alaure

Connaissance De L'Enfant Et De L'Adolescent

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Bonjour,

En début de session BAFA FG, j'ai l'habitude de mettre en place deux temps de formation autour de la connaissance de l'enfant, puis de l'ado. On y aborde les besoins, les caractéristiques physiques, intellectuelles, affectives & sociales, ainsi que leurs centres d'intérêt. Et ceci, de la façon suivante : un tableau à double entrée est affiché (tranches d'âge / caractéristiques...). Chaque stagiaire tire au sort un "bloc" de caractéristiques qu'il doit replacer dans la bonne case, en argumentant. On échange autour de cela et on passe au suivant.

Mon problème : j'aimerais trouver une méthode plus dynamique. Car j'ai l'impression de "perdre" certains stagiaires en cours de route avec cette méthode-là. Précision : on fait de petits groupes.

> Avez-vous d'autres idées, d'autres méthodes ?

Merci d'avance.

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Ah moi j'ai bien une idée... lol

Tu leur expliques tout avec des supports pratiques (diaporama, tableau, forme synthétique) et tu leurs laisses ensuite un résumé sur un document qu'ils conserveront après la formation.

Ils sont adultes ils sont en âge de suivre un cours magistral.

Biensûr c'est un peu une provocation : je pense que peu de gens oseraient dire qu'ils fonctionnent comme ça dans le domaine de l'éducation populaire... Il faut toujours des formes plus participatives, plus ludiques, plus inventives, etc.

La méthode frontale je trouve que ce n'est pas un drame, surtout lorsqu'on s'adresse à des adultes qui font appel à nous pour qu'on leur apprenne des choses.

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Invité peter

Biensûr c'est un peu une provocation : je pense que peu de gens oseraient dire qu'ils fonctionnent comme ça dans le domaine de l'éducation populaire... Il faut toujours des formes plus participatives, plus ludiques, plus inventives, etc.

Tu confonds éducation populaire et éducation active.

Du coup ta provocation tombe un peu à l'eau

Mais d'accord pour dire que des apports théoriques comme ceux ci peuvent très bien passer par une séance magistrale en formation BAFA

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Invité alaure

c'est bizarre, j'ai l'impression que c'est un peu compliqué de faire un post sur un forum sans se prendre une petite pique d'humour pas toujours très drôle derrière...

bref. moi non plus je ne suis pas contre certains temps de formation plus magistraux que d'autres. c'est juste que j'ai l'impression qu'avec ce genre de méthode, il est plus difficile de capter l'attention de tout le monde ; or, c'est quand même un temps très important, dans lequel ceux qui "suivent" percutent plein de choses et échangent beaucoup sur leur approche.

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Non non je ne confonds pas.

On n'a peut-être pas la même appréciation du milieu en fonction de notre expérience, mais je parlais bien de l'éducation populaire en général et pas uniquement des CEMEA ni même de jeunesse et sports.

Et pour alaure, non ce n'était pas une pique d'humour mais une réflexion qui m'est propre et que je défends depuis plusieurs années. Pardonne moi d'avoir un peu déconné en même temps, la prochaine fois je gueulerai sur un ton autoritaire! :P

Sur une méthode participative, on pourrait déjà en discuter. Les méthodes semblent capter plus d'attention, parce qu'on a plus de questions qui surgissent, ou alors on voit moins de baillements, on voit des attitudes plus concentrées, des nombreux yeux tournés vers le centre d'intérêt.

Est-ce que le rendement temps/apprentissages est forcément meilleur, je n'en suis pas convaincu.

Nombreux sont mes formateurs qui m'ont dit "il faut évaluer" mais qui ne m'ont jamais appris comment faire, force est de constater qu'ils ne savaient pas le faire eux-mêmes.

Si on évalue l'adhésion des stagiaires en temps réel (par les signes que j'indiquais plus haut) et à postériori (en faisant un bilan avec eux) cela ne donne pas d'indication sur la réussite de la formation, c'est à dire le nombre de notions que les stagiaires auront retenu disons... trois semaines après formation "théorique" (qui s'applique souvent à mon goût à être pratique malgré son nom).

En faisant du participatif, on remplit plus facilement un temps de formation aussi. Si ce n'est pas le cas pour toi, je l'ai subi plus d'une fois, le coup du formateur qui ne se foule pas, qui demande du participatif à ses stagiaires, et qui n'est pas capable d'en rajouter ou d'analyser après...

Lorsque j'ai passé mon BAFA nos formateurs nous faisaient faire des séances en groupe, en gros on faisait un brainstorming sur un thème comme "les 7-12 ans", on synthétisait (à moitié) sur une grande feuille de paper-board, et un rapporteur présentait ça aux autres groupes.

Résultat : une belle perte de temps dans les deux heures de brain storming en groupe. Et un jugement hâtif de mes formateurs qui m'ont jugé trop peu impliqué, qui m'ont menacé de ne pas me donner mon stage etc. "travaille au lieu de glander" m'ont-ils dit.

Alors que moi je ne voyais pas quoi faire ni raconter face à des formateurs qui savaient tout et qui refusaient bizarrement de nous le dire, face à d'autres stagiaires bien plus savants que moi, je ne voulais pas causer pour raconter des inventions et me faire mousser. J'écoutais tout attentivement, et il m'arrive de regarder le plafond quand j'écoute quelqu'un. Le formateur, ce pauvre type qui m'a jugé idiot et qui m'a parlé comme à un crétin de 15 ans n'avait pas imaginé ça! Ses critères d'évalutation étaient erronés, tout simplement.

En ce qui concerne le décrochage des stagiaires... Ben il va bien falloir qu'ils se mettent au travail à un moment où l'autre. S'ils savent pourquoi ils sont venus en formation, alors ils font l'effort de suivre. Peut-être faut-il discuter avec eux du contenu plus que de la forme.

Alors bon je ne sais pas comment ça se passe entre formateurs. C'est sûr qu'être le seul à vouloir faire du frontal quand tous les autres sont persuadés que ce n'est pas bien, ce n'est pas évident. On doit penser qu'on est dans la mauvaise direction, et les stagiaires aussi. Et puis ce n'est pas évident de tout organiser, du coup.

Toujours est-il qu'au boulot il faut des gens capables de faire des efforts. Je ne sais pas comment c'est en BAFD mais en BAFA mon opinion est faite depuis longtemps : le marché du travail est saturé d'anims qui ne sont pas sérieux. On pourrait faire des formations qui les filtreraient dix fois plus, ça ferait du bien à la profession.

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Jean, je ne sais pas cmt on fait apparaître des citations, mais pour résumer, tout à fait convaincue par tes 3 derniers §. Sur le dernier stage, j'étais finalement étonnée de tout ce qui ressortait tout au long de la session de formation générale (plus adapté certainement comme terme que formation théorique) en rapport avec ces temps sur la connaissance de l'enfant et de l'ado. Il est vrai que c'est aussi à chacun de se prendre en charge et s'investir dans la formation, et finalement, il est déjà temps, dès le 1er jour !

Et pour ce qui est de ta 1ère intervention, je l'ai pris un peu de travers parce qu'en parcourant le forum, je trouve qu'il y a très souvent des réponses agressives ou déplacées, ironiques, ce qui n'encourage pas à poster, mais qui n'est pas de ton fait, Jean, évidemment !

Merci pour les, réponses.

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Oh ça m'arrive aussi, sûrement, sans trop m'en rendre compte. Je n'ai pas de mauvaise intention envers qui que ce soit, mais de temps en temps il y a quelqu'un qui me dit que je suis un con... C'est internet.

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J'ai passé mon BAFA à 20 ans, autant dire que j'avais le sentiment d'être un véritable dinosaure par rapport à mes petits camarades qui venaient presque d'obtenir le Brevet des Collèges... ;) En sortant d'un an de Fac, j'aurais aussi préféré des cours magistraux, j'ai été assez dérouté par les méthodes de mes formateurs, mais elles ont porté leurs fruits par ce que je me souviens parfaitement de tout ce que j'ai appris là-bas sur la connaissance de l'enfant...

Ils nous ont séparé en petits groupes dans un premier temps en confiant à chaque groupe le soin de s'occuper d'une tranche d'âge...

Le but de l'exercice était de découper dans du carton une silhouette grandeur nature de l'enfant de la tranche d'âge traité...

Ensuite, on devait trouver des illustrations dans des magazines et coller au niveau de la tête ce qui concerne leur développement intellectuel et morale. Dans leur bras, leur développement physique, dans leurs jambes leurs développement physiologique, dans leur coeur, le développement social et affectif et an niveau du sexe, le développement sexuel.

Ensuite, chaque groupe passer devant stagiaires et formateurs et présentait leur oeuvre... ^^

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Invité Invité

POurquoi idiot? ce qui est idiot jean, c'est de juger a l'emporte piece sans argumenter, ça oui c'est idiot...

La méthode présentée se fait souvent avec des magasines correspondant a différentes tranches d'ages. or ces magazines sont fabriqués pour etre vendus... donc correspondent au centres d'intéret des enfants et ados concernés... Bien plus concret et réalistes que des tableaux parfois issus des pédagogues des années 60... dans ce cas on est sur la réalité d'aujourd'hui... maintenant c'est avec plaisir que je lirai ton argumentation quant au terme que tu as utilisé...

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il faut toujours argumenter quand on est pas d'accord (et même quand on est d'accord, c'est plus enrichissant). Sinon,on risque de mal prendre les réponses et de croire qu'on nous traite de con (ou d'idiot). Déjà que quand on argumente, on risque quand même de telles réactions....

Bref.

Et quelqu'un s'est déjà demandé ce que ce sacro-saint temps de "connaissance de l'enfant" apportait au stagiaire et ce qu'il pouvait en faire sur le terrain ?

car un cours magistral, ok, mais qu'est-ce qu'on en fait.

La question de l'évaluation est également importante, en effet !

edit : mince, j'avais pas vu que j'avais un an de retard!

Modifié par Ludow

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Invité Noël

Bonjour,

Je ferai volontiers quelques réflexions sur les réflexions :

Préambule : le but d’un stage est bien que des notions nouvelles viennent enrichir les têtes des participants. Que ces notions soient des connaissances, des méthodes, des outils ou autres, et quelles qu’en soient les origines.

A partir de là, toutes démarches qui ne mènent pas à cet objectif sont inadéquates et doivent être écartées. A défaut, on perdrait son temps en discutailleries inutiles… Or les stages sont à la fois courts et nécessaires.

1) La question de savoir s’il vaut mieux mettre en place telle ou telle autre pédagogie me parait ne devoir résulter que d’un choix d’efficacité et non de doctrine…Sauf si l’on se trouve dans une organisation qui prône telle ou telle autre pédagogie, car alors c’est celle-là qui s’impose. Sinon, une réflexion préalable doit permettre de concevoir le projet pédagogique puis le programme qui va structurer sa mise en œuvre.

Mais il est clair que projet et programme doivent être ainsi faits qu’ils répondent à l’objectif et vont jusqu’au bout. C’est-à-dire qu’ils ont bien fait en sorte que des connaissances soient introduites dans la tête des stagiaires et qu’on s’en est assuré.

A défaut, il ne s’agirait que de mise en œuvre en fonction d’idées que chacun peut avoir sur la chose, avec le risque de constater leur inefficacité. Inévitable et logique puisqu’alors l’objectif devient la mise en œuvre de ce l’un ou l’autre croit plus que de s’assurer de l’émergence de nouvelles connaissances dans les têtes des stagiaires. D’où toutes les discussions : j’ai tenté de… j’ai constaté que … moi, perso, je…etc. (là, il ne s’agit pas de piques, mais de réflexions)

2) Les différentes démarches mentionnées relèvent toutes de l’un ou l’autre des 2 grandes familles de pédagogie en matière d’enseignement : enseignement classique ou éducation active. En n’oubliant pas que nombre de variantes existent dans chacune de ces 2 voies.

Ces 2 voies pourraient se simplifier pour plus de compréhension en celle des savoir acquis et celle des savoirs construits.

Certes il y a des modes, et depuis maintenant un peu plus d’un siècle, on admet la prédominance des savoirs construits sur les savoirs acquis, tout en reconnaissant l’efficacité redoutable des savoirs acquis pour ceux à qui ces méthodes conviennent. C’est pour cela que l’on rêve des savoirs construits mais qu’on met en œuvre des procédures de savoirs acquis.

Pour ce qui concerne les savoirs acquis, on comprend facilement qu’il s’agit, grosso-modo, qu’un maître transmette directement ses savoirs à un élève qui les reçoit. L’un parle, l’autre écoute ( ?), entend (peut-être), comprend et absorbe (à vérifier). Mes parenthèses soulèvent déjà la nécessité d’ un certain nombre des démarches d’accompagnement de la méthode. C’est efficace pour ceux qui sont capables d‘écouter, d’entendre, de comprendre et d’absorber. C’est notre enseignement traditionnel qui forme plus qu’il n’éveille et qui n’est profitable qu’à certains.

Les savoirs construits sont bien plus difficiles à faire. Depuis Dewey le théoricien (fin du 19ème aux USA) en passant par Freinet le praticien (années 20), ces méthodes sont (pour faire simple) celles de connaissances construites par l’apprenant lui-même. A partir de quoi et comment ? A partir d’expériences, souvent, ou d’enquètes, ou à partir de recherches personnelles. Voilà qui soulève 2 grandes lignes de problèmes :

- Comment avancer dans des expériences ou recherches quand on ne sait même pas ce que l’on cherche ?

- Comment transformer des expériences en Expérience puis en connaissance ?

Ces 2 problèmes soulèvent l’exigence de l’accompagnement et de la compétence de l’accompagnateur : le guide, l’élucidateur, l’éclaireur.

On comprend aisément que la 2ème méthode dite « active » est beaucoup plus profitable en ce sens que ce qui sera su le sera vraiment, contrairement à la folle déperdition de la première méthode dans laquelle tout s’oublie si vite.

Mais la méthode active est… longue : expériences, description, formation des concepts, établissement de connaissances et nécessite des pédagogues très avertis et compétents.

Voilà pourquoi les méthodes actives sont dans toutes les bouches parceque les meilleures, et de fait rarement vraiment mises en œuvres parceque trop difficiles. Voilà pourquoi on entend quelquefois dire qu’il vaut mieux un bon cours bien fait qu’une réflexion oiseuse.

Une amie qui vient de faire son stage de base BAFD avec les CEMEA a été étonnée que cet organisme, malgré son nom, ni n’a parlé ni n’a mis en œuvre dans ce stage les méthodes qui font pourtant les 3 dernières initiales de son nom (encore qu’ils sont devenus « céméa », acronyme vide de sens ou en tous cas de ce sens là).

Mais justement, nous, dans le temps libre, nous pouvons mettre en œuvre de telles méthodes actives car nous n’avons pas de programmes à respecter :

Dans la formation des personnes, par exemple, des enfants lorsque l’expérience tirée de la vie sociale, l’élucidation, la conceptualisation et l’intégration valent mieux que la morale ;

Dans la vie de tous les jours où, par exemple, mieux vaut faire en sorte qu’un enfant acquiert par l’expérience comment s’habiller en fonction de telle et telle circonstance (temps, lieux, etc.) plutôt que de rester dépendant d’un « mettez vos anoraks ! ».

Dans l’approche de la géométrie par le modelage quand on va découvrir les caractéristiques des triangles,

Dans l’incorporation des règles de grammaire et de vocabulaire dans la réalisation d’un blog (voir méthodes Freinet),

Etc.

Je suis profondément convaincu que la première des choses à enseigner dans les stages est… la pédagogie sur la base de la mise en œuvre parallèle, en alternance, des 2 grandes voies.

Car, oui, toutes ces réflexions correspondent à des réalités vraies, de terrain.

Noël

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Invité mélo

bonjour à tous je viens de m'inscrire sur ce site, je suis formatrice BAFA dans l 'association dans laquelle je travail à temps complet, pour cette nouvelle année scolaire mon supérieur m'a demander comme mission de changer à nouveau complètement le contenu des stages BAFA que nous réalisons, je trouve que c'est une bonne idée mais il m'est difficile de trouver de nouvelles idées ! Ma demande serais avez vous des trames précises dans lesquelles je pourrais piocher quelques idées et remodeler si besoin à ma façon pour rester dans l'esprit de mon asso !

Merci beaucoup pour votre aide il me reste très peu de temps !

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Invité dudule

bonjour à tous je viens de m'inscrire sur ce site, je suis formatrice BAFA dans l 'association dans laquelle je travail à temps complet, pour cette nouvelle année scolaire mon supérieur m'a demander comme mission de changer à nouveau complètement le contenu des stages BAFA que nous réalisons, je trouve que c'est une bonne idée mais il m'est difficile de trouver de nouvelles idées ! Ma demande serais avez vous des trames précises dans lesquelles je pourrais piocher quelques idées et remodeler si besoin à ma façon pour rester dans l'esprit de mon asso !

Merci beaucoup pour votre aide il me reste très peu de temps !

Bonjour mélo; Tu as oublié le die et le 18. :bigemo_harabe_net-118:

MODERATION
Message modifié par le webmaster. Merci de consulter la charte de nos forums avant de poster. Olivier.

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Invité Noël KOLM

bonjour à tous je viens de m'inscrire sur ce site, je suis formatrice BAFA dans l 'association dans laquelle je travail à temps complet, pour cette nouvelle année scolaire mon supérieur m'a demander comme mission de changer à nouveau complètement le contenu des stages BAFA que nous réalisons, je trouve que c'est une bonne idée mais il m'est difficile de trouver de nouvelles idées ! Ma demande serais avez vous des trames précises dans lesquelles je pourrais piocher quelques idées et remodeler si besoin à ma façon pour rester dans l'esprit de mon asso !

Merci beaucoup pour votre aide il me reste très peu de temps !

La longue réponse qui figure sous mon nom juste au-dessus n'est-elle pas une bonne trame pour construire un projet de stage?

Si tu as besoin d'aide, c'est bien volontiers. Mais commence quand même par regarder ce qui est déjà écrit. On gagnera du temps.

Noël KOLM

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Juste pour tordre le coup à une idée trop l'argement répandue. Un stagiaire n'est pas actif dans sa formation parce qu'il bouge et une méthode active ne nécessite pas obligatoirement des cris ou des gestes.

Un stagiaire peut être très actif dans sa formation lors d'une situation frontale (il écoute, réfléchi, prend des notes) et très passif lors d'une activité (il agit mais sans distance, sans implication).

L'apport frontal est à mon avis très adapté à certaines situations et parfaitement inadapté à d'autres. Ce qui est important c'est que le stagiaire soit acteur de sa formation et que l'apport soit adapté au contexte.

A l'inverse parler d'un jeu sans le vivre est innefficace et inutile.

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lol Noel

J'ai pas réussi à relire tout mon long message. Mais je trouverais encore à débattre sur les avantages/inconvénients des méthodes actives.

Je suis bien d'accord avec toi sur le fait que ce soit à la fois très bon et trop compliqué à mettre en place. Bon parce que ça implique énormément, quand on s'implique on a des émotions, et quand on est ému on se souvient mieux. Trop compliqué parce que les formateurs se noient dans l'alambic des socio-constructivismes participatifs. Ou plus précisément ils y plongent sans y réfléchir : les pédagogies modernes sont géniales, mais pratiquées par des cons, elles n'ont aucune chance.

A mon avis c'est même bien pire! Les pédagogies "actives" (terminologie à débattre) appliquées par des crétins sont à mon sens proches de l'humiliation. À quoi ça rime de laisser quelqu'un mettre ses doigts dans une prise pour lui dire ensuite : "ah, tu vois! maintenant tu ne le feras plus car grâce à l'expérience tu sais que ça fait mal". C'est débile!

Pour débattre sur le sens des pédagogies actives : je différencie tout : être actif, être impliqué, participer, faire du constructivisme, faire de l'analyse de pratique en groupe, avoir une démarche par tâtonnements ou avoir une démarche expérimentale scientifique, essayer après démonstration...

Mathieub disait qu'on peut être assis et être actif, alors il s'agit de positionnement euh... mental, évidemment. Mais je crois que le dilemme de sens est parlant justement : que faut-il, au fond? Etre actif comme "faire avec ses mains" ou être actif comme "être impliqué?"

Et je dirais que la démarche qui me semble la plus efficace globalement est :

-1 assister à une explication/démonstration par une personne expérimentée

-2 essayer soi-même

-3 faire de l'analyse de pratique

(amusant, il s'agit précisément de la structuration de base des formations d'animateurs)

Certes il y a des modes, et depuis maintenant un peu plus d’un siècle, on admet la prédominance des savoirs construits sur les savoirs acquis, tout en reconnaissant l’efficacité redoutable des savoirs acquis pour ceux à qui ces méthodes conviennent. C’est pour cela que l’on rêve des savoirs construits mais qu’on met en œuvre des procédures de savoirs acquis.
Je ne suis pas d'accord avec ça. Certains sont encore à donf dans le constructivisme, mais ces méthodes ont beaucoup de limites. Tout le monde aime pratiquer, essayer, aucun souci, mais il ne faut pas confondre la pratique avec le constructivisme.

Le constructivisme c'est un apprentissage qui se fait purement par l'expérimentation. Je te donne des skis, tu te démerdes à les fixer et à descendre la pente. Tu vas galérer mais quand tu auras trouvé, tu ne l'oublieras pas, c'est clair... si tu n'es pas encore mort.

A mon sens, la pratique après démonstration a ceci de différent que le formateur ne passe pas son temps à humilier son élève. Je te donne des skis, je te montre comment on s'en sert, tu essayes, et je te guide en même temps.

Pour ce qui concerne les savoirs acquis, on comprend facilement qu’il s’agit, grosso-modo, qu’un maître transmette directement ses savoirs à un élève qui les reçoit. L’un parle, l’autre écoute ( ?), entend (peut-être), comprend et absorbe (à vérifier).
Je ne suis pas d'accord. Au-delà du choix des termes qui me semble discutable, je considère qu'à l'école ou dans d'autres formations, une pédagogie transmissive peut être parfaitement efficace pour le plus grand nombre lorsque les outils sont bien choisis, la durée de la formation, lorsque le déroulement des séances est bien pensé, etc.

Un ornithologue qui te fait un diaporama interactif de 45 minutes sur les oiseaux du Vénézuéla, c'est bien plus efficace qu'un voyage de 15 jours au Vénézuéla pendant lequel tu n'es pas sûr de rencontrer la moitié des espèces souhaitées. Biensûr les gens diront qu'ils préfèrent aller au Vénézuéla, mais c'est pas pour ça qu'ils apprendront plus de choses. Dans le fond s'ils ont vraiment envie de connaitre les oiseaux du Vénézuéla, le diaporama sera très bien pour eux.

C’est notre enseignement traditionnel qui forme plus qu’il n’éveille et qui n’est profitable qu’à certains.
lol

Vieille opposition soixante-huitarde détectée!! Noel!! Oh! Quand même! :teteblonde: L'enseignement traditionnel existe peut-être, mais les enseignants traditionnels j'en doute.

On comprend aisément que la 2ème méthode dite « active » est beaucoup plus profitable en ce sens que ce qui sera su le sera vraiment, contrairement à la folle déperdition de la première méthode dans laquelle tout s’oublie si vite.
Tout ne s'oublie pas si vite. Quand on est impliqué, quand on a envie de savoir s'il y a des requins dans l'eau où on se baigne aujourd'hui, dès qu'on a la réponse on la retient à vie.

On l'oublie si on ne s'implique pas, voilà pourquoi pendant quelques années les formateurs des IUFM se sont concentrés sur la nécessité d'apprendre à apprendre... ou comment donner envie aux enfants et aux adolescents d'apprendre. Le fait d'apprendre sans savoir à quoi ça servira est très décourageant.

Mais la méthode active est… longue : expériences, description, formation des concepts, établissement de connaissances et nécessite des pédagogues très avertis et compétents.
Elle est surtout impossible à utiliser pour la plupart des notions abstraites. Tu peux faire réinventer la sociologie à tes stagiaires BAFA en 5 jours, ou alors leur expliquer quelques grands concepts. Ils auront tout le temps de te donner tort ensuite à travers leur expérience, t'inquiète pas...

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Invité Noël

Cette réponse contient un certain nombre des objections que l'on fait habituellement à la pratique des méthodes d'éducation dites "active".

Mais en effet, ces méthodes sont des méthodes d'éducation. Elle ne peuvent être mises en oeuvre sans la conception d'une pédagogie adéquate: les pédagogies actives. Il en existe de toutes sortes, fonction des personnes et du sujet abordé. Chacun n'étant pas un tout mais un élément qui peut être utilisé dans telles circonstances ou pas.

Nous pouvons citer:

les pédagogies par objectif,

les pédagogies du proche inconnu,

les pédagogies expérientielles,

les pédagogies élémentaires (par élément),

les pédagogies des succès successifs,

les pédagogies d'accompagnement (que tu cites au ski),

etc...

Mais laisser un enfant se débrouiller seul devant une prise de courant ou autre problème s'appelle plutôt de l'abandonisme. Les pédagogies actives sont très exigeantes pour le pédagogue, surtout lorsqu'il faut transformer de l'expérience en connaissance! J'en ai de nombreux souvenirs pour m'être plongé dedans des années, en particulier en matière de rééducation.

Noël

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Et la pédagogie de projet, une méthode inventée pour impliquer les participants.

lol Sur l'abandonnisme je suis bien d'accord.

Eh bon l'ensemble est très complexe et il est facile de se perdre (ou de se cacher) dans une pseudo-méthode qu'on n'a pas compris. Typiquement le constructivisme où tu vois débarquer des formateurs baratineurs qui ont inventé un dispositif vite-fait où les gens vont devoir préparer une animation à plusieurs pour un faux public (fait d'adultes) et où l'entrain est limité ou fallacieux.

Le dispositif de base reste inchangé, c'est bien des adultes qui suivent une formation pour devenir plus compétents en animation, et ils vont suivre une séance proposée par un autre adulte.

Le formateur est logiquement plus compétent, et son expérience lui donne l'autorité. La mode impose d'être modeste, et ce qui est désormais courant est d'avoir des formateurs qui prétendent ne rien savoir : "parce que c'est vous les stagiaires qui allez trouver les réponses au fond de vous".

Je ne suis pas formateur BAFA, j'ai suivi des stages comme tout le monde, je suis surpris qu'un stage théorique puisse se baser sur la pratique de l'animation. Les grands moments étant bien sûr les animations que certains stagiaires proposent aux autres. C'est tellement "pratique" que l'évaluation des stages que j'avais suivis se faisait sur ma participation aux débats et aux animations.

Un stage théorique, c'est l'occasion d'avoir des conférences faites par des pointures, des gens qui ont 20 ans d'expérience derrière eux, des gens qui ont une flamme à transmettre, qui aiment l'animation! Et il faut tout ce qui fait la théorie : les textes, les auteurs, les intervenants spécialisés, les photos, les vidéos, les documents, les prises de notes... ça se fait, ça?

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Invité Noël

Je suis évidemment pleinement d'accord avec toi. Surtout qu'actuellement dans le milieu des colos, les formateurs sont surtout un regroupement de ratés de tout ceux qui n'ont rien pu faire d'autre!

Lorsque je vois que des animateurs ont des propositions de devenir formateurs après 1 seule expérience (et encore, expérience non transformée en Expérience, donc inutilisable), sans aucune connaissance ni référence.

Les méthodes d'éducation active sont un corpus homogène de haute valeur, y compris pratique... pour des gens cultivés, qui réfléchissent à chaque geste, à chaque mot, qui n'est pas en phase avec notre société productiviste et d'efficacité, quitte à laisser les incompétents au bord de la route.

Les méthodes d'éducation active ne sauraient être un paravent à l'ignorance et à l'incompétence comme font ces imbéciles de formateurs que tu cites lorsqu'ils disent à leurs stagiaires: vous êtes 20 avec 1 an d'expérience donc vous devez trouver en vous même les réponses.. Tricheurs, va !

Les méthodes d'éducation active avec toutes les pédagogies qu'elles entraînent et les adaptations permanentes qu'elles doivent subir sont des outils formidables. Mais regarde comment les Centres d'Entrainement aux Méthodes d'Education Active se sont compromis en reniant leur sigle au profit d'un acronyme dénué de sens (sauf commercial) céméa.

A partir de ces 3 sphères de socialisation dans lesquelles un enfant se construit et que sont la famille, l'école et le temps libre, et parceque l'école tenue par des programmes n'a pas le temps de pratiquer les M.E.A., quitte à écarter ceux qui ne suivent pas ses méthodes magistrales, c'est bien au temps libre de mettre en oeuvre ces modes de faire et d'être. C'est pour cela que je reste persuadé que le milieu de l'animation devrait retenir les meilleurs.

Sommes-nous d'accord ?

Noël

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Oui on est d'accord (sauf sur l'école).

Mon constat sur les formateurs ce n'est pas que le BAFA, c'est d'autres formations aussi, considérées comme sérieuses, longues...

Les ceméa sur leur site web ils n'ont qu'un seul accent... Il y est toujours question de méthodes actives, m'enfin on sent bien la dilution de l'essence (je me demande un peu ce que le développement durable vient faire dans les valeurs de l'association) ; de toute façon un conglomérat aussi énorme va forcément perdre un peu de sa particularité initiale quand il se "démocratise".

Petit truc amusant, j'ai cru remarquer qu'il n'était pas rare que des jeunes de 20-22 ans s'expriment spontanément au nom des ceméa en se déclarant militants (dans des rassemblements, conférences, etc.) Comme tu dis les jeunes promus formateurs avec 1 ou 2 ans de colos derrière eux... en sont peut-être capables mais ils ne sont pas les plus intéressants ni les plus clairvoyants.

À l'école, chaque enseignant a le choix des méthodes qu'il utilise, même si l'inspecteur a plus ou moins l'autorité sur la démarche globale entreprise en classe (difficile de faire du Freinet) les enseignants organisent leurs séances comme ils le souhaitent. Ils utilisent des méthodes et des démarches variées et ils sont attentifs à leurs élèves.

Les méthodes actives ne sont pas forcément une fin en soi.

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