Invité Noël KOLM

Evolutions - Contestations

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Invité Noël KOLM

Je constate avec plaisir que les fabricants de quads et mini-motos sortent maintenant des engins électriques.

J'avais il y a 1 an dénoncé quelques errements courants dans nos activités avec des enfants.Et en tout premier lieu, les quads, mini-motos et autres "sports" mécaniques.

Cette toute première contestation était basée sur l'impossible mariage de ces activités de plein-air avec les préoccupations d'écologie que nous DEVONS promouvoir auprès d'enfants maintenus dans leurs famille dans une désastreuse habitude de consommation, sur la consommation de ressources limitées, sur l'opposition à tout gout de l'effort, etc...

Et surtout, sur le fait que cette activité n'était "bien" que du seul fait d'exister... parce que ça allait de soi.

Voilà donc que les fabricants eux-mêmes reconnaissent que le problème de la consommation de ressources limitées, le bruit et la pollution représentaient des problèmes tellement sérieux qu'ils risquaient de ruiner leur coupable activité. Mais eux, au moins, ils réagissent au lieu de persister dans l'erreur. Ce qui n'a pas été le cas d'intervenants sur ce forum qui se sont bêtement ingéniés à montrer que j'avais tort.

D'autres allant de soi doivent être dénoncés pour qu'il y soit mis fin.

A commencer, et d'urgence, par les concours de mini-miss et les soirées casino.

Je suis tout à fait disponible pour participer à toute réflexion dans ces domaines qui n'ont d'existence que parce qu'ils rapportent des "clients" à des organismes qui sont prêts à tout dans ce but et qu'ils remplissent démagogiquement des temps qui seraient mieux utilisés à des activités plus en rapport avec nos soucis éducatifs!

Je suis largement ouvert à toutes réflexions et argumentations.

Noël

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Je constate avec plaisir que les fabricants de quads et mini-motos sortent maintenant des engins électriques.

J'avais il y a 1 an dénoncé quelques errements courants dans nos activités avec des enfants.Et en tout premier lieu, les quads, mini-motos et autres "sports" mécaniques.

Peux-tu citer tes sources afin que l'on puisse voir par nous-mêmes l'évolution et comprendre les clés de ces changements?

Cette toute première contestation était basée sur l'impossible mariage de ces activités de plein-air avec les préoccupations d'écologie que nous DEVONS promouvoir auprès d'enfants maintenus dans leurs famille dans une désastreuse habitude de consommation, sur la consommation de ressources limitées, sur l'opposition à tout gout de l'effort, etc...

Et surtout, sur le fait que cette activité n'était "bien" que du seul fait d'exister... parce que ça allait de soi.

Deux choses me posent questions:

1) Ton affirmation, nous DEVONS, détiendrais-tu la vérité? Les engins motorisés existent depuis bien longtemps et les adultes en jouissent sans aucun complexe. Alors pourquoi les enfants n'y auraient pas droit? Attention, je ne donne pas mon avis mais je pose juste une question face à une telle affirmation.

2) Connais-tu toutes les familles en France (je limite à ce pays) pour écrire avec tellement d'assurance, que tous leurs enfants sont des consommateurs sans réflexion?

Voilà donc que les fabricants eux-mêmes reconnaissent que le problème de la consommation de ressources limitées, le bruit et la pollution représentaient des problèmes tellement sérieux qu'ils risquaient de ruiner leur coupable activité. Mais eux, au moins, ils réagissent au lieu de persister dans l'erreur.

J'attends tes sources et je ne suis pas aussi sûre que toi sur leurs réelles motivations pour changer d'activités. Le but premier étant de vivre en récupérant des enfants et de surfer sur les modes.

Ce qui n'a pas été le cas d'intervenants sur ce forum qui se sont bêtement ingéniés à montrer que j'avais tort.

Je me permets de te rappeler que dans le monde, il existe des milliards d'êtres humains et que tous ont la faculté de penser. Lorsqu'ils l'utilisent, ils émettent des avis plus ou moins argumentés et favorables ou non à notre propre opinion. Le plus important me semble-t-il, étant de trouver des compromis aux discussions et de garder le dialogue ouvert.

L'animation (en tout cas pour moi) signifie en premier lieu adaptation et respect. Être capable de lire des opinions différentes et surtout, de ne pas les juger inaptes car contraire à ce que l'on affirme, prouve (enfin, pour moi) que l'on se donne la possibilité d'évoluer personnellement et professionnellement.

Je vais préciser ma pensée, je n'ai pas dit que tu n'évoluais pas dans ta vie et dans ton travail, je ne te connais pas pour émettre une telle affirmation. Je dis simplement que tes écrits sont fermés, tu imposes ta vision des choses et n'acceptes pas la contradiction. Ce qui pour moi est un manque de respect envers tout le monde.

Chacun a le droit de s'exprimer, toi y compris et tu as bien raison de le faire.

De là, à dire que les contestataires sont des idiots, cela me choque.

D'autres allant de soi doivent être dénoncés pour qu'il y soit mis fin.

A commencer, et d'urgence, par les concours de mini-miss et les soirées casino.

Encore une fois, c'est ton avis.

Je suis tout à fait disponible pour participer à toute réflexion dans ces domaines qui n'ont d'existence que parce qu'ils rapportent des "clients" à des organismes qui sont prêts à tout dans ce but et qu'ils remplissent démagogiquement des temps qui seraient mieux utilisés à des activités plus en rapport avec nos soucis éducatifs!

Je suis largement ouvert à toutes réflexions et argumentations.

Noël

Cela fait bien longtemps que tu ne dialogues qu'avec ceux qui vont dans ton sens. Pour les autres, tu ne réponds pas aux questions posées et tu ressasses sans arrêt, ce qui ne te plait pas.

Tu as sûrement des connaissances et une expérience très intéressantes à partager mais je trouve dommage que tu ne le fasses que selon tes propres conditions.

Je vais encore préciser qu'il n'y a aucun jugement dans mes écrits. Cela fait bien longtemps que je souhaitais réagir et qu'à chaque fois, je n'écrivais rien mais traiter les animnautes d'imbéciles, seulement parce qu'ils n'ont pas le même avis que toi, je ne peux pas le laisser passer. Je dis juste mon avis et il n'y aucun règlement de comptes car je respecte ce que tu écris mais je dis ce que je pense, tout simplement.

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Salut,

je suis tout mais alors absolument tout sauf fan des engins motorisés. Pourtant, j'ai fait plusieurs colos lors desquelles une des thématiques principales était le karting. Donc ça polluait.

Mais j'ai également fait des centres lors desquelles on faisait 200 bornes juste pour voir un aquarium et lors duquel les établissements qui nous accueillaient n'effectuaient pas le tri sélectif. Tous les déchets du repas du midi étaient donc mélangés, qu'ils soient organiques, plastiques ou en verre.

Au final, quelle activité était la plus polluante? Je n'en sais rien. Et je n'ai aucun problème à ce niveau là puisque je considère que ma conscience écolo/environnementale relève du domaine privé, de mon engagement personnel, et que je n'ai nullement à l'imposer aux jeunes (ce qui serait de toute façon peu efficace).

En revanche, il est tout à fait possible de concilier activité karting et petite initiation à l'environnement pour les jeunes.

Je ne le faisais pas à cette époque car je n'avais aucune connaissance dans ce domaine, mais pour avoir intégré (bien malgré moi à la base) des projets d'ordre environnementaux, je pense que je mettrais ceci en place aujourd'hui.

Et je pense que la besogne serait plus efficace : on propose une activité qui certes, pollue, aux enfants (mais quelle quantité d'essence est consommée par leurs parents pendant ce temps ? Sans doute bien davantage...) mais en parallèle on leur donne quelques bases environnementales (en ne s'arrêtant pas qu'au stade basique du "on pollue, c'est mal", mais en faisant comprendre quelques enjeux).

Et à partir de ça, les jeunes font ce qu'ils en veulent.

Mais non, en tant qu'animateur, on fait ce qu'il faut : on donne des billes aux jeunes afin qu'ils puissent réfléchir à cela, ou garder les billes pour les analyser quelques années plus tard... Sans rien leur imposer.

Je vais peut-être dériver, mais être persuadé de détenir la vérité et vouloir l'imposer aux autres peut entraîner des choses comme le colonialisme où des occidentaux apportaient la "bonne culture" aux pays colonisés. Même des gens ayant analysé la chose (et de gauche, pour caricaturer) étaient en accord avec cela, on leur offrait la chance de découvrir la vérité.

Je pense au contraire que donner les billes (les bases les plus objectives possibles) permettant ensuite à l'individu de se créer son propre avis, et bien c'est ça le rôle d'un travailleur social, animateur compris.

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Invité Noël KOLM

Salut,

je suis tout mais alors absolument tout sauf fan des engins motorisés. Pourtant, j'ai fait plusieurs colos lors desquelles une des thématiques principales était le karting. Donc ça polluait.

Mais j'ai également fait des centres lors desquelles on faisait 200 bornes juste pour voir un aquarium et lors duquel les établissements qui nous accueillaient n'effectuaient pas le tri sélectif. Tous les déchets du repas du midi étaient donc mélangés, qu'ils soient organiques, plastiques ou en verre.

Au final, quelle activité était la plus polluante? Je n'en sais rien. Et je n'ai aucun problème à ce niveau là puisque je considère que ma conscience écolo/environnementale relève du domaine privé, de mon engagement personnel, et que je n'ai nullement à l'imposer aux jeunes (ce qui serait de toute façon peu efficace).

En revanche, il est tout à fait possible de concilier activité karting et petite initiation à l'environnement pour les jeunes.

Je ne le faisais pas à cette époque car je n'avais aucune connaissance dans ce domaine, mais pour avoir intégré (bien malgré moi à la base) des projets d'ordre environnementaux, je pense que je mettrais ceci en place aujourd'hui.

Et je pense que la besogne serait plus efficace : on propose une activité qui certes, pollue, aux enfants (mais quelle quantité d'essence est consommée par leurs parents pendant ce temps ? Sans doute bien davantage...) mais en parallèle on leur donne quelques bases environnementales (en ne s'arrêtant pas qu'au stade basique du "on pollue, c'est mal", mais en faisant comprendre quelques enjeux).

Et à partir de ça, les jeunes font ce qu'ils en veulent.

Mais non, en tant qu'animateur, on fait ce qu'il faut : on donne des billes aux jeunes afin qu'ils puissent réfléchir à cela, ou garder les billes pour les analyser quelques années plus tard... Sans rien leur imposer.

Je vais peut-être dériver, mais être persuadé de détenir la vérité et vouloir l'imposer aux autres peut entraîner des choses comme le colonialisme où des occidentaux apportaient la "bonne culture" aux pays colonisés. Même des gens ayant analysé la chose (et de gauche, pour caricaturer) étaient en accord avec cela, on leur offrait la chance de découvrir la vérité.

Je pense au contraire que donner les billes (les bases les plus objectives possibles) permettant ensuite à l'individu de se créer son propre avis, et bien c'est ça le rôle d'un travailleur social, animateur compris.

La visite de quelques sites internet regroupés dans une recherche sur les mots clés "quad électrique" est édifiante.

C'est un rush!

Certains sites sont assez honnêtes pour avouer que pour eux l'écologie n'est qu'une mode et disent pourquoi ils font ces nouveaux engins qui sont cependant plus lourds, plus chers et moins agiles que les engins à moteur thermique:

leur argumentation parfaitement crédible tient en les points suivants:

- moins de pétrole (intervention à l'amenée de l'énergie)

- moins de bruit (intervention à la transformation de l'énergie)

- moins de pollution (intervention sur les déchets de l'activité)

reste, bien entendu, quelques autres problèmes liés à l'activité elle-même tels que la circulation en zones naturelles avec ses perturbations sur la flore et la faune, la pollution "délocalisée" de la production d'électricité, et autres.

Si ces fabricants mettent en exergue ces nouveautés pour continuer à vendre, c'est bien parcequ'ils répondent à des nécessités... qui étaient jusqu'alors assez niées (c'est de bonne guerre, comme on dit; à chacun d'exercer sa clairvoyance) mais qui sont maintenant visibles et avouées puisqu'ils les écartent eux-mêmes!

Il est bien évident que si leur production avait pu se poursuivre sur les mêmes unités de fabrication et sans frais de R et D ils l'auraient fait. Mais leur activité se trouvant contestée, ils ont en même temps contesté ces inconvénients et cherché à les contourner. Actions combinées fort judicieuse et telles qu'on l'enseigne dans les grandes écoles de management.

A un 2ème degré, sur les commentaires faits sur la forme de mes interventions, non sur le fond, je voudrais citer 2 maximes:

- quand une main vous on montre la lune, ce n'est pas le doigt qu'il faut regarder...

- malheur à celui par qui le scandale arrive.

Noël

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A un 2ème degré, sur les commentaires faits sur la forme de mes interventions, non sur le fond, je voudrais citer 2 maximes:

- quand une main vous on montre la lune, ce n'est pas le doigt qu'il faut regarder...

- malheur à celui par qui le scandale arrive.

Noël

A un centième degré, sur ce commentaire fait sur la forme de mon intervention, non sur le fond, je voudrais citer 2 maximes et une réflexion:

quand une main vous on montre la lune, ce n'est pas le doigt qu'il faut regarder...

Encore faut-il que ce soit la lune qui soit montrée et non, son reflet...

malheur à celui par qui le scandale arrive.

"Ne combattez l'opinion de personne ; songez que, si l'on voulait dissuader les gens de toutes les absurdités auxquelles ils croient, on n'en aurait pas fini, quand on atteindrait l'âge de Mathusalem." Arthur Schopenhauer (Philosophe allemand, 1788-1860)

"Mais qu'est-ce que "être sérieux" ? Est sérieux celui qui croit à ce qu'il fait croire aux autres." Milan Kundera (Écrivain français)

Alors prudence!!....

Je termine mon monologue, avec une petite vidéo extraite d'un film français culte, que j'adore. Des jeux de mots et des expressions faciales hilarantes, qui clôturent définitivement mes interventions sur tes posts présents et à venir. :bigemo_harabe_net-100:

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Engin plus lourd = pour le déplacer il faut déployer plus d'énergie qu'un engin moins lourd = cela n'économise donc pas les ressources, en d'autres mots, ce n'est pas "écologique".

Si ces fabricants mettent en exergue ces nouveautés pour continuer à vendre, c'est bien parcequ'ils répondent à des nécessités...
... économiques?

L'électricité coûte moins cher que le pétrole... pour le moment.

Vu sur un site web comparatif entre scooter thermique et scooter électrique :

Electrique = 0.20€ pour 100 km

Thermique = 3.50€ pour 100 km

Ce sont des approximations contestables, néanmoins les dépenses énergétiques pour l'électrique sont quinze fois moins chères que pour le thermique. Il y a d'autres questions économiques à prendre en compte, sur l'entretien, l'achat des batteries, les aides à l'achat des engins électriques, les différences de taxes...

Mais à mon avis ça va vite dans la tête du prestataire : je dépense quinze fois moins en "carburant", et je loue mes engins au même prix...

Pour comparer les quads électriques et les quads thermiques, il faut prendre en compte le rendement global des deux types de moteurs. Sur cette page un peu ancienne, de très nombreuses questions de grande importance sont abordées. Les réponses ont peut-être changé, car les progrès effectués depuis ont probablement augmenté le rendement du moteur électrique... ainsi que celui du moteur thermique!

D'accord sur le point de la sensibilisation. Attention aux raisonnements simplistes.

Actuellement quand on fait de la publicité pour une voiture, on donne parfois son taux (théorique) d'émission de CO2. C'est un argument publicitaire trompeur : c'est théorique et c'est un calcul pour une consommation modérée sur la voiture vide (aucun passager), neuve et bien réglée. Une voiture en 2011 n'émet que 95 g/km de CO2, la même en 2000 c'était quelque chose comme 96 ou 97 g/km... Donc on nous dit qu'on va rouler propre, mais en fait rien n'est moins sûr. Surtout que dans la vie, il n'y a pas que le CO2. (il y a aussi les microparticules, les oxydes d'azote...)

De plus généraliser l'affichage en 2011 des taux d'émission de CO2, c'est focaliser l'attention sur ce point précis de la pollution au CO2. Ce qui veut dire qu'en 2020, quand tout le monde sera bien sensibilisé, il sera facile de vendre de l'électrique au motif que "ça n'émet pas de CO2".

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Invité Noël KOLM

Tout d'abord, le fait d'avoir soi-même participé à des activités que l'on peut dans d'autres autre temps réprouver ne me parait pas gênant. Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Et si je devais moi-même dire des choses que j'ai faites et que je réprouve maintenant... Nul n'est parfait. Moi compris.

Par contre, si on a le droit de ne pas être parfait, on a le devoir de tenter de progresser.

Pour en revenir aux quads et autres sports mécaniques, en effet, fort judicieusement les fabricants tentent de biaiser les plus graves inconvénients en détournant le problème le plus évident que ces activités posent.

Toutefois, il en reste d'autres car les contenus négatifs de ces activités étaient particulièrement lourds:

plus de pétrole consommé, plus de fumée émise, plus de bruit. O.K. ("plus" dans le sens de terminé et pas de +, s'entend).

Mais: perte de lien avec la nature considérée comme un luna-park, poursuite d'un mode de vie basé sur la consommation qu'il va falloir quitter, perte du sens de l'effort qui permet d'obtenir du plaisir alors que ce sens de l'effort est toujours nécessaire et se trouve rélégué à des circonstances qui, du coup, deviennent plus pénibles (école), etc...

Et surtout:si nous, adultes, nous arrivons avec cynisme à justifier des positions contradictoires sans en être perturbé, il n'est pas certain qu'il en soit de même avec des enfants. Surtout des jeunes enfants lorsque, justement, ils n'ont pas encore intégré nos cyniques contradictions:

comment un enfant peut-il faire le grand écart intellectuel exigé par une consommation d'énergie juste pour le plaisir, alors que d'autres enfants de son âge n'ont pas l'énergie nécessaire pour faire marcher les pompes nécessaires pour tirer l'eau qui permettrait d'avoir les récoltes qui pourraient l'empêcher de mourir de faim? Pourtant, cette histoire d'eau pour faire pousser les récoltes est régulièrement présentée aux enfants qui s'en émeuvent assez bien!

Comment, alors que d'une façon générale on explique aux enfants que l'énergie est rare et que nous en consommons trop, comment peut-on les installer dans une position de consommateur inutile d'énergie. Nous sommes en 2010! Il y a eu Kyoto et Copenhague. On ne peut pas faire comme si de rien n'était, comme si les nouveaux et gravissimes problèmes ne concernaient que les décideurs.

Le fait que pendant que l'un fait attention l'autre gaspille ne suffit pas. Que mon voisin gaspille ne m'autorise pas à faire de même. Ce n'est pas parcequ'il est bête que je dois le suivre. La seule jalousie de ne pas avoir moins que l'autre ne saurait suffire. C'est ce qui s'est passé à Copenhague. Est-ce parceque les politique ne peuvent pas organiser la vie ensemble que nous ne devons pas amener les enfants sur ces terrains?

Dans peu de temps, ce sont les enfants dont nous nous occupons qui feront le monde.

Si l"usage de ces engins était nécessaire, je n'aurais pas la même position. Et je comprends fort bien que l'on prenne le train pour aller en vacances sur la côte d'azur où l'eau est bonne. Mais on ne devrait quand même pas organiser le gaspillage. Surtout nous avec des enfants. Tout est question de nuances... sans biaiser.

Ceci m'amène à une autre partie du sujet: notre action a-t-elle comme seul but le plaisir des enfants? Alors, et comme ça a déjà été mentionné, nous allons être amené à cadrer sérieusement ces notions entre des plaisirs "sains" et d'autres "coupables".

Pour ma part, je suis convaincu que nous avons une évidente action éducative dès lors que ce sont des enfants qui nous sont confiés. Quand il s'agit d'adultes, c'est autre chose: pourvus qu'ils se reposent de leur travail, ça ira. Mais des enfants, eux, sont tout le temps en train de grandir, de se former, d'apprendre. Il n'y a pas de moment où ils disent "pouce, j'arrête de grandir". La formation par l'expérience, base des méthodes d'éducation active est permanente. Tout acte est éducatif. Aussi, entre les orientations qui existent de nos jours pour les enfants vers plus ou moins de tourisme ou plus ou moins d'éducatif, je fais un choix un peu plus complet qui m'amènera à respecter les obligations éducatives dont je me sens investi par conscience en les exerçant dans un domaine particulier: celui des loisirs, quand d'autres respectent leurs obligations dans d'autres domaines. Pour moi, l'animation est un moyen, une forme d'action; pas un but en soi. Le but c'est le grandissement des enfants. Chacun s'y met car c'est notre monde que nous faisons: les uns font des enfants, d'autres les instruisent, d'autre les promènent, d'autre les soignent, d'autres s'en occupent pendant leurs temps libre, etc... Tous se trouvent investis de fait d'une obligation éducative.

Je me trompe?

Noël

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Invité Noël

1- Erratum: la première phrase du texte juste au-dessus est mauvaise et ne traduit pas ce que je veux dire. J'en retire l'expression "il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas" qui peut être interprétée avec d'autres sens que ce que je pense. En fait, le sens que je voulais écrire était que tout ce que nous faisons n'est apprécié qu'en fonction des circonstances et que ce que nous faisons ici et maintenant peut être parfaitement correct alors que ce ne serait plus le cas dans des circonstances différentes.

Nous avons tous eu des pratiques conformes à leurs circonstances, dont nous n'avons rien à regretter et qui seraient maintenant parfaitement déphasées et critiquables si elles étaient poursuivies alors que les circonstances ont changé.

2 Addendum: Nous ne pouvons plus avoir dans nos projets éducatifs celui de participer à faire des enfants des consommateurs. Après quelques années "glorieuses" (30 disait Fourastié) la société de consommation est terminée. Et ce n'est pas seulement pour les discours, les livres, les conférences théoriques et les autres, c'est pour chacun de nous. La passage à la réalité est dur et à la mesure inverse des facilités dont nous avons profité. Les enfants ne les auront pas. C'est clair et doit être intégré le plus vite possible. Tous ceux (comme nous l'avons été) qui seront éduqués dans la consommation seront en déphasage et devront affronter des difficultés et des efforts.

Autant, donc, préparer les enfants à la vie qui sera la leur et qui ne sera pas comme la nôtre. A quoi servirait de préparer les enfants à une vie qu'ils ne connaitront pas?? Sauf, bien entendu, à appliquer le fameux raisonnement de "encore une minute, Mr. le bourreau".

En conséquence, nos projets éducatifs ne peuvent plus contenir d'objectifs de consommation. C'est fini. C'est ringard. Et, donc, nos programmes ne peuvent plus non plus avoir la consommation comme objet, objectif ou but puisque de consommation il n'y aura plus (on peut encore avoir un atterrissage en douceur, bien entendu). Mais alors, devrait-on s'épanouir dans le regret et la frustration? Non, mille fois non. La vie avance et ne saurions en écarter le plaisir. Et comme la nature a horreur du vide, il nous appartient, à nous qui nous occupons d'enfants et participons à leur grandissement, d'éveiller chez eux ce qui leur permettra d'avoir du désir de vivre et du plaisir hors de la consommation.

Noël

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Je commence par rebondir sur un détail, mais je tenais à le souligner quand même : pour moi, l'animation avec des personnes adultes ne s'arrête pas au fait de les faire souffler après le travail (d'ailleurs, une bonne partie de l'animation s'opère avec comme public des chômeurs puisque bon nombre d'institutions, comme les centres sociaux, voire certaines mjc, n'ouvrent qu'aux horaires de bureaux), mais nous avons un réel rôle éducatif à leur faire endosser. C'était une parenthèse, et je ne détaille pas car il y a malgré tout un débat intéressant en parallèle.

Pour le reste, j'ai du mal avec l'idée d'inculquer comme valeur implicite, le fait de renoncer à certains plaisirs (ce n'est absolument pas le mien, c'est bien un loisir auquel je ne participe pas, mais force est de constater que chez certaines personnes, c'est un des principaux loisirs), avec une notion sous-jacente de sacrifice, lorsque l'on ne prend pas la peine de faire des animations autour des différentes façons de gérer les déchets...

Je m'explique d'une façon sans doute plus claire :

-pour moi, soit on adopte la politique d'un séjour où l'on limite les émissions diverses, un séjour lors duquel toute activité sera réfléchie pour ne pas polluer (j'ai du mal à voir comment, mais bon). Bref, un séjour où on explore tout du long les pistes pour polluer au minimum. D'où prévention sur les déchets et le reste.

-ou alors, on adopte la politique du "je pollue pour pouvoir pratiquer une activité qui me fait plaisir, un loisir, mais derrière, pour contre-balancer, je m'intéresse aux différents moyens de sauver ma planète".

-ou encore, et là c'est plus discutable, c'est clair, on met en place ces activités sans mettre en place quoi que ce soit autour de l'environnement. Je l'ai déjà fait, je ne le referais sans doute plus, car j'ai réfléchi à cela depuis...

Mais des positions un peu plus bancales où on renoncerait à ces activités (donc à du plaisir, à des passions, à du loisir, même consommationnel) pour se donner bonne conscience, sans prendre la peine, à côté, de s'intéresser à ces questions environnementales (en gros, l'arrêt de l'activité polluante sans la prévention), ça a assez peu de sens à mon goût.

Il faut bien voir qu'aujourd'hui, les activités de consommation sont un outil pour permettre aux enfants de partir en séjours de vacances. Il suffit de voir les attentes des parents. Qu'a fait l'enfant aujourd'hui? Que fera-t-il lors du séjour?

Il y a toujours des attentes en termes d'activités de conso derrière. On est sans doute nombreux à regretter ça, mais c'est un fait. Un fait dont on doit tenir compte. Ces activités de conso sont une porte d'entrée pour avoir un public à disposition (qui ne fréquenterait peut-être pas nos séjours sinon), et ensuite lui donner les outils lui permettant de se construire comme personne (même si ça paraît ô combien pompeux de dire ça, c'est pourtant une réalité, tout est pédagogique).

Et sinon, non, le plaisir n'est clairement pas le seul objectif à rechercher. Mais c'est un moyen indispensable pour avoir l'adhésion du groupe vers l'objectif principal.

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En développement durable, écologie (gestion des ressources), gestion de l'environnement, il y a plusieurs façons de voir les choses.

Si on parle d'un renoncement c'est qu'on voit la bouteille comme à moitié vide. Avec tous les risques d'échecs et de rechute que cela comporte...

Alors qu'à la base, être écolo, c'est mieux gérer les ressources, et donc in fine : gaspiller moins.

Un exemple : une petite citadine neuve de 2010 émet 100 mg de CO2... Super, elle est écolo. Mais c'est nul, pourquoi? Ben parce qu'une voiture équivalente de 2000 n'émettait que 105 mg. Ok ça fait 5% de différence mais hé... pour les avoir il faut acheter une voiture neuve!

Par contre il existe des bons trucs pour consommer moins de carburant :

-bien gonfler les pneus

-avoir une conduite souple (utiliser l'inertie du véhicule...)

-éviter ce qui diminue l'aérodynamisme (virer les galeries inutiles...)

-rouler moins vite

Essayez, vous ne serez pas déçu. :roi:

Pour en revenir au quad : je suggère à tous ceux qui peuvent de le remplacer par des séances d'équitation.

Les enfants s'occupent des animaux, apprennent à les connaître, à maîtriser une bête qui fait dix fois leur poids. C'est pas de la tarte mais du point de vue de la confiance en soi ça peut être un très bon atout pédagogique.

Ensuite c'est donnant donnant, la philosophie du rapport à l'autre (même s'il s'agit d'un cheval dans ce cas) est bien meilleure à mon goût, on ne paye pas le cheval pour qu'il nous obéisse mais on le soigne, on le nourrit et on apprend à le connaître... Histoire de se souvenir que tout ne peut pas s'acheter.

Ensuite naturellement la pollution est moindre, je ne pense pas que les gaz émis par les animaux soient plus polluants que l'ensemble des déchets produits par une filière quad (gaz d'échappement, déchets de production des engins, déchets courants comme les pneus...)

Et enfin dans la nature ça n'a rien à voir, une promenade en forêt à cheval et une course dans la boue en quad avec les moteurs bruyants.

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Invité Noël

Avec le drame que connait le Japon, (La terre entière devrait-on dire car la mondialisation n'est pas que commerciale.)

Avec l'apparition de la nécessaire économie de toutes les énergies,

Avec l'aide que nous allons devoir tous apporter aux populations qui s'accroissent en partageant nos richesses ,

Avec l'évidence que nous ne pouvons plus gaspiller inutilement,

Avec la responsabilité que nous avons à l'égard des enfants qui préparent leur, et notre, avenir,

- comment est-il possible que l'on propose encore à des enfants de gaspiller de l'énergie pour la jouissance de quelques privilégiés sur des quads ou des mini-motos ?

- comment est-il possible que des animateurs conscients de leurs actes participent encore à ce genre de chose de nos jours ?

- ne pourrions-nous remplacer tout cela par la mise en valeur de nos propres richesses et potentiels ?

Noël

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Salut Noël,

c'est un débat que nous avons déjà eu.

De mon côté, je ne trouve pas incompatible de chercher à trouver des solutions pour que notre planète évolue de la meilleure façon possible, et d'accompagner des jeunes dans la découverte d'activités quads ou motos.

Sachant que dans ce genre de colos, ce sont des enfants qui sont volontaires, donc à priori intéressés par ce genre d'activités, et bien je me dis qu'il vaut mieux que, dans ce cadre, ils soient accompagnés par des personnes qui sauront pointer du doigt le fait que ces énergies ne sont pas inépuisables, et que si on pollue d'un côté, on peut aussi chercher d'un autre côté comment réduire notre empreinte écologique (le tout de manière subtile et non imposée, sinon, ça ne marche pas, c'est juste une proposition, comme devrait l'être toute animation).

Plutôt que de laisser ces enfants déjà attirés par ces engins motorisés entre les mains d'animateurs "vroum vroum".

Un peu comme quand on gère des ados. Les "conneries d'ados", on sait qu'ils les feront. Ils ont besoin de ces "prises de risque" à la limite des pulsions suicidaires, car c'est un processus normal d'émancipation, un rite. Dans ces conditions, le devoir de l'animateur est de proposer à ces ados des animations dans lesquelles ils se mettent en danger de manière mesurée (on escalade très haut, mais on est attaché, on fait du rafting ou du canyonning, mais avec un gilet de sauvetage...).

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Invité Noël

Cesco,

Après quelques échanges ces derniers temps, je crois que ce qui nous différencie le plus doit être que tu es plus patient et tolérant que moi. Il ne s'agit que de forme. Il est vrai que ça compte.

Sur ce, que l'on excuse ma flamme. Pour le reste, j'ai bien l'impression que nous sommes en accord sur le fond.

Si tel est le cas, nous sommes complémentaires: moi pour pousser les raisonnements, dire tout cru ce que je pense et mes convictions, voire crier un peu de temps en temps. D'autres pour calmer le jeu et rameuter peut-être ceux que mon impulsion peut faire fuir.

Mais j'ai tellement connu de ces discours de faux-semblant!!! J'ai vécu avec douleur tous ces discours sur l'autonomie qui n'étaient que des masques à des revendications adolescentes ou des écrans à de l'abandonisme ou à une ignorance non avouée; encore maintenant tous ces projets factices dits "pédagogiques" qui cachent une misère intellectuelle et, par leur apparent concensus autorisent à ne rien construire; et en général toutes ces attitudes acceptées parceque dans l'air du temps et conformes à ce qu'il est de bon ton de dire.

Quand on compare de nombreux projets à leur réalité!!!

Je suis tellement imprégné de la responsabilité, de l'engagement que représente le fait de s'occuper d'enfants que je deviens exigeant et intolérant. Dans le scoutisme (le vrai, celui qui a été à l'origine des méthodes d'éducation active, celui de Baden-Powel) la devise des louveteaux est "De notre mieux".

Permets-moi d'être ce que je suis. Excuse-moi aussi. Et continuons à tenter de faire bouger et progresser tout ce qui nous est proche: ne pas tolérer ce qui est intolérable, faire évoluer ce qui est figé, débusquer les faux-nez, etc. J'ai l'impression que c'est utile. Et si quelques bémols apportés à mes ardeurs leur permettent de mieux être entendus, je les accepte bien volontiers (même si dans le fond je trépigne d'impatience).

Aussi, je vais continuer. Et si tu me tempère, je ne m'en formaliserai pas.

Salut cordial.

Noël

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