. Que fait-on ? On aurait pu lui confisquer son appareil photo et basta. Ca c'est de la punition fastoche... mais en quoi ça fait avancer le schmilblick ??? Donc, pour les appareils des copines, la misstnguette avait de l'argent de poche, donc facile, on l'a fait acheter deux autres appareils jetables (mais c'est elle qui a pris sur son temps de jeu pour aller avec moi) et puis avec son animatrice référente, nous lui avons fait feuilleter un magazine type "images doc" ; elle aimait les images, facile ensuite de lui faire prendre conscience que des beaucoup de gens étaient comme elles, aimaient faire des photos, et en plus qu'ils avaient choisi d'en faire leur métier... Mais que comme tout métier, ça s'apprend... Qu'il y avait au contraire des gens qui n'avaient pas appris à respecter les autres et qui volaient des photos, les paparazzi quoi... (on lui avait demandé si elle serait d'accord pour que le camarade dont elle avait volé l'intimité vienne en faire autant, à son tour... sa réaction nous avait rassuré sur le fait qu'elle avait conscience de sa bêtise - ça ne sert à rien de poser une sanction si l'enfant n'est pas conscient qu'il a mal agit)... Et voilà notre fillette en train de préparer avec l'animatrice un carnet multicolore des règles du super photographe.... L'idée était de pouvoir à la fois l'isoler dans une activité (parce que mine de rien tous les autres enfants attendaient sa punition au quart de tour), mais en la valorisant (d'où l'idée de fabriquer un chouette carnet qui allait lui servir ensuite)...

je pense aussi à Quentin, 9 ans qui en mini-camp à la ferme avait regardé une petite fille de 9 ans prendre sa douche en lui disant "je vais te niquer"... Cette dernière avait fait pipi au lit dans la nuit et avait attendu que l'enfant reparte en premier convoyage vers la colo pour se confier à son anim ; elles étaient ensuite toutes les deux venues me raconter l'affaire... La petite fille souhaitait une réparation-discussion avec Quentin et que ce dernier s'excuse devant tous les animateurs... Et nous en équipe nous avons trouvé judicieux de contacter l'agriculteur pour lui demander s'il pouvait accompagner Quentin à clouer une planche sur la fente de la porte (et ce pendant que j'emmenais les enfants au second mini-camp, ce qui fait que beaucoup l'ont vu faire de loin ce qui les a assurés qu'il était "puni" - ça paraît banal, mais ce genre d'histoire fait vite le tour de notre mini société et les enfants ne se font pas de cadeaux !) et surtout Quentin a été invité à s'excuser en préparant deux magnifiques bouquets de fleurs, l'un pour la petite fille, l'autre pour l'équipe d'animateurs qui avait pris beaucoup de temps avec cette histoire ; il est allé avec un anim dans un grand champ et je peux vous dire que les deux bouquets n'avaient rien à envier à un fleuriste. On a donc pu valoriser cet enfant et dédramatiser l'histoire somme toute banale de la curiosité enfantine. restait le "je vais te niquer" qui nous embêtait beaucoup... nous avons pensé que quentin avait vu des films porno et un des anims volontaires a eu un petit échange avec lui à ce sujet. Bingo. Ce qui m'a permis lorsque j'ai eu la maman de Quentin au téléphone de lui en toucher deux mots...

Voilà... la sanction éducative, y'a pas de recette, mais c'est une démarche en trois temps : que me dit l'enfant dans ce qu'il fait ; comment lui permettre de réparer sans être enfermé dans sa bêtise, comment restaurer le lien de confiance et le valoriser.

Et si Elisabeth Maheu fait une conférence dans votre secteur, allez-y, c'est passionnant...

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Ok, mais au fait, pourquoi choisir de "sanctionner" plutôt que "punir"?

Je radote, mais la porte d'entrée dans le thème de _______ est classique ; "sanction ou punition" même si ce sujet commence à être un peu daté, il en a intéressé plus d'un... et aujourd'hui il existe d'autres façon d'aborder ce thème, d'autres sujets.

Intrigant, le sujet sur les insultes. Je sais pas si j'aurais fait mieux (on voit mieux la poussière que les autres ont oublié plutôt que la sienne...) mais j'ai été surpris. Pas un mot sur la victime? Celui qui faisait ce jeu de mot bébête s'est-il excusé?

Peut-être discutable aussi le temps que tu expliques avoir consacré à un enfant qui a fait des bêtises. Tout aussi discutable que le fait de le mettre en avant précisément parce qu'il a fait des bêtises. Discutable aussi de ne pas le sensibiliser à ce qu'a ressenti la victime des moqueries.

la sanction éducative, y'a pas de recette, mais c'est une démarche en trois temps : que me dit l'enfant dans ce qu'il fait ; comment lui permettre de réparer sans être enfermé dans sa bêtise, comment restaurer le lien de confiance et le valoriser
Si si si, la "sanction éducative" est une très grosse recette, mais la recette de quoi, ça il y a un paquet de cuisiniers qui l'ignorent.

Pour parler jardinage, je pense que quand on parle de punition, c'est comme couper tout ce qui dépasse (à la fin il reste plus que le tronc), et quand on parle de sanction, c'est comme mettre l'engrais du bon côté et les tuteurs là où il en faut (à la fin il y a un arbre vivant).

Sur l'histoire du porno, méfiance sur toutes les déductions hâtives. Pour qu'un enfant jeune sache parler comme un collégien, il lui suffit généralement d'avoir un grand frère ou une grande sœur. Et puis le porno à 9 ans ça n'a plus grand chose d'exceptionnel hélas.

Si la fille a reçu ça comme des menaces de la part de Quentin (tu dis qu'elle a fait pipi au lit) avez-vous sensibilisé Quentin à la souffrance qu'il a occasionnée? Est-ce qu'il a écouté la fille lui dire ce qu'elle a ressenti?

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Invité Siham

Bonjour je suis animatrice depuis seulement quelque mois et je voudrait savoir si c’était interdit de donner une punitions écrite à l’enfant comme ce qu’on nous donner à l’école ? 

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