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Les rythmes de vie  Les rythmes de vie
La chronobiologie, Le sommeil
Veille / Sommeil, Autres rythmes
 
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La chronobiologie

Science récente, la chronobiologie est l'étude des variations périodiques et prévisibles des fonctions psychologiques et physiologique des êtres vivants. Elle a développé des méthodes et des concepts qui lui sont propres. Les variations qu'elle étudie se manifestent à tous les niveaux : cellules, tissus, organes, individus.

Ainsi, l'étude des cellules montre qu'elles ne peuvent pas tout faire en même temps. On constate qu'elles sont programmées pour certaines fonctions à certains moments de la journée, et pour d'autres fonctions à d'autres moments de la journée.

Il en va de même pour l'homme - et donc l'enfant. Ainsi, il adopte - dans la première année de sa vie - un rythme circadien (d'environ une journée). Ce rythme semble naturel : un spéléologue restant six mois sous terre adopte un rythme de 24h30 à 25 h.

Durant un cycle circadien, chez l'adulte, la température du corps atteint son maximum au milieu de l'après-midi le rythme cardiaque baisse après la cinquième heure de repos; le foie stocke les sucres au début de la nuit. Ce n'est pas le fruit du hasard : tout le corps vit au rythme d'une sorte d'horloge interne.

De nombreuses fonctions de l'organisme dépendent en partie de repères extérieurs, les synchroniseurs. Ceux-ci ne créent pas les rythmes, mais ils peuvent en déterminer des modifications. Ainsi, il a été prouvé que le changement d'heure en été peut perturber durablement des fonctions essentielles chez de nombreux enfants.

Le sommeil

A soixante ans, on a dormi vingt ans, et rêvé cinq ans...

Le sommeil n'est pas une petite mort, mais la poursuite sous d'autres formes de l'activité du cerveau et du corps tout entier. Il joue un rôle important dans la croissance physique et la maturation du système nerveux.

Le sommeil n'est pas un processus continu. Il est caractérisé par l'existence de cycles de deux heures (en réalité, cette durée est variable selon les individus).

Chaque cycle de sommeil comporte des stades. Le fonctionnement du cerveau et de tout l'organisme diffère selon les stades.

Périodes de sommeil :
Stade I : Sommeil lent léger (env. 90mn)
Stade II : Sommeil lent moins léger (env. 90mn)
Stade III : Sommeil lent profond (env. 90mn)
Stade IV : Sommeil lent plus profond (env. 90mn)
Stade V : Sommeil rapide ou paradoxal (env. 20mn)

Le sommeil commence par une phase d'endormissement :

Dans de bonnes conditions, juste avant l'endormissement, le cerveau émet des ondes de relaxation.

Puis le cerveau émet des ondes moins rapides, l'organisme manifeste des modifications : bâillements, paupières lourdes, révulsion des globes oculaires, recherche d'une position confortable.

Entre chaque cycle, pendant quelques minutes, se reproduisent les caractéristiques de l'endormissement: on parle de phases intermédiaires.

Pendant cette phase, le cerveau effectue un choix: ou sortir du sommeil, ou recommencer un nouveau cycle. Pour se lancer dans un nouveau cycle, il faudra :

- que l'organisme ait encore besoin de récupérer
- qu'il n'y ait pas de sollicitations extérieures trop fortes.

Chaque enfant a ses propres rites d'endormissement : nounours, succion du pouce, veilleuse. Il parait tyrannique de s'y opposer: imaginez une seconde qu'on vous oblige à dormir dans une position qui vous déplaise...

Si un enfant s'endort hors de son lit (à table, en veillée), il semble judicieux d'attendre 20 minutes avant de le déplacer, pour éviter de le réveiller.

Le sommeil lent

Le sommeil est de plus en plus profond du stade 1 au stade IV. La coupure avec le monde extérieur est de plus en plus grande. Aux stades III et IV, si on le réveille, il est très mal à l'aise, avec une sensation pénible d'inconfort.

Les quatre stades du sommeil lent permettent la récupération de la fatigue physique.

Le sommeil paradoxal

On l'appelle sommeil rapide (parce que l'électroencéphalogramme s'accélère pendant ce stade) ou sommeil paradoxal (parce que le dormeur parait prêt à s'éveiller, alors qu'il est en réalité au plus profond de son sommeil).

La respiration devient irrégulière, le cœur s'accélère, les yeux sont animés de mouvements rapides, les muscles de tout l'organisme sont totalement relâchés.

C'est la phase du sommeil à rêve. Le réveil provoqué à ce moment est difficile, parfois douloureux. Cette phase permet la récupération de la fatigue psychique et la maturation du système nerveux.

L'inégalité des cycles

Au cours d'une nuit de sommeil, tous les cycles n'ont pas des phases de même durée. Dans les premiers cycles, le cerveau accorde la priorité à la récupération de la fatigue physique, et écourte les stades de sommeil paradoxal.

Dans les derniers cycles au contraire, les stades 1 à IV sont écourtés au profit du sommeil paradoxal.

Concrètement, un enfant dont on perturbe systématiquement la fin de la nuit (réveils répétés pour aller chez la nourrice, à l'école) ne pourra pleinement récupérer sa fatigue nerveuse.

Le réveil

Les règles pour un éveil agréable découlent de ce qui précède : il faut que le cycle de sommeil ait pu se dérouler normalement jusqu'à sa fin.

Pour cela, il suffit de laisser, quelques temps avant l'heure du lever obligatoire, les bruits de l'appartement ou du centre pénétrer en douceur dans la chambre de l'enfant. Celui-ci se réveillera naturellement en période intermédiaire.

Si on doit réveiller impérativement un enfant, il ne faut pas le secouer, mais lui caresser le front et lui parler doucement.

Le rythme veille / sommeil

Les besoins de sommeil varient considérablement d'un individu à l'autre. Par besoin de sommeil, on entend la durée que dort un individu quand il est placé dans des conditions qui ne perturbent pas son sommeil (au bout d'une semaine de vacances, par exemple). Hélas, besoin de sommeil et durée réelle du sommeil différent chez beaucoup d'individus. Ainsi, on a étudié les besoins de sommeil de 107 enfants de 3 à 4 ans. Ces besoins allaient :

- pour le sommeil nocturne, de 9 h 43 à 12 h 05, soit 2 h 22 d'amplitude,
- pour le sommeil total, de 10 h 08 à 13 h 48, soit 3 h 40 d'amplitude.

Quand les animateurs décident de l'heure de coucher et de lever des enfants, ils ne doivent pas oublier cette vérité:

Deux enfants du même âge peuvent avoir des besoins de sommeil différents de plus de deux heures.

A titre indicatif, voici les besoins de sommeil par âge. Il s'agit là de moyennes :

Très tôt, les enfants se spécialisent en "lève-tard", ou "lève-tôt", "couche-tard" ou "couche-tôt" dès le sixième mois pour certains.

- 4 ans : 11h30,
- 5 ans : 11h00,
- 7 ans : 10h00,
- 10-12 ans : 09h00,
- 14-16 ans : 08h30

C'est pourquoi la solution du lever individualisé (échelonné sur 2 h) et du petit déjeuner échelonné (sur 1 h 30) semble la seule solution qui permette de respecter ces besoins biologiques.

A partir de la fin de la première année, la réduction de la durée du sommeil de l'enfant se fait sur le sommeil diurne (les siestes).

Dans la même étude, il apparaît que les besoins de sommeil diurne varient de 4 min à 131 min.

Pour respecter une bonne qualité de repos, une sieste doit donc durer :
- soit 10 à 20 minutes (la durée d'un endormissement permettant une relaxation)
- soit la durée d'un cycle, c'est-à-dire entre 1 h 30 et 2h.

Certains enfants n'ont plus besoin de sieste dès l'âge de 3 ans ; d'autres, par contre, en auraient besoin jusqu'à 8 ans...

Pourtant, dans de nombreux CVL, on voit des siestes obligatoires pour tous les enfants jusqu'à 6 ans, voire plus. Un enfant qui n'a pas besoin de dormir ne finira par s'endormir de guerre lasse que longtemps après les autres. Il se réveillera donc longtemps après les autres, si on ne le réveille pas.

- On l'aura donc forcé à dormir, perturbant son rythme naturel de sommeil,
- On l'aura réveillé, peut-être pendant son sommeil paradoxal,
- Et l'animateur triomphera: "Vous voyez bien qu'il avait envie de dormir !"

En maternelle, il est préférable de coucher tous les enfants dans une ambiance calme et relaxante (silence ou musique douce), et de lever silencieusement ceux qui ne dorment pas au bout de dix minutes, pour leur faire faire dans une autre pièce des activités calmes, où ils seront rejoints, au fur et à mesure de leurs réveils par les autres enfants.

Les autres rythmes

Les études ont surtout été faites en milieu scolaire, et ont souvent mesuré prioritairement les performances intellectuelles. Ces études démontrent que tous les jours de la semaine ne sont pas pareils (meilleurs jours : mardi et jeudi), que certains moments de la journée sont plus favorables pour la performance scolaire (matin et fin d'après-midi ; « ah, le coup de barre de 13 / 14 h ! »), que la croissance est plus forte en automne...

Elles montrent aussi l'influence du petit déjeuner sur la concentration et les performances des enfants le matin.

Elles confirment l'importance d'une grande régularité dans les prises de repas, le système digestif ayant lui aussi besoin de moment de repos (ce qui condamne le «grignotage continu» qui entraîne une action permanente des sucs digestifs et une agression des muqueuses.)

 
 
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